Les membres de l’Union européenne (UE) ne parviennent toujours pas à s’accorder sur une liste de pays que leur niveau de contamination au covid-19 permettrait de considérer comme « sûrs », permettant à leurs résidents de venir en Europe en juillet.

Vendredi soir, les ambassadeurs des pays de l’UE et de l’espace Schengen devaient approuver une liste d’une quinzaine d’Etats, qui exclut les Etats-Unis, la Russie et le Brésil, les pays les plus touchés actuellement par la pandémie de Covid-19, mais qui inclut la Chine sous condition de réciprocité. Mais certains ambassadeurs ont réclamé plus de temps pour consulter leurs gouvernements respectifs. Les discussions continuent donc, et vont se prolonger au moins jusqu’à demain lundi. En tout cas, un vote devrait avoir lieu avant le 1er juillet 2020, date de l’ouverture progressive des frontières extérieures de l’UE.

La liste initiale des 14 Etats dont les citoyens pourraient venir en Europe : Algérie, Australie, Canada, Géorgie, Japon, Monténégro, Maroc, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Corée du Sud, Thaïlande, Tunisie, Uruguay. A ces 14 pays s’ajoute la Chine, sous condition de réciprocité, c’est-à-dire à condition qu’elle accueille sur son sol les voyageurs venant de l’UE. Sont aussi admis les voyageurs en provenance d’Andorre, Monaco, du Vatican et Saint-Marin.

Cette première liste a été élaboré sur la base d’un certain nombre de critères épidémiologiques, notamment un taux de nouveaux cas de covid-19 proche ou en dessous de 16 pour 100.000 habitants (c’est la moyenne de l’UE) sur les 14 derniers jours, une tendance à la stabilité ou à la baisse des nouveaux cas, les mesures prises par les pays pour lutter contre la propagation de la pandémie dont la pratique de tests, etc. Une fois adoptée, elle devrait être mise à jour toutes les deux semaines, selon l’évolution de Covid-19 dans le monde.

L'UE indécise sur la réouverture des frontières extérieures le 1er juillet 1 Air Journal

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