Le gouvernement songe à taxer les billets d’avion les plus chers, soit ceux des classes Première et Affaires, pour financer en partie le plan de relance de la SNCF estimé à 100 milliards d’euros.

Cette nouvelle taxe devrait apparaître dans le projet de loi de finances, débattu à l’automne prochain à l’Assemblée nationale et rapporter environ «une centaine de millions d’euros sur la période 2023-2027», selon le ministère des Transports. À titre de comparaison, le gouvernement espère récupérer aussi «plusieurs milliards» avec la taxe sur les superprofits des concessionnaires d’autoroutes.

«La transition écologique et le report modal de l’avion vers le train doivent aussi passer par ce genre de dispositif, explique l’entourage de Clément Beaune, ministre des Transports, cité par Le Parisien. A priori, une personne qui paye déjà très cher son billet est moins sensible au prix».

Questionnée par l’AFP, Air France souligne que la France est «le pays qui taxe déjà le plus les compagnies aériennes». La compagnie aérienne tricolore demande que les fonds récoltés servent «à la décarbonation du secteur» et met en garde le gouvernement que, dans le cas contraire, «nous allons prendre beaucoup de retard dans notre objectif de décarbonation.» Elle réclame au gouvernement l’adoption d’une filière de carburant d’aviation durable (SAF) pour rester compétitive au cours de sa transition vers la décarbonation. Pour comparaison, une tonne de SAF coûte actuellement 5000 euros en France, contre seulement 2000 euros aux Etats-Unis.

Le gouvernement veut taxer les billets Première et Affaires pour financer le ferroviaire 1 Air Journal

@AJ