Lufthansa Group a bouclé 2025 sur un chiffre d’affaires record et une hausse de 20% de son résultat opérationnel, tout en faisant face à de fortes disparités entre ses filiales, notamment Brussels Airlines.
En 2025, Lufthansa Group a généré 39,6 milliards d’euros de revenus, soit 5% de plus qu’en 2024, établissant « le chiffre d’affaires le plus élevé de l’histoire du groupe ». Le résultat opérationnel ajusté (Adjusted EBIT) a progressé de 20%, pour atteindre 2 milliards d’euros, contre 1,6 milliard un an plus tôt. Dans son communiqué, le groupe aérien allemand souligne une « demande toujours solide » sur le transport de passagers, avec 135 millions de voyageurs transportés en 2025 et un coefficient de remplissage moyen de 83,2%, là aussi à un niveau record. Il fait également état d’une amélioration de sa marge opérationnelle, passée d’environ 4,4% à 4,9%, tout en maintenant une structure financière jugée robuste.
Lufthansa Group, qui comprend Lufthansa Airlines, Austrian Airlines, Brussels Airlines, ITA Airways, SWISS, Eurowings et Discover Airlines, a dégagé un flux de trésorerie d’exploitation de 4 milliards d’euros en 2025, en légère hausse par rapport à l’année précédente. Grâce à des investissements nets plus faibles que prévu, notamment en raison de retards de livraisons d’avions, le free cash-flow ajusté ressort à 1,2 milliard d’euros, contre 840 millions en 2024. Forte de ces résultats, la direction proposera à l’assemblée générale un dividende relevé à 0,33 euro par action. Le groupe se fixe, à moyen terme, un objectif de marge opérationnelle de 8 à 10%, en s’appuyant sur la poursuite de la modernisation de la flotte et sur une discipline stricte des coûts.
Un « tournant » pour la marque Lufthansa Airlines
La maison‑mère Lufthansa Airlines, longtemps sous pression, commence à récolter les fruits de son vaste programme de redressement. La compagnie aérienne allemande (qui fête cette année son 100è anniversaire) a amélioré son résultat annuel d’environ 250 millions d’euros en 2025 et est repassée dans le vert, avec une marge d’EBIT ajusté de 0,9%.
Le plan de transformation, qui regroupe quelque 700 mesures, doit générer un effet brut de 1,5 milliard d’euros sur le profit en 2026, précise Lufthansa Group. Le renouvellement accéléré de la flotte long‑courrier se poursuivra : « statistiquement, presque chaque semaine un nouvel avion rejoindra la flotte en 2026 », souligne la direction. Le cargo et les services techniques restent par ailleurs des piliers importants de la rentabilité globale.
Brussels Airlines, maillon plus fragile du groupe
Au sein du groupe, toutes les compagnies aériennes ne profitent pas de la même dynamique. Brussels Airlines, la filiale belge, a vu son bénéfice ajusté (EBIT) chuter de moitié en 2025, à 28 millions d’euros, malgré une hausse du nombre de vols et de passagers. Le quotidien Le Soir évoque des « vents contraires » et une « chute drastique des résultats » pour la compagnie aérienne belge.
Brussels Airlines a transporté 9,1 millions de passagers sur plus de 68 000 vols, soit 11% de vols en plus qu’en 2024, et a vu ses revenus progresser de 7% au‑delà de 1,6 milliard d’euros. Mais plusieurs facteurs externes ont pesé sur la rentabilité : manifestations nationales en Belgique entraînant des réductions de programme, perturbations opérationnelles, coûts de maintenance plus élevés et difficultés sur le long‑courrier.
Perspectives 2026 : prudence face aux tensions géopolitiques
Lufthansa Group décrit 2025 comme une « année de transition » et anticipe une nouvelle amélioration de ses résultats en 2026, avec une nouvelle hausse du chiffre d’affaires et des profits. Le groupe prévoit une augmentation d’environ 4% des capacités de ses compagnies de passagers, concentrée principalement sur le long‑courrier, tandis que l’offre court et moyen‑courrier restera globalement stable.
Dans le même temps, la direction insiste sur les « incertitudes accrues » liées aux tensions au Moyen‑Orient, qui pèsent sur les prix du carburant et sur les flux de trafic vers la région du Golfe persique. « Malgré les vents contraires géopolitiques, nous poursuivrons la mise en œuvre de notre stratégie d’internationalisation, de renouvellement de la flotte et d’amélioration de l’efficacité », indique le groupe aérien allemand, qui réaffirme son ambition de rester « le principal groupe aérien en dehors des États‑Unis ».

@Lufthansa Group
Ah Bon ? a commenté :
8 mars 2026 - 20 h 33 min
L’occasion de rappeler qu’en 2024 la compagnie aérienne LH seule a perdu de l’argent.
Quant à 2025, 0,9% de marge opérationnelle, c’est…