À la suite de la publication de notre carnet de voyage consacré au test en conditions réelles de la classe Economie Premium sur Airbus A380, le directeur général d’Emirates France, Cédric Renard, a souhaité apporter des précisions sur ce produit intermédiaire entre la classe Economie et la Classe Affaires.
Premier point qu’Emirates tient à souligner : la France reste un marché stratégique pour la compagnie de Dubaï, qui y opère 35 vols hebdomadaires vers trois aéroports — trois vols quotidiens vers Paris, un vol quotidien vers Lyon et un vol quotidien vers Nice — et transporte environ 4 000 passagers par jour entre la France et son réseau international.
Un vaste programme de retrofit
Concernant la capacité actuelle et projetée de la classe Economie Premium au sein de la flotte Emirates, Cédric Renard rappelle que ce produit connaît une forte demande depuis son lancement : « Depuis son lancement, l’Economie Premium connaît une forte demande, et nous avons donné la priorité aux solutions permettant de l’étendre à l’ensemble de notre flotte, rapidement. » Cette extension repose sur un programme de retrofit entièrement piloté en interne par Emirates Engineering à Dubaï, qui porte sur 219 gros-porteurs, Airbus A380 et Boeing 777, actuellement en cours de rénovation complète des cabines — « un programme de retrofit qui est la clé qui nous permet d’introduire l’Economie Premium à grande échelle sur notre réseau », précise le directeur France.
Ce programme est complété par l’arrivée du nouvel appareil de la flotte, l’Airbus A350, « livré directement avec les derniers produits et technologies de cabine, dont l’Economie Premium ». Début juillet, cette classe est proposée vers 84 destinations sur le réseau mondial d’Emirates, desservies par un mix d’Airbus A380 et Boeing 777 rénovés et d’A350 flambant neuf. En France, Cédric Renard confirme que l’Economie Premium est disponible au départ de Nice et de Lyon : « nous proposons l’ Economie Premium de et vers Nice et Lyon, et nous avons hâte de pouvoir introduire cette cabine à Paris dès que possible. »
Un lancement tardif, mais délibéré
Alors que plusieurs compagnies européennes et américaines proposaient déjà une classe Economie Premium bien avant Emirates, qui n’a lancé la sienne qu’en 2021-2022, Cédric Renard écarte l’idée d’un manque de confiance initial dans ce segment intermédiaire. « Emirates a toujours adopté une approche réfléchie du développement produit ; notre objectif a été de proposer la meilleure expérience Economie Premium possible, à la hauteur de la qualité et de l’innovation que nos clients attendent d’Emirates », explique-t-il. Et d’évoquer une compagnie qui a pris le temps de concevoir soigneusement chaque aspect de la cabine — du siège à la restauration à bord, en passant par le service et l’esthétique — afin de garantir un vrai saut qualitatif par rapport à l’Economie, tout en restant complémentaire des cabines Business existantes.
Selon le directeur France d’Emirates, « depuis son lancement, l’accueil des clients a été extrêmement positif, avec une demande constamment forte et des scores de satisfaction élevés ». À mesure que la cabine se déploie sur les A380 et 777 rénovés ainsi que sur les nouveaux A350, la compagnie de Dubaï entend, selon ses mots, « donner à un nombre croissant de clients l’opportunité de découvrir ce que nous considérons comme l’un des meilleurs produits Economie Premium du secteur ».
Des tarifs plus élevés, assumés par Emirates
Les tarifs Economie Premium d’Emirates sont souvent plus élevés (2 000 € en moyenne un aller-retour Lyon-Bangkok par exemple) que ceux des concurrents européens sur les routes Europe-Asie alors que les tarifs Affaires et Economie de la compagnie de Dubaï restent très compétitifs, Cédric Renard se refuse à tout commentaire sur la politique tarifaire de la concurrence. « Nous ne commentons pas les tarifs de nos concurrents, mais notre Economie Premium est positionnée comme une expérience de cabine distincte et élevée, qui reflète la qualité, la conception produit et le niveau de service proposés à bord », affirme-t-il.
Il détaille : « Parmi les caractéristiques clés : des sièges en cuir plus larges et ergonomiques, avec un pitch augmenté et une inclinaison renforcée, des appuis-tête et repose-jambes réglables, une restauration renforcée servie dans une vaisselle premium, et une cabine dédiée offrant un environnement plus calme et plus exclusif. » Et conclut sur la question tarifaire : « sur certaines routes, notamment Europe-Asie, les tarifs reflètent la forte demande pour cette cabine différenciante, ainsi que la valeur que les clients accordent au confort, à l’intimité et aux services additionnels qu’elle offre, en particulier sur les longs vols. »
Economie Premium et Affaires : pas de cannibalisation
Le niveau de confort et de service élevé de la classe Economie Premium pourrait laisser craindre un chevauchement avec la classe Affaires — certains voyageurs d’affaires admettant privilégier de plus en plus cette cabine intermédiaire au détriment de la Business. Cédric Renard écarte ce risque : « Nous considérons que l’Economie Premium et la classe Affaires répondent à des besoins clients distincts, plutôt qu’à un chevauchement de produits. »
Il précise : « la classe Economie Premium a été conçue pour offrir une expérience élevée aux clients qui recherchent davantage d’espace, de confort et un service attentionné au-delà de l’Economie, tandis que la Classe Affaires continue de proposer un siège-lit entièrement inclinable à l’horizontal, une intimité renforcée, une restauration raffinée et une expérience à bord encore plus personnalisée. »
Pour le directeur général France d’Emirates, ce nouveau produit a surtout permis « d’élargir le choix et l’accessibilité au sein du segment premium, en trouvant le juste équilibre entre valeur et haut de gamme, et en permettant à chaque client de choisir le produit qui correspond le mieux à ses besoins, à son type de voyage et à son budget ». Il conclut : « nous continuons d’observer une demande forte et distincte sur les deux cabines, avec une différenciation claire entre les profils de clientèle et les usages qu’elles servent. »

Cédric Renard @Emirates France
Yoann a commenté :
5 août 2026 - 11 h 18 min
@air-journal Ça va la publicité décomplexée ?
Albatros13 a commenté :
5 août 2026 - 14 h 03 min
Et quand il s’agit d’AF vous dites quoi ? Pub ou propagande ?
AF?c’était quand? a commenté :
5 août 2026 - 15 h 21 min
Le jour où l’on lira sur AJ deux articles en deux jours aussi longs, aussi laudateurs sur AJ , on verra!
Mais pour l’instant votre critique tombe à plat faute d’´articles sur AF à ce sujet.