La compagnie aérienne Air France va sans grande surprise prolonger d’un mois son escale à Vancouver sur la route entre Paris et Tahiti jusqu’en novembre, la ville canadienne remplaçant Los Angeles pour cause de pandémie de Covid-19. Les suppressions d’emplois au sol annoncées par Air France-KLM dans les aéroports de Genève et Zurich passent mal.

Le remplacement de l’escale aux Etats-Unis par Vancouver sur les vols de la compagnie nationale française entre sa base à Paris-CDG et l’aéroport de Papeete-Faa’a, effectif depuis juillet dernier comme pour les vols d’Air Tahiti Nui (via LAX normalement) et French bee (qui opère habituellement via San Francisco), se poursuivra durant tout le mois d’octobre 2020. Un communiqué d’Air France repris par TNTV explique la décision a été prise « compte-tenu du maintien des restrictions d’entrée sur le territoire américain pour les clients en provenance de l’Union européenne ». Le rythme de trois vols par semaine entre la métropole et Tahiti reste inchangé, avec des départs de Paris lundi, jeudi et samedi et des retours le lendemain.

 « Les dispositions ci-dessus, applicables du 1er octobre jusqu’au 31 octobre 2020, seront mises à jour dans les systèmes de réservation d’ici jeudi 10 septembre 2020 », précise la compagnie de l’alliance SkyTeam, tous les clients réservés sur les vols entre le 2 octobre et le 31 octobre devant être informés du changement. Les voyageurs doivent obligatoirement obtenir une Autorisation de Voyage Electronique (AVE) avant le départ afin de pouvoir transiter à Vancouver.

En Europe, le plan de suppression de postes du groupe Air France-KLM (environ 12.000 au total) passe mal chez le syndicat SSP représentant le personnel au sol dans les aéroports de Genève-Cointrin et Zurich-Kloten : selon son communiqué, la direction a décrété « la fin des négociations » dès la deuxième séance « sans même étudier les alternatives du personnel ». Le « mépris pour les Suisses » se manifeste d’après le syndicat par des « plans sociaux intéressants » en France et en Hollande, « au détriment des employés.es à Genève et à Zurich », faisant du groupe la première compagnie aérienne en Suisse à annoncer des licenciements.

Le secrétaire syndical Jamshid Pouranpir, pour qui la crise sanitaire est une excuse face à un projet ancien, a précisé que les 37 personnes visées par ces mesures sur une centaine travaillent au check-in, à la billetterie et dans les services clients et commerciaux. « Depuis 2016, des transferts d’activités vers Budapest se poursuivent. D’autres tâches (enregistrement, assistance au sol) seront assurées par la sous-traitance ». Et les « salaires inacceptables semblent peser encore pour mettre en exécution des délocalisations dans d’autres pays comme la Hongrie. De nombreux contrats à durée déterminée sont en violation des dispositions légales ».

Le SSP réclame donc la réouverture des négociations et la mise en place d’un plan social négocié, avec une menace à peine voilée : le personnel « est motivé à stopper les plans antisociaux de la direction. Les mesures de lutte sont envisagées dès à présent ».

Air France : escale à Vancouver, emploi en Suisse 1 Air Journal

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