En 2025, les aéroports parisiens Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly ont accueilli près de 107 millions de passagers, retrouvant presque entièrement leur niveau d’avant la pandémie de Covid, a annoncé leur gestionnaire Groupe ADP (Aéroports de Paris).
Ce trafic de passagers, en hausse de 3,4% par rapport à 2024, représente 99% du volume enregistré en 2019, dernière année pleine avant la crise sanitaire qui avait paralysé le transport aérien. Les plateformes Paris-Charles de Gaulle (CDG) et Paris-Orly (ORY) témoignent ainsi d’une résilience notable, même si des défis subsistent, notamment la baisse persistante du trafic intérieur.
Paris-Charles de Gaulle, principal hub international de la capitale française, a accueilli 72 millions de passagers en 2025. Cette fréquentation progresse de 2,5% sur un an, mais reste encore inférieure à celle de 2019, avec seulement 94,6% du trafic d’alors. CDG, qui concentre la majorité des vols long-courriers, a profité de la croissance des liaisons internationales, en particulier vers le Moyen-Orient et l’Amérique latine. Paris-Orly affiche pour sa part une dynamique plus soutenue, avec 34,9 millions de passagers en 2025. Ce chiffre traduit une hausse de 5,5% sur un an et dépasse de 9,7% les niveaux de 2019. De plus en plus orienté vers les compagnies low-cost et les vols moyen-courriers, Orly bénéficie d’une forte demande sur les marchés européens et africains.
Reprise contrastée et trafic intérieur affaibli
Comme le souligne un communiqué du Groupe ADP, « les aéroports parisiens ont quasiment retrouvé en 2025 le niveau d’activité qu’ils avaient avant le trou d’air de la crise sanitaire du Covid ». Concrètement, l’année 2025 confirme une reprise modérée par rapport à 2024, qui passent de 95,8% à 99% du trafic de 2019. Ce redressement reste toutefois en retrait de la moyenne mondiale, où le trafic aérien dépasse de 10% les volumes d’avant-pandémie. Pour les deux aéroports parisiens, le trafic domestique demeure particulièrement affaibli, avec seulement 70,1% de son niveau pré-Covid, pénalisé par la concurrence du TGV, la généralisation de la visioconférence et une fiscalité alourdie depuis mars 2025. À l’inverse, les liaisons internationales soutiennent la croissance, avec des progressions marquées vers certaines régions entre 2024 et 2025, comme le Moyen-Orient (+12,7%) ou l’Amérique latine (+9,3%).
Concurrence des hubs européens et du Golfe
Les aéroports parisiens, avec leur quasi-retour aux niveaux d’avant-crise, confirment néanmoins une solide résilience dans un environnement concurrentiel très dynamique. Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly doivent composer avec une concurrence renforcée des autres plateformes européennes (Londres, Francfort, Istanbul) et des hubs du Golfe (Doha, Dubaï, etc.), qui ont déjà dépassé leur niveau de trafic de 2019. Ainsi, Londres-Heathrow a battu son record historique avec environ 84,5 millions de passagers en 2025, soit une hausse modérée par rapport à 2024 et un niveau supérieur à celui de 2019 (environ 81 millions). Le hub britannique continue de progresser malgré ses contraintes de capacité et reste le plus fréquenté d’Europe. De son côté, Francfort (FRA), principal aéroport allemand, a accueilli environ 63,2 millions de passagers en 2025, en progression de 2,6 % sur un an, mais reste encore environ 10 % en dessous de son record pré-pandémique de 2019 (près de 70,6 millions). Comme les aéroports parisiens, l’aéroport de Francfort est impacté par une faible demande du trafic domestique.

@Paris Aéroports
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