Emirates va retirer six liaisons internationales de son programme d’août 2026 au départ de Dubaï, dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient et de contraintes liées à l’espace aérien régional. Selon les données de planification compilées par Cirium, la compagnie émiratie n’exploitera pas en août six routes qu’elle desservait à la même période en 2025.

Le transporteur précise cependant que plusieurs dessertes suspendues doivent revenir dès septembre et octobre. Quatre destinations ont déjà un calendrier de reprise, tandis que Téhéran et Damas restent sans horizon de retour, faute de conditions sécuritaires et réglementaires jugées suffisantes.

Bagdad, Alger, Bahreïn et Bassora programmés au retour

Bagdad doit rouvrir le 1er octobre, avec une reprise quotidienne de la liaison Dubaï-Bagdad assurée exclusivement en Airbus A350, en configurations 298 et 312 sièges. La route avait été interrompue mi-mars avant un bref rétablissement en mai, puis une nouvelle suspension.

Alger, Bahreïn et Bassora reviennent plus tôt. La liaison vers Alger doit reprendre le 1er septembre en Boeing 777-300ER, tandis que Bahreïn est également annoncé pour le 1er septembre, cette fois avec l’A350 seul. Bassora est programmée à partir du 2 septembre, à raison de cinq vols hebdomadaires opérés en Boeing 777-200LR et 777-300ER.

Téhéran et Damas restent suspendus

Deux destinations restent sans date de reprise. Emirates n’a pas opéré de vols réguliers vers Téhéran depuis mars 2026, à la suite de l’escalade du conflit iranien, et aucun calendrier n’a été communiqué. Damas demeure également suspendue. La desserte de la capitale syrienne avait déjà été arrêtée en novembre 2025, avant les tensions de 2026. Là encore, la reprise dépendra de l’évolution sécuritaire et des autorisations de survol et d’exploitation.

Un réseau encore tributaire du contexte régional

Cette nouvelle réduction d’offre illustre la volatilité opérationnelle à laquelle Emirates reste confrontée depuis le début de l’année. Les tensions militaires et les restrictions d’espace aérien ont contraint la compagnie à ajuster à plusieurs reprises ses programmations, en particulier sur les marchés du Levant et du Golfe.

Emirates ajuste son réseau régional : Bagdad, Alger, Bahreïn et Bassora reviennent, Téhéran et Damas restent à l’arrêt 1 Air Journal

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