La compagnie aérienne low cost Ryanair a perdu sa bataille juridique contre easyJet : le directeur des opérations Peter Bellew peut rejoindre sa rivale quand il veut, la clause de non-compétitivité jusqu’en 2021 de son contrat n’étant pas applicable.

 La Haute Cour de Dublin a tranché le 2 décembre 2019 : la plainte déposée en aout dernier par la spécialiste irlandaise du vol pas cher contre Peter Bellew a été rejetée, la clause de son contrat qui devait l’empêcher de travailler pour une rivale jusqu’en 2021 étant « trop largement définie pour être applicable » ; elle concernait toues les compagnies aériennes et non seulement celles en concurrence directe. Selon le juge Senan Allen cité dans le quotidien Irish Independent, cette clause est « nulle et inapplicable en tant que restriction injustifiée au commerce ».

Ni Ryanair ni easyJet n’ont commenté la décision, mais les avocats de la low cost irlandaise entendent faire appel. Peter Bellew a répété durant le procès qu’il ne fournirait « jamais » d’informations sensibles à un nouvel employeur quel qu’il soit, tandis que Michael O’Leary avait promis de ne pas empêcher l’homme possédant « des informations d’une valeur immense » de rejoindre une compagnie régulière. Mais c’est la façon dont la clause était rédigée qui a été jugée, après deux semaines d’auditions.

Revenu en 2017 en Irlande après un passage de trois ans chez Malaysia Airlines, le directeur des opérations de Ryanair avait annoncé mi-juillet sa démission à la fin décembre. Il avait été aussitôt recruté par la rivale easyJet : Peter Bellew « fera partie du conseil de gestion de la compagnie aérienne et relèvera du directeur général d’easyJet, Johan Lundgren », précisait alors son nouvel employeur sans fournir de date de sa prise de fonction.

Justice: le COO de Ryanair peut partir chez easyJet 1 Air Journal

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