La compagnie grecque ouvrira une liaison directe entre Athènes et la capitale syrienne le 2 décembre 2026, avec jusqu’à quatre rotations hebdomadaires pendant l’hiver. Cette nouvelle desserte accompagnera la reprise des vols vers Dubaï, tandis que Tripoli et Benghazi figurent dans ses projets pour mai 2027. Une expansion qui intervient alors que l’espace aérien syrien reste soumis à des recommandations de sécurité européennes restrictives.

AEGEAN poursuit le développement de son réseau autour du bassin méditerranéen et du Moyen-Orient. Dans un communiqué publié le 6 octobre, la compagnie grecque a annoncé l’ouverture d’une ligne directe entre son hub d’Athènes et l’aéroport international de Damas, à compter du 2 décembre 2026. Le programme hivernal prévoit jusqu’à quatre vols par semaine, les lundi, mercredi, jeudi et samedi.

Athènes renforce son rôle de hub

Avec Damas, AEGEAN ajoutera une destination syrienne à son réseau international. La compagnie inscrit cette ouverture dans une stratégie visant à développer les liaisons internationales de la Grèce et à renforcer la place d’Athènes dans les échanges aériens régionaux. Elle entend ainsi « renforcer la connectivité internationale de la Grèce et consolider la position d’Athènes comme plateforme clé dans la région », explique-t-elle dans son communiqué.

Cette ouverture s’inscrit dans un environnement économique différent de celui qui prévalait sous le régime de Bachar Al-Assad. Le 28 mai 2025, le Conseil de l’Union européenne a adopté les actes juridiques levant les sanctions économiques contre la Syrie, à l’exception des mesures fondées sur des motifs de sécurité. Cette évolution a notamment concerné les restrictions sectorielles dans les transports, sans pour autant supprimer les exigences de sécurité propres aux opérations aériennes.

Espace aérien syrien : vigilance maintenue

L’annonce commerciale ne doit toutefois pas être confondue avec une normalisation complète des conditions d’exploitation. Au 7 octobre 2026, le bulletin de l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (EASA) consacré à la Syrie demeure actif. Révisé le 1er octobre et valable jusqu’au 30 novembre, sauf réexamen anticipé, il souligne la persistance de risques liés aux opérations militaires, aux interceptions de missiles et aux capacités de groupes armés à basse altitude.

L’EASA recommande aux opérateurs concernés de ne pas voler, à quelque altitude que ce soit, à l’ouest d’une ligne définie par les points de navigation ZELAF, BASEM, LOTAX et LATEB. Dans le reste de la région d’information de vol de Damas, elle recommande de ne pas opérer sous le niveau de vol FL260, soit environ 7 900 mètres. Les survols à plus haute altitude restent assortis de mesures de prudence, d’une évaluation actualisée des risques et d’une préparation aux changements de situation à court préavis.

Ces recommandations sont donc un élément déterminant pour une desserte impliquant une approche et un atterrissage en Syrie. Le communiqué d’AEGEAN ne détaille pas le cadre opérationnel prévu pour Damas. Le premier vol étant annoncé deux jours après l’échéance actuelle du bulletin, les recommandations et les éventuelles instructions des autorités applicables au lancement devront être vérifiées de nouveau à l’approche du 2 décembre.

Dubaï reprend, la Libye attend

Avant Damas, AEGEAN reprendra ses vols directs entre Athènes et Dubaï le 23 octobre 2026.  En Afrique du Nord, elle envisage également de relier Athènes à Tripoli et à Benghazi à partir de mai 2027. Ces deux dessertes libyennes restent toutefois au stade du projet : leur lancement est prévu « sous réserve de l’achèvement des évaluations requises et des procédures réglementaires », précise AEGEAN.

AEGEAN met le cap sur Damas, dans un ciel syrien encore sous vigilance 1 Air Journal

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