Des passagers du vol Qantas Perth–Rome du 9 octobre ont signalé des piqûres et la présence d’insectes en classe économique. La compagnie australienne a retiré le Boeing 787 du service pour un nettoyage approfondi et annulé sa rotation retour du 10 octobre. Les voyageurs concernés par cette annulation ont été hébergés puis réacheminés, tandis que Qantas poursuit ses investigations.
Quelques sièges concernés, mais toute une rotation interrompue. Qantas a dû immobiliser à Rome un Boeing 787 Dreamliner après des signalements de punaises de lit à bord du vol QF5, parti de Perth le vendredi 9 octobre 2026. Des voyageurs en classe économique ont rapporté avoir été piqués pendant cette liaison long-courrier entre l’Australie et l’Italie. Le vol retour QF6, prévu le samedi 10 octobre à destination de Perth, a été annulé afin de permettre une intervention sur l’appareil.
Vol Qantas Perth–Rome : des passagers signalent des piqûres en cabine
Les témoignages recueillis par les médias australiens décrivent des insectes présents autour des sièges et sur les effets personnels des voyageurs. « Ils rampaient sur nos affaires, nos vêtements, nos couvertures Qantas, et même le long du hublot », a raconté la passagère Hailey Bagnall à 9News. Selon le Sydney Morning Herald, des passagers ayant signalé des piqûres ont reçu des antihistaminiques à bord, jusqu’à épuisement des réserves disponibles.
La compagnie confirme, pour sa part, un problème limité à une petite partie de la cabine. « Nous présentons nos sincères excuses aux clients pour l’annulation du vol Rome–Perth de samedi, qui a permis à nos équipes d’ingénierie et de maintenance de procéder à un nettoyage approfondi de l’appareil après l’identification d’un problème sur un petit nombre de sièges en classe économique », a déclaré un porte-parole, tandis que Qantas indiquait que ses investigations étaient toujours en cours.
Un Boeing 787 retiré du service et le vol Rome–Perth annulé
L’incident a eu une conséquence immédiate sur l’exploitation : le Dreamliner n’a pas assuré sa rotation retour vers l’Australie. Qantas a fourni un hébergement aux passagers du QF6 annulé et les a replacés sur d’autres vols dans les 48 heures suivant leur départ initialement prévu. Rome figure parmi les destinations saisonnières desservies par les Boeing 787 de Qantas. Dans sa configuration publiée, le 787-9 de la compagnie accueille 236 passagers : 42 en classe affaires, 28 en Premium Economy et 166 en classe économique, cette dernière étant aménagée en neuf sièges de front, selon une disposition 3-3-3. À ce stade, les déclarations de la compagnie consultées font état d’un « nettoyage approfondi », sans détailler le protocole employé.
Comment des punaises de lit peuvent-elles entrer dans un avion ?
Les punaises de lit peuvent voyager dans les bagages, les vêtements et d’autres effets personnels, puis se dissimuler dans les coutures ou les interstices des sièges. Interrogé par ABC News, Stephen Doggett, spécialiste australien de ces insectes, explique qu’un voyageur peut les transporter à son insu après un séjour dans un hébergement infesté. Cette voie d’introduction est plausible, mais l’origine des insectes signalés sur le vol Qantas n’est pas établie.
Le spécialiste souligne que de tels épisodes sont documentés dans le transport aérien, sans être fréquents. Il estime également que des insectes pourraient rester un certain temps à bord sans être détectés : il s’agit d’une hypothèse générale, et non d’un constat démontré pour ce Boeing.
Désinsectisation des avions : un traitement contraint par les matériaux
Qantas indique que ses cabines font l’objet d’un nettoyage régulier et d’une désinsectisation préventive tous les 50 jours. L’élimination de ces nuisibles pose des difficultés particulières dans un avion. Ces insectes peuvent se réfugier profondément dans les sièges et présentent une forte résistance à de nombreux insecticides. Le choix des produits doit aussi tenir compte de leur compatibilité avec les matériaux aéronautiques : certains peuvent endommager des éléments de l’appareil, notamment en aluminium.

fkego a commenté :
14 octobre 2026 - 10 h 16 min
La moindre des choses quand on parle d’un 787 de Qantas, c’est de ne pas illustrer l’article avec la photo d’un de leur 380…
Punaises a commenté :
14 octobre 2026 - 10 h 51 min
Je plains les voisins, (et les futurs passagers si la cabine est mal nettoyée) ces bestioles et oeufs ont pu se planquer dans les vêtements et bagages . . .
Plutôt que les produits chimiques pas forcément efficaces, laver le linge à 60 ° et nettoyer les sièges et autres espaces à la vapeur.