Le parquet de Paris a annoncé hier l’ouverture d’une enquête après une série de fausses alertes à la bombe visant des avions survolant la France. Les investigations doivent identifier les auteurs des courriels de menace et rechercher leurs éventuels liens avec des puissances étrangères. Ces incidents s’inscrivent dans une série d’alertes qui ont perturbé des dizaines de vols commerciaux en Europe depuis le début de la semaine.
Identifier les auteurs des courriels de menace
Les investigations sont « menées pour retrouver les auteurs des courriels divulguant ces fausses informations afin de faire croire à une destruction dangereuse et leur lien éventuel avec des puissances étrangères », a expliqué le parquet de Paris à l’AFP.
L’hypothèse d’une implication étrangère constitue donc une piste d’enquête, et non une attribution établie. À ce stade, les éléments connus ne permettent pas de désigner les responsables de ces menaces ni de conclure que l’ensemble des alertes relève d’une même opération. L’enquête annoncée par le parquet de Paris doit précisément permettre de rechercher l’origine des courriels visant les avions survolant la France.
Quatre nouvelles alertes vendredi en France
Matignon avait fait état, vendredi 6 novembre, de quatre nouvelles alertes concernant des avions survolant la France. Les services de déminage ont procédé « aux inspections de sécurité », selon les services du Premier ministre. Trois des appareils ont atterri à Paris-Orly et le quatrième à Bordeaux, tous sans encombre.
« Une enquête est en cours pour déterminer l’origine de ces alertes qui touchent toute l’Europe », avaient indiqué les services de Sébastien Lecornu, sans apporter davantage de précisions sur les auteurs présumés. La veille, jeudi 5 novembre, un appareil d’Aer Lingus avait été dérouté vers Évreux après une alerte à la bombe.
Des dizaines de vols perturbés en Europe
La série dépasse largement le territoire français. Depuis le début de la semaine, des dizaines de vols commerciaux ont fait l’objet d’alertes à la bombe en Europe. Certains appareils ont été déroutés ou escortés par des avions de chasse ; d’autres ont été évacués ou fouillés. Aucun engin explosif n’a été découvert lors des opérations rapportées.
Ces menaces ont également visé des médias. Des rédactions irlandaises, la chaîne britannique Sky News et la chaîne française TF1 ont reçu des alertes à la bombe. Vendredi, le gouvernement irlandais a dénoncé une « probable campagne coordonnée visant à engendrer des perturbations ».
Pour le transport aérien, les conséquences sont concrètes malgré l’absence d’explosifs : déroutements, inspections des appareils et mobilisation des services de sécurité, auxquels s’ajoutent, dans certains cas, des interventions militaires. La répétition des menaces suffit ainsi à perturber les opérations des compagnies aériennes et des aéroports concernés.

@AJ
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