Le vol FR1879 de Ryanair, assuré en Boeing 737‑800 par la filiale Malta Air, a dû revenir en urgence à Thessalonique le 10 juillet 2026 après un dépressurisation, consécutive à la perte du hublot en vol. Un passager serbe d’une soixantaine d’années, assis au niveau de la fenêtre, s’est retrouvé la tête et les épaules à l’extérieur de l’appareil, maintenu à l’intérieur par son épouse et d’autres voyageurs alors que les masques à oxygène tombaient et que l’avion descendait rapidement vers une altitude de sécurité.
Un hublot brisé peu après le décollage
Le vol FR1879 a quitté Thessalonique à 6 h 12 locales à destination de Memmingen, en Allemagne, avec un Boeing 737‑800 immatriculé 9H‑QEU et enregistré à Malte. En phase de montée, environ huit minutes après le décollage et à une vitesse voisine de 600 km/h, les passagers décrivent un « bruit très fort — presque une détonation — provenant du moteur n°2, celui de droite », suivi immédiatement de la rupture d’un hublot situé du même côté.
Selon un témoignage recueilli par Radio Thessaloniki, « nous avons immédiatement compris qu’il y avait eu une décompression ; il y a eu des cris… pendant un instant j’ai cru que quelqu’un avait ouvert la porte de secours par erreur ». Les masques à oxygène se sont déployés, une odeur forte a envahi la cabine, et un passager de 61 ans, de nationalité serbe, s’est retrouvé la tête et les épaules à l’extérieur de la fenêtre, « heureusement, il n’avait pas détaché sa ceinture », ajoute cette passagère.
Décompression rapide et retour à Thessalonique
D’après les données de suivi de vol, le 737‑800 est passé d’environ 5 000 m à 1 800 m afin de permettre aux occupants de respirer sans recourir aux masques. L’équipage a ensuite dérouté l’appareil vers Thessalonique, où l’avion a atterri sans incident majeur à 7 h 09 ; les passagers ont été débarqués et un homme a demandé, puis reçu, une prise en charge médicale au sol.
Dans un communiqué, Ryanair confirme que « le vol du matin entre Thessalonique et Memmingen est revenu à Thessalonique peu après le décollage à la suite du détachement en vol d’un hublot passagers » et précise qu’« un appareil de remplacement a été mis en place pour transporter les passagers à Memmingen, avec un départ prévu plusieurs heures plus tard ». Le transporteur irlandais à bas coûts insiste sur le fait que l’atterrissage s’est déroulé « normalement » et que les passagers ont regagné le terminal avant d’être réacheminés vers l’Allemagne.
Une enquête technique en cours
Le 737‑800 en cause, âgé d’environ 18 ans, est exploité par Malta Air, compagnie du groupe Ryanair basée à Malte. L’Irish Aviation Authority (IAA) a indiqué être « informée de l’incident impliquant un appareil du groupe Ryanair, immatriculé et exploité par Malta Air, au départ de Thessalonique » et se dit prête à « fournir toute assistance demandée » aux autorités d’enquête grecques et à la direction de l’aviation civile maltaise. Les autorités devront déterminer si l’incident est lié à un problème de moteur ou de structure, alors que l’appareil avait déjà dû interrompre un vol Thessalonique–Sarajevo la veille au soir et revenir se poser en Grèce après avoir survolé la Macédoine du Nord.
Un précédent marquant sur Southwest en 2018
La dynamique de l’événement rappelle fortement l’accident survenu le 17 avril 2018 sur le vol Southwest Airlines 1380, opéré également en Boeing 737. Ce jour‑là, une défaillance catastrophique du moteur CFM56‑7B avait entraîné la séparation d’une pale de fan, des fragments du carter moteur ayant perforé un hublot et provoqué une dépressurisation rapide de la cabine ; la passagère Jennifer Riordan, partiellement aspirée vers l’extérieur, avait succombé à ses blessures malgré le port de sa ceinture de sécurité.
L’enquête du National Transportation Safety Board a conclu que la rupture de la pale était due à une fissure de fatigue, et que les débris de l’entrée d’air et du capot moteur avaient frappé le fuselage au niveau de la fenêtre, entraînant son départ et la dépressurisation. Depuis cet accident, les autorités américaines ont renforcé les exigences d’inspection des pales de fan des moteurs CFM56.

@capture écran/DR
Greg765 a commenté :
10 juillet 2026 - 16 h 41 min
@Air Journal:
« dislocation d’un hublot en plein vol, consécutive à une violente décompression. »
C’est plutôt la dépressurisation qui est consécutive à la perte du hublot en vol, pas l’inverse 😉
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Pour le reste ils ont eu de la chance que ça se produise à relativement faible altitude. Southwest était dans un cas plus critique à haute altitude.
Espérons quand même que ce monsieur se remette bien…
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En ce qui concerne le déroutement de la veille certaines personnes sur AvHerald semblent expliquer qu’il s’agissait d’un « disruptive passenger » à débarquer et pas d’un problème technique. Après j’ignore leurs sources.
Remark a commenté :
10 juillet 2026 - 16 h 56 min
L’avion vole depuis 18 ans sans souci.
Il y a du y avoir un choc au préalable, ce n’est pas possible autrement..
Greg765 a commenté :
10 juillet 2026 - 20 h 04 min
La fatigue du métal ça peut arriver avec des cycles répétés.
Pour le vol southwest 1380 l’avion avait été livré en 2000 et l’accident a eu lieu en 2018 soit le même âge que l’avion de Ryanair aujourd’hui.
Il y a des SB qui demandent l’inspection des fan blades des CFM56 passé un certain nombre d’heures de vol, peut être que la FAA / l’EASA vont devoir augmenter la fréquence de ces inspections? Ou revoir à la baisse le nombre d’heures ou de cycles requis pour les inspections?
atplhkt a commenté :
10 juillet 2026 - 18 h 52 min
@ Remark
Eléments factuels connus à cet instant (10 juillet 2026 à 18 heures) :
https://avherald.com/h?article=53ba2a01&opt=0
Traduction article :
“Un Boeing 737-800 de Malta Air opérant pour le compte de Ryanair (immatriculation 9H-QEU), assurant le vol FR-1879 de Thessalonique (Grèce) à Memmingen (Allemagne), était en phase de montée vers le niveau de vol 150 (FL150) après son décollage de la piste 28 de Thessalonique lorsque l’équipage a signalé un problème sur le moteur droit (CFM56) ; simultanément, un hublot de la cabine s’est brisé et le passager assis à côté s’est retrouvé coincé dans l’ouverture, la tête à l’extérieur. Les masques à oxygène ont été déployés. Le passager a été ramené à l’intérieur. L’appareil est descendu en dessous du niveau de vol 100 (FL100) et a fait demi-tour vers Thessalonique ; après avoir consommé une partie de son carburant, il a atterri sans encombre (…) environ 75 minutes après le départ. Le passager le plus touché a été transporté à l’hôpital.
MOL a commenté :
10 juillet 2026 - 23 h 29 min
D’après MOL ce serait la faute du contrôle aérien et des taxes .
Le passager aspiré devra payé un supplément terrasse non acquitté au moment de l’enregistrement ….
Dégâts a commenté :
11 juillet 2026 - 14 h 56 min
Selon les médias grecs, le hublot a été brisé par un débris qui s’est détaché de l’un des moteurs de l’appareil.
Un peu inquiet si ça devait arriver sur un 777X
Vu la taille énorme des moteurs et vu l’inertie ne serait-ce que d’un morceau de moteur, les dégâts en vol pourraient être catastrophiques
Greg765 a commenté :
11 juillet 2026 - 17 h 59 min
Je ne suis pas certain que ça change grand chose.
Certes vous avez raison, plus la pièce est grande plus elle est lourde et plus elle a de l’inertie.
Ceci dit en général les pièces plus grandes vont aussi moins vite (il y a souvent des limitations de type vitesse du son à ne pas dépasser dans le fonctionnement du moteur) et pour le coup la réduction d’énergie cinétique réduit l’inertie (carré de la vitesse).
L’un dans l’autre, on est d’accord qu’une pièce éjectée d’un moteur d’avion c’est dangereux, peu importe la taille ou la vitesse. On parle dans certaines parties des moteurs de rotations de l’ordre de 20 000 révolutions par minute!
Mais indépendamment du moteur et de ses dimensions, ils sont tous certifiés pour que si une pale de la soufflante casse, l’énergie soit absorbée et les dégâts soient contenus au moteur. Et ces exigences de certification seront les mêmes quelque soit la taille du moteur. Donc même si le moteur est plus gros, toute casse doit être contenue de la même manière.
Dans le cas du Ryanair on voit que ça n’est pas une science exacte, bien que l’avion soit certifié un débris a quand même réussi à affecter un hublot. Mais les photos montrent quand même la pale qui a cassé « plantée » dans le moteur sans avoir pu en sortir, ce qui montre quand même que ça a plutôt bien fonctionné… au global.
Après là où je serais plus inquiet, ce n’est pas tant la taille du moteur, mais plutôt la taille des hublots. Sur les avions récents (je pense notamment au 787) ils sont très grands.
Si ici le monsieur a pu être retenu par sa ceinture et ramené à bord par sa femme avec l’aide des autres passagers, qu’en serait il si un hublot de 787 rompait? Avec par exemple un enfant assis à proximité? Le trou serait probablement suffisant pour éjecter la personne complètement.
Pas fiable a commenté :
14 juillet 2026 - 10 h 04 min
Pas fiable sur tout les points cette pseudo compagnie aérienne…
#humour#
MOL a demandé une analyse de sang pour connaître le taux d’alcoolémie du passager, et à écrit à l’Europe pour demander pourquoi le contrôle aérien avait choisi cette route, il a également demandé une taxe supplémentaire lui revenant pour atterrissage forcé par un passager voulant sortir de l’avion.
Puis il exige maintenant la mise en place de garde corps métallique à chaque hublots pris en charge par Boeing avec dédommagement et réduction sur les prochains avions achetés !!!
Malgré cette incident, il re demande je site « une étude pour faire voyager le bétail, euh les passagers debout, pour capter plus de euros »
#humour#
Vraiment pas fiable cette compagnie #pas humour#
HJDB a commenté :
14 juillet 2026 - 19 h 32 min
“Les masques à oxygène se sont déployés, une odeur forte a envahi la cabine” déclare un pax.
C’est tout à fait normal sur le 737-800 les blocks PSU sont munis de générateurs O2 chimique. Ils sont mises en oeuvre en tirant sur le masque qui tombe, une goupille libère un percuteur qui permet la réaction “exothermique” chaleur au niveau du block PSU et odeur. Une fois la réaction commencée impossible de l’arrêter. 12 à 15 mn d’O2 disponible en continu.
Et alord a commenté :
17 juillet 2026 - 20 h 37 min
Cette info est au second plan, la vie d’un homme est le sujet !!! La fiabilité des avion de Ryanair est le sujet !