Genève Aéroport qui a accueilli 17,85 millions de passagers, a frôlé en 2025 son record historique de trafic, tout en réduisant le nombre de vols et les décollages tardifs, grâce à une politique active en faveur d’appareils plus capacitaires, plus silencieux et mieux remplis. Le fret reste à un niveau très élevé, confirmant le rôle de la plateforme comme hub économique régional majeur.
Sur l’ensemble de l’année 2025, Genève Aéroport a enregistré 17 848 370 passagers, en progression de 0,29% par rapport à 2024 (17 796 333 passagers). Par rapport à 2019, année de référence pré‑Covid, le trafic recule très légèrement de 0,44%, confirmant un quasi‑retour au niveau d’avant-crise. Dans le même temps, le nombre de mouvements (décollages et atterrissages) a baissé à 177 288 en 2025, soit –1,02% par rapport à 2024 (179 107 mouvements) et –4,71% par rapport à 2019 (186 044). Ce découplage entre croissance du trafic passagers et recul des mouvements s’explique par l’utilisation d’appareils de plus grande capacité, de meilleurs coefficients de remplissage et une politique tarifaire incitant à optimiser le taux d’occupation par vol.
Réseau, compagnies et nouveaux intercontinentaux
Le réseau direct de Genève Aéroport continue de s’étoffer, passant de 146 liaisons en 2024 à 149 destinations en 2025. Parmi ces nouveautés figure une route intercontinentale supplémentaire vers Shanghai, opérée par China Eastern depuis le 16 juin 2025, qui renforce l’ouverture de Genève vers l’Asie.
Le top 10 des compagnies en part de marché illustre le poids des low‑cost et des majors européennes : easyJet domine largement avec 46,0% des passagers, devant SWISS (12,4%), British Airways (4,4%), Air France (3,2%), Iberia (2,9%), KLM (2,5%), TAP Air Portugal (2,0%), Brussels Airlines (1,9%), Emirates (1,8%) et Turkish Airlines (1,7%). Ce mix associe un socle européen dense à plusieurs transporteurs de réseau long-courrier vers le Moyen‑Orient et au‑delà.
Appareils de nouvelle génération et vols de nuit
Genève Aéroport met en avant la montée en puissance des avions de dernière génération, classés en « classe 5 » dans son système de bruit, plus silencieux et plus sobres en carburant. Ces appareils ont représenté 34,04% des mouvements réguliers et charters en 2025, contre 31,85% en 2024, soit une progression continue de la part des flottes récentes sur la plateforme. Sur le créneau nocturne (22 h – 6 h), l’aéroport a comptabilisé 9 514 mouvements en 2025, toutes catégories confondues (y compris vols médicaux), soit 5,37% des vols, en baisse par rapport à 2023 (5,56%) et 2024 (5,52%). La direction rappelle que « Genève Aéroport est déterminé à réduire les vols de nuit, en particulier les décollages tardifs après 22 h », en s’appuyant sur un dispositif financier dissuasif.
Système de quotas de bruit et redevances dissuasives
Pour limiter les décollages tardifs, l’aéroport a conçu un système de redevances de bruit renforcées, entré en vigueur le 1er janvier 2025 après une phase de test en 2024. Dès la phase pilote, les décollages après 22 h avaient déjà diminué de 36,2% par rapport à 2023, signe de l’efficacité de l’outil tarifaire. La mise en œuvre formelle du dispositif en 2025 a entraîné une nouvelle baisse de 24,6% des décollages post‑22 h, les compagnies ayant largement ajusté leurs horaires pour éviter ces pénalités. Selon la réglementation des redevances de Genève Aéroport, une surcharge de bruit s’applique désormais aux mouvements en soirée et de nuit, complétée par une « par une redevance de quota de bruit » spécifique pour les départs non programmés au‑delà du quota après 22 h.
Fret aérien : un niveau quasi record
Le fret affiche également de très bons résultats : 94 337 tonnes de marchandises ont été traitées en 2025, contre 90 696 tonnes en 2024, malgré un contexte économique incertain et l’impact des droits de douane américains. En incluant le courrier, le volume total atteint 96 047 tonnes, ce qui constitue le deuxième meilleur résultat de l’histoire de l’aéroport. Ce niveau élevé prolonge le rebond déjà observé en 2024, où les volumes de fret avaient nettement dépassé ceux de 2023. Il confirme le rôle de Genève comme plateforme logistique importante pour la Suisse romande, en lien avec la présence d’organisations internationales, d’industries de haute valeur ajoutée et de flux e‑commerce.
Genève Aéroport publiera son rapport annuel 2025, incluant comptes financiers et rapport de durabilité, le 24 mars 2026. Ce document doit détailler les impacts économiques, environnementaux et sociaux des mesures de modernisation de la flotte, du système de quotas de bruit et de la stratégie de développement du réseau.

Brenier a commenté :
16 janvier 2026 - 18 h 52 min
Et pendant ce temps la st Exupéry rame avec deux fois plus d habitants c est pas normal que font les vinci il toune en rond rien sur la Chine le Japon et les États Unis et de plus le terminal 2 a peine en service allez bouge vous
Bubu a commenté :
17 janvier 2026 - 13 h 46 min
Vinci a son siège social où ça ?A Paris pardi !Et ceci pouvant alors expliquer cela,à tout le moins en partie. Mais à la DGAC il y a eu un changement de président. Alors il y aura du changement. D’ailleurs on parle pour la fin 2026 de l’arrivée à Lyon d’une compagnie chinoise. Je ne sais laquelle et pour quelle destination. Et de même parle t’on du retour enfin du vol quotidien vers les USA. Or là ça ne se ferait pas avant les JO d’hiver 2030…Ça paraît bien tardif.
Pas si Cool a commenté :
17 janvier 2026 - 12 h 02 min
C’est joli ce record, mais le 3 janvier, ce fut 80’000 personnes tant aux arrivées qu’aux départs, et en une journée, record absolue : Retour des vacances de Noël pour les suisses, séjours dans les Alpes suisso – française pour les anglais notamment, …
Quelle gabegie totale pour cet aéroport qui n’est pas dimensionné pour un tel afflux, beaucoup de vols en retards en raison de l’hiver au Nord de l’Europe et autant de bagages, dito des longs skis dans leur sacs en attente des Bus pour les stations d’hiver avec des accès (vers la zone des départs) fermés en raison du nombre de personne au Check in.
Ce 3 janvier, c’était 2 jours après Crans Montana, la peur se lisait sur les visages, les regards cherchaient les chemins de fuite, les portes de secours étaient encombrés de chariots et de personnes en attente…………..
Joli record mais il est temps de grandir et s’adapter au trafic de pointe, avec un sentiment sécurisant.