Deux incidents techniques, survenus à quelques jours d’intervalle sur des vols de Scandinavian Airlines (SAS), illustrent à quel point la sécurité aérienne repose autant sur la gestion de l’imprévu que sur la fiabilité des appareils. Un minuscule rongeur découvert à bord d’un Airbus A320neo entre Stockholm et Malaga, puis une batterie externe en surchauffe sur un vol intérieur norvégien, ont conduit à un retour à l’aéroport de départ et à un atterrissage d’urgence, sans faire de blessés mais en mobilisant pleinement les équipages et les procédures de sûreté.
Un A320neo fait demi‑tour à cause d’une souris
Le 7 février 2026, les passagers du vol SK1583 de SAS pensaient rallier sans histoire la Costa del Sol, entre Stockholm‑Arlanda et Malaga, à bord d’un Airbus A320neo immatriculé SE‑DOZ. Alors que l’appareil avait déjà parcouru une bonne partie de sa route, croisant au‑dessus de la Belgique, une souris est repérée à bord, transformant ce vol de loisirs en cas d’école pour la gestion des risques.
Les données de suivi de vol indiquent que l’avion a effectué un large virage au‑dessus de l’Europe de l’Ouest avant de remonter vers la Suède. Au total, les passagers ont passé environ 3 h 30 dans les airs pour revenir à leur point de départ, où l’A320 s’est posé sans incident à Arlanda. Les voyageurs ont ensuite été transférés sur un autre appareil pour rejoindre Malaga avec un retard significatif, mais sans conséquence sur la sécurité.
Selon les sites spécialisés, l’A320neo a été provisoirement retiré du service pour inspection après son retour. Les données de Flightradar24 montrent toutefois que l’appareil a repris ses opérations commerciales dès le lendemain, signe qu’aucune dégradation majeure n’a été constatée. Le sort de l’intruse à quatre pattes reste, lui, inconnu : aucune communication officielle n’a indiqué si elle avait été capturée ou simplement disparue lors des opérations au sol.
La présence d’un rongeur à bord ne relève pas seulement de l’anecdote : elle pose un problème sérieux en matière de sécurité aéronautique. Un animal capable de se faufiler derrière les panneaux ou sous les planchers techniques peut, en théorie, ronger des faisceaux de câbles, attaquer des matériaux isolants ou endommager des composants situés dans des zones peu accessibles en vol.
Atterrissage d’urgence en Norvège après une batterie en surchauffe
Quelques jours plus tard, un autre A320neo de SAS se retrouve au centre de l’actualité, cette fois en Norvège. Le vol SK4416, opéré par un Airbus A320neo immatriculé SE‑RUO, relie Oslo‑Gardermoen à Tromsø avec 186 passagers à bord lorsqu’une fumée est signalée en cabine en milieu de journée. L’appareil est alors dérouté vers l’aéroport de Trondheim‑Værnes, où il se pose en urgence, accueilli par un important dispositif de secours.
Les premières rumeurs avaient évoqué un incendie dans le cockpit, avant que la police norvégienne et les services d’urgence ne précisent que l’incident provenait d’une batterie externe – un power bank – en surchauffe, utilisée par un passager. « Le personnel n’est pas parvenu à faire redescendre la température », a expliqué Lars Lunde, chef de service au centre d’urgence 110 de Norvège centrale, ajoutant que l’équipage avait décidé d’atterrir à Værnes et de confier la situation aux pompiers.
Selon la police, quatre à cinq membres d’équipage ont été exposés à la fumée avant l’atterrissage et pris en charge par des équipes médicales, puis rapidement remis sur pied. Aucune blessure n’a été signalée parmi les passagers, même si une assistance médicale a été proposée à titre préventif, ce qui est classique dans ce type d’événement impliquant des fumées en espace confiné. Une fois l’appareil immobilisé, l’accumulateur en cause a été retiré de la cabine et la situation déclarée « sous contrôle » par les autorités locales.
Le risque croissant des batteries lithium‑ion à bord
Les batteries lithium‑ion, omniprésentes dans les smartphones, ordinateurs portables et batteries externes, représentent depuis plusieurs années un enjeu majeur pour la sécurité en cabine. En cas de choc, de défaut de fabrication ou de surcharge, ces accumulateurs peuvent entrer en « emballement thermique », un phénomène de réaction en chaîne générant une chaleur intense, des flammes et des fumées toxiques difficiles à maîtriser dans un environnement confiné.
Les régulateurs, dont l’EASA, rappellent que les batteries de rechange et les power banks doivent être transportés en cabine, précisément pour permettre une intervention rapide de l’équipage en cas de surchauffe, et sont interdits en soute. Des documents de l’agence détaillent les procédures recommandées : utilisation d’extincteurs adaptés, refroidissement de l’objet, confinement dans un contenant résistant à la chaleur, et, si nécessaire, déroutement vers l’aéroport le plus approprié. La décision de SAS de traiter l’événement de SK4416 comme une situation d’urgence, avec déroutement immédiat, s’inscrit dans cette grille de lecture, dans un contexte où chaque incident de batterie est considéré comme à haut risque.
Ces deux incidents interviennent peu de temps après que SAS a défrayé la chronique quand un de ses A320 se soit aligné par erreur sur un taxiway pour décoller.

Tilo a commenté :
17 février 2026 - 11 h 14 min
Selon checklast il y à des bestioles uniquement dans des 737 et uniquement chez les compagnies africaines et du Maghreb, là portant c’est dans un a320neo de SAS .
CHECK LAST a commenté :
17 février 2026 - 12 h 19 min
https://www.air-journal.fr/2024-08-21-la-decouverte-de-cafards-sur-un-vol-royal-air-maroc-laisse-les-passagers-sans-leurs-sacs-a-leur-arrivee-en-angleterre-5257561.html
Arrête de mentir le troll illettré
Comme d hab tu racontes n importe quoi
C est AJ qui en a parlé
ET il s agit seulement de la RAM qui a des cafards en soutes à causes des bagages pourris de ses passagers..
Si ça ne te convient pas vérifie aussi les soutes des avions d Air Sénégal et reste là bas surtout