Air New Zealand et l’aéroport international de Hong Kong sont les premiers opérateurs à obtenir la certification One ID de l’Association du transport aérien international (IATA). Annoncée le 28 octobre 2026 à Macao, lors du Symposium mondial sur les passagers, cette reconnaissance atteste de leur conformité aux normes de l’association en matière d’identité numérique et de biométrie. L’objectif est de simplifier le parcours aéroportuaire tout en encadrant le traitement des données personnelles.

Une identité vérifiée en amont, moins de documents à présenter
One ID désigne un ensemble de normes destinées à permettre l’utilisation de l’identité numérique et de la biométrie tout au long du voyage. Le principe consiste à vérifier l’identité du passager et ses documents avant son arrivée à l’aéroport. Il peut ensuite franchir les points de contrôle au moyen de la reconnaissance faciale, plutôt que de présenter à plusieurs reprises son passeport et sa carte d’embarquement.

La certification doit renforcer la confiance entre les compagnies, les aéroports et les autres intervenants. Elle ne signifie pas, à elle seule, que les voyageurs peuvent renoncer à leur passeport physique sur tous les itinéraires : l’IATA poursuit parallèlement ses travaux avec les gouvernements pour permettre la délivrance et l’acceptation de documents de voyage numériques à l’international.

« L’identité numérique peut rendre les voyages beaucoup plus simples pour les voyageurs, mais seulement si chaque intervenant le long du trajet fait confiance à la façon dont les autres vérifient l’identité, manipulent les données biométriques et protègent les renseignements personnels », explique Nick Careen, vice-président de l’IATA chargé des opérations, de la sécurité et de la sûreté.

Quatre domaines de certification
Accessible aux compagnies aériennes, aux aéroports et aux fournisseurs de technologies, la certification One ID couvre quatre domaines : la numérisation de l’admissibilité au voyage ; le parcours sans contact ; le traitement des données biométriques ; et la confidentialité, le consentement et la gouvernance.

Les opérateurs peuvent être certifiés dans un ou plusieurs de ces domaines. Air New Zealand et l’aéroport de Hong Kong ont obtenu la certification dans tous ceux qui concernent leurs opérations respectives. Elles seront répertoriées dans le registre de confiance One ID de l’IATA, destiné à identifier publiquement les acteurs répondant à ces normes.

À Hong Kong, Flight Token déjà largement déployé
L’aéroport international de Hong Kong s’appuie sur Flight Token, son dispositif d’identification biométrique en libre-service lancé en 2021. Selon l’autorité aéroportuaire, plus de 80% des passagers au départ sont désormais éligibles à son utilisation à l’ensemble des principaux points de contrôle du parcours de départ. Plus de 93 millions de passagers ont utilisé le système depuis son lancement.

« L’obtention de la certification One ID confirme que les processus d’identité numérique et de biométrie de HKIA sont conformes aux normes mondiales de l’IATA », souligne Vivian Cheung, directrice générale de l’autorité aéroportuaire de Hong Kong. Elle y voit également une base de confiance pour étendre ces parcours numériques au-delà de Hong Kong, en coopération avec d’autres aéroports, compagnies aériennes et autorités publiques.

Air New Zealand mise sur un parcours transfrontalier
Air New Zealand met en avant un essai conduit avec l’aéroport de Hong Kong. Selon la compagnie néozélandaise, cette expérimentation a démontré la possibilité d’utiliser l’identité numérique au-delà des frontières, en réduisant les présentations de documents et les files d’attente. « La certification reconnaît le travail que nous avons accompli à ce jour et l’importance que nous accordons à la protection des renseignements personnels de nos clients », déclare Jeremy O’Brien, directeur de la clientèle et du numérique d’Air New Zealand.

L’interopérabilité, prochaine étape
Pour l’IATA, l’enjeu est désormais de permettre à différents systèmes de fonctionner ensemble. L’association développe notamment le Contactless Travel Directory, un répertoire facilitant les connexions entre compagnies, aéroports et autorités frontalières. Elle s’appuie également sur Timatic AutoCheck pour automatiser la vérification des documents de voyage.

Cette démarche répond à un intérêt croissant des voyageurs. Selon l’enquête mondiale 2026 de l’IATA, 78% des répondants seraient disposés à partager leurs données biométriques pour éviter de présenter des documents physiques aux points de contrôle aéroportuaires. Il s’agit d’une intention déclarée, et non d’un taux d’utilisation actuel.

Identification biométrique : l’IATA mise sur One ID pour rendre les systèmes interopérables 2 Air Journal

@AJ/DR