Desservi régulièrement par les low cost Ryanair, Wizz Air, Pegasus Airlines et Volotea, en plus de la compagnie française Air Corsica, le succès européen de l’aéroport Bruxelles-Charleroi (ou Charleroi-Bruxelles Sud) ne se dément pas.
Pour les frontaliers français proches de la Belgique, Charleroi constitue une alternative particulièrement attractive. Accessible en 1 h 20 de voiture depuis Lille, il compense largement la faible amplitude de l’offre aérienne de l’aéroport lillois (Lille-Lesquin), souvent plus onéreuse. L’aéroport belge n’est par ailleurs situé qu’à 50 minutes de route de Valenciennes, et environ 1 h 15 de Charleville-Mézières, ce qui en fait, pour de nombreux habitants du nord et du nord-est de la France, la principale porte d’entrée aérienne de leur région.
Des vols low cost pour le printemps 2026
À partir des données actuelles (mars 2026) des comparateurs tarifaires comme Bourse des vols ou Skyscanner, de nombreux vols directs au départ de Charleroi restent disponibles à des tarifs très bas pour le mois d’avril 2026 – une période idéale pour voyager, avec des températures déjà agréables, voire estivales, dans de nombreuses régions d’Europe. Ces prix correspondent aux offres les plus basses constatées sur des dates flexibles, hors bagage en soute et options payantes, et susceptibles de varier rapidement. En effet, les offres flash évoluent rapidement, mais les destinations méditerranéennes et européennes restent très compétitives.
Exemples de billets aller-retour (A/R) en vol direct au départ de Charleroi en avril 2026 (tarifs les plus bas observés) :
– CRL – Olbia : autour de 40-60 € (Ryanair)
– CRL – Zadar : autour de 40-70 € (Ryanair)
– CRL – Biarritz : à partir de 62 € (Ryanair)
– CRL – Barcelone : à partir de 30-50 € (Ryanair)
– CRL – Tirana : autour de 40-70 € (Wizz Air)
– CRL – Marseille : autour de 40-70 € (Ryanair)
– CRL – Alghero : autour de 50-80 € (Ryanair)
– CRL – Édimbourg : autour de 50-80 € (Ryanair)
– CRL – Figari : autour de 50-80 € (Air Corsica)
– CRL – Dubrovnik : autour de 50-80 € (Ryanair)
– CRL – Palma : autour de 50-70 € (Ryanair)
– CRL – Fès : autour de 60-90 € (Ryanair)
L’Espagne et la Méditerranée plébiscitées
L’Espagne figure parmi les destinations les mieux desservies. Le grand classique barcelonais reste accessible à des tarifs particulièrement compétitifs (souvent parmi les plus bas), tandis que Palma séduira les amateurs de plages et de douceur méditerranéenne. Le sud de la France n’est pas en reste, avec plusieurs liaisons vers des villes régionales, de Marseille à Biarritz, entre patrimoine urbain et culture surf. Pour les habitants du nord de la France, il est souvent plus intéressant de se rendre à Bordeaux ou Nantes au départ de Charleroi avec la spécialiste des capitales régionales Volotea qu’au départ de Lille-Lesquin.
Les amateurs d’îles trouveront également leur bonheur : la Corse est accessible via Figari avec Air Corsica, tandis que la Sardaigne offre plusieurs points d’entrée à bas prix avec Ryanair, dont Olbia et Alghero, réputées pour leurs plages et leur cadre naturel préservé. Plus à l’est, la Croatie confirme son attractivité hors saison estivale, avec les villes côtières de Zadar et Dubrovnik, idéales au printemps. La low cost hongroise des billets ultra-accessibles pour Tirana, la capitale de l’Albanie, destination touristique montante des Balkans.
Pour sa part, la low cost turque Pegasus Airlines concentre ses vols directs sur deux destinations en Turquie : Istanbul et Antalya, avec des tarifs souvent très compétitifs (promos fréquentes vers Istanbul autour de 50-100 € A/R, et Antalya un peu plus élevés selon la saison). Via son hub d’Istanbul, les voyageurs pourront accéder à plus de 30 villes turques.
Un réseau low cost parmi les plus denses d’Europe
Des dizaines d’autres destinations sont proposées au départ de Bruxelles-Charleroi : pour les voyageurs flexibles, les opportunités ne manquent pas et les meilleures offres ne tardent jamais à disparaître. Ryanair reste le principal opérateur, avec une base historique à Charleroi depuis les années 2000, proposant plus d’une centaine de liaisons couvrant l’Europe, le Maroc, etc. Après l’annulation d’une taxe passager locale qui avait menacé des réductions de vols, la low cost irlandaise maintient son programme complet pour l’été 2026 à la plateforme de Charleroi.
Le deuxième aéroport de Belgique affiche une croissance de trafic ininterrompue depuis plus de trois décennies. D’un modeste aéroport régional accueillant à peine 300 000 passagers par an dans les années 1990, Charleroi est devenu un véritable hub du transport aérien low cost, avec plus de 10 millions de passagers en 2024 et une tendance haussière qui se poursuit en 2025-2026.
L’ascension fulgurante de Charleroi-Bruxelles Sud s’explique en grande partie par l’implantation précoce de Ryanair. Résultat : l’aéroport offre l’une des offres les plus étoffées du continent pour le réseau de la low cost irlandaise. Pour profiter de tarifs mini, réservez tôt, soyez flexible sur les dates (± quelques jours), et évitez les frais extras. Avril reste une excellente période pour ces destinations (printemps doux en Méditerranée, Corse, Croatie, etc.).

Charleroi @BSCA
Yoann a commenté :
10 mars 2026 - 14 h 07 min
Probablement le pire aéroport que je connaisse… Pas de dépose minute gratuite ne serait-ce que 30 secondes, installations saturées et sales, parkings très lointains, WC payants à l’arrivée même si vous êtes un pax ! A fuir absolument. Je préfère encore une gare routière.
Manu a commenté :
10 mars 2026 - 17 h 18 min
Tout à fait d’accord ; je l’utilise uniquement parce qu’il est à 15-20 min de voiture, mais c’est vraiment un mauvais aéroport. Bien que pour aller hors Schengen, sa taille permet moins de problèmes au passage de frontière que pour un aéroport comme celui de Lisbonne.
freddoo a commenté :
10 mars 2026 - 17 h 08 min
En effet, déposer ou embarquer un pax vous coutera au minimum 3€ par arrêt. Et impossible d’y échapper !(sauf si vous accepter de marcher 1.7km)
L’accès route n’est pas fluide, pas d’efficacité aéroportuaire non plus. De files d’attentes épouvantables par manque de personnel … (pour une région avec taux de chômage record!). Vous réservez et payer à l’avance un parking, mais le système ne fonctionne pas, et lorsque vous demander un remboursement vous recevez un bon à valoir endéans les 3 mois. Aéroport construit et pensé par des incompétents!
Bravo! a commenté :
10 mars 2026 - 21 h 16 min
Superbe publi-reportage d’AJ sur cet aéroport de Charleroi!
Philippe a commenté :
10 mars 2026 - 23 h 45 min
J’ai laissé ma voiture du mercredi au dimanche ça m’a coûté un petit 100 € ce sont des parkings en or parking extérieur à côté de l’aéroport même pas couvert et le parking est un caillou
Non: en rien fait par des incompétents. Au contraire! a commenté :
11 mars 2026 - 2 h 38 min
Cet aéroport a au contraire décidé de tout miser sur la satisfaction de ses clients, et il réussit!
Vous rigolez car vous dites que vous êtes mal traités par cet aéroport?
C’est que vous croyiez sans doute que les clients de cet aéroport c’était vous?
Quelle erreur magistrale!
Non: vous, vous n’êtes QUE les clients des compagnies low-cost qui desservent cet aéroport. Et vous êtes contents, voire très contents, des tarifs que ces low costs vous offrent – et vous permettent d’acheter- direct depuis cet aéroport.
Mais les clients de cet aéroport, ce n’est pas vous: ce sont toutes les low costs qui s’y posent pour votre plus grand bonheur.
Alors cet aéroport fait payer le moins possible les frais de toucher, frais d’escale, à ces low costs qui négocient âprement à la baisse les coûts de leurs venues!
Mais comme il faut bien que l’argent rentre, cet aéroport vous fait contribuer à ses largesses financières faites aux low costs…et vous fait financer tout ce qu’il peut vous faire financer…
Tout comme les low costs, en somme!
Ben dis donc... a commenté :
12 mars 2026 - 1 h 30 min
Quel sinistre tableau… Et même si, bien sûr, les avis publiés ici ne reflètent qu’un petit pourcentage d’utilisateurs, il n’en reste pas moins que les dirigeants de cet aéroport (ou plutôt “champ d’aviation”, comme on disait aux débuts de l’aviation commerciale ?) devraient néanmoins s’interroger, ne serait-ce qu’en partant de ce principe simple : “ce qu’écrivent ces personnes est-il vrai, vraisemblable, ou faux ?”
Et si les compagnies low-cost sont bien sûr responsables de cette course au moins cher, le gestionnaire est néanmoins le premier concerné : jusqu’à quand peut-il serrer ainsi la ceinture ?
Il semble que ce soit le cadet de ses soucis : il continuera dans cette voie (profitable pour quelqu’un quand même ?) tant qu’il y aura des clients qui accepteront, en échange du prix dérisoire (?) de leur billet d’avion, d’utiliser un pareil lieu.
Il serait d’ailleurs intéressant de calculer le (vrai) prix total d’un voyage au départ de Beauvais : autocar depuis Paris ou voiture + parking + toilettes payantes (!) + que sais-je encore + le prix du billet. Est-ce que le jeu en vaut la chandelle ?
Il semble que pour 6.500.000 voyageurs (à la louche, chiffres 2024) la question ne se pose pas…
Accessoirement : qui est le vrai gestionnaire de cet aéroport ? La ville de Beauvais ? La département de l’Oise ? La Chambre de commerce locale ? Des investisseurs totalement privés ?