Aéroports de Lyon teste cet été un robot de surveillance doté d’intelligence artificielle sur les parkings de Lyon‑Saint‑Exupéry, une première dans un aéroport français. Avec Ascento Guard, la plateforme confirme son rôle de centre d’excellence de VINCI Airports en matière d’innovation et de sécurité des infrastructures.
Un robot de sécurité pour les parkings de Lyon‑Saint‑Exupéry
Depuis le 3 juillet 2026, Aéroports de Lyon expérimente Ascento Guard, un robot de sécurité extérieur chargé de patrouiller les parkings de Lyon‑Saint‑Exupéry pendant une phase de test de deux mois. Selon le communiqué, cette expérimentation est menée « en partenariat avec son prestataire de sécurité Byblos Hub Security », dans le cadre d’une stratégie d’innovation visant à renforcer la surveillance des espaces de stationnement et la tranquillité d’esprit des passagers.
L’exploitant souligne que Lyon‑Saint‑Exupéry devient ainsi « le premier aéroport en France à déployer une telle solution innovante », positionnant la plateforme comme laboratoire grandeur nature pour les technologies de sûreté appliquées aux infrastructures au sol. Ce robot vient compléter les équipes humaines de sécurité et les systèmes classiques de vidéosurveillance déjà présents sur les parkings et abords de l’aéroport.
Ascento Guard, un robot tout‑terrain assisté par IA
Développé par la société suisse Ascento, Ascento Guard est un robot autonome conçu pour des missions de dissuasion, de contrôle et de détection sur sites extérieurs, en particulier les parkings et zones industrielles. L’appareil, monté sur une architecture tout‑terrain, est capable de circuler sur des surfaces variées, y compris les rampes d’accès et les zones piétonnes, à vitesse de déplacement sécurisée.
Le robot embarque des caméras 360° et thermiques, ainsi que des projecteurs intégrés, lui permettant de détecter la présence de personnes, de vérifier l’intégrité des périmètres et d’identifier des anomalies thermiques ou lumineuses, de jour comme de nuit. L’intelligence artificielle lui offre des capacités avancées d’analyse des images et de détection d’événements, avec une autonomie annoncée d’environ huit heures, complétée par un système de recharge autonome pour des patrouilles quasi continues.
Vie privée, cybersécurité et cadre réglementaire
Aéroports de Lyon insiste sur l’intégration de dispositifs dédiés à la protection des données personnelles et à la cybersécurité dans cette solution. Les visages des personnes filmées sont floutés par défaut, et les paramètres de captation peuvent être configurés pour respecter les exigences réglementaires en matière de protection de la vie privée et de sécurité des systèmes d’information.
Dans un environnement aéroportuaire soumis à des contraintes fortes de sûreté et de protection des données – en particulier depuis le déploiement d’autres technologies comme la biométrie MONA ou les assistants virtuels basés sur l’IA – l’exploitant lyonnais présente ce robot comme un dispositif complémentaire, intégré dans une approche globale de conformité aux réglementations européennes (RGPD) et aux exigences des autorités aéroportuaires. L’enjeu est de renforcer la détection d’incidents (intrusions sur parkings, comportements suspects, dégradations de véhicules) sans créer un sentiment de surveillance intrusive pour les passagers et les riverains.
Lyon, terrain d’expérimentation des innovations VINCI Airports
Lyon‑Saint‑Exupéry occupe depuis plusieurs années une place particulière dans le réseau VINCI Airports, en tant que centre d’excellence pour l’innovation et l’expérience passagers. Dès 2019, le groupe a fait de Lyon l’un de ses trois centres d’excellence en matière d’innovation, aux côtés de Lisbonne et Londres Gatwick, pour tester les dernières technologies digitales, biométriques et d’intelligence artificielle avant déploiement dans d’autres aéroports du réseau.
La plateforme lyonnaise a déjà servi de vitrine pour plusieurs premières mondiales ou européennes, notamment le robot‑voiturier Stan de Stanley Robotics, un système de stationnement automatisé présenté comme une « première mondiale » lors de son lancement. Elle a également été pionnière dans l’expérimentation de la solution MONA, compagnon de voyage basé sur la reconnaissance faciale, permettant de franchir l’ensemble des étapes d’enregistrement et d’embarquement en utilisant uniquement son visage, ainsi que dans le test d’un assistant virtuel 3D animé et multilingue en terminal.
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