C’est chose connue, les Américains ont une relation particulière avec les armes à feu. Mais il reste surprenant de constater qu’ils sont nombreux encore à tenter d’embarquer sur un vol avec une arme à feu. Ainsi, l’Autorité chargée de la sécurité dans les transports aux Etats-Unis (TSA) a intercepté 98 armes à feu lors des contrôles de sécurité aérienne sur le seul mois d’octobre. Le jeune Asiatique qui est parvenu à déjouer les failles sécuritaires à l’aéroport d’Hong Kong en se déguisant en vieillard le 29 octobre dernier et embarquant sur un vol d’Air Canada aurait-il réussi son coup s’il s’était agi d’une destination américaine ? Il lui aurait fallu pour cela déjouer la vigilance de la Transport security  administration TSA, dont c’est la mission prioritaire depuis les attentats du 11 septembre 2001. En octobre, cette autorité aura arrêté 63 personnes lors des contrôles et vérifications d’identité sur les aéroports américains. Pour la plupart, ils voyageaient avec des documents falsifiés. Malgré ces succès, la TSA a été  vivement critiquée il y a un peu plus d'une semaine par Martin Broughton, patron de British Airways, qui reproche des mesures, dont l'efficacité n'est pas forcément prouvée comme de vérifier chaque ordinateur ou d'enlever ses chaussures.  Et de reprocher l'empilement des nouvelles mesures : "Les Etats-Unis ne font pas au niveau intérieur ce qu'ils nous demandent de faire. Nous ne devrions pas l'accepter, nous devrions faire ce que nous estimons essentiel de faire et les Américains aussi"