En réponse aux contrôles aux frontières introduits par Rome après l’afflux migratoire à Ceuta, l’Espagne a annoncé à son tour des contrôles temporaires dans ses ports et aéroports pour les voyageurs venant d’Italie. La décision de Madrid, entrée en vigueur ce samedi 8 août, doit durer jusqu’au 7 septembre. L’Italie maintient de son côté la suspension des règles de Schengen pour les ressortissants de pays tiers arrivant d’Espagne, au moins jusqu’au 15 août.
Liaisons aériennes maintenues
Les liaisons aériennes entre les deux pays de l’espace Schengen ne sont pas suspendues. Mais le rétablissement temporaire de contrôles aux frontières intérieures modifie le parcours des passagers à l’arrivée. Après le débarquement, les ressortissants de pays tiers arrivant d’Espagne peuvent désormais être orientés vers un contrôle renforcé. Celui-ci peut précéder la sortie de l’aéroport ou la récupération des bagages, selon l’organisation mise en place localement.
La mesure ne signifie donc pas la fermeture du trafic aérien entre les deux pays. A ce jour, aucun programme de vols n’a été annulé. L’enjeu se situe plutôt au sol : il porte sur la fluidité des arrivées, la disponibilité des agents de contrôle et la capacité des aéroports à absorber un flux supplémentaire de passagers à vérifier.
Des arrivées moins fluides
Selon une analyse publiée par le quotidien italien Corriere della Sera, plus de 86 000 personnes doivent embarquer en moyenne chaque jour en août sur près de 500 vols directs entre les deux pays européens. Durant la semaine du 31 juillet au 6 août, Eurocontrol a recensé en moyenne 540 vols directs quotidiens dans les deux sens.
Dans ce contexte, quelques minutes ajoutées au parcours de chaque passager peuvent peser sur le fonctionnement des terminaux italiens (et espagnols à partir de ce 8 août). Les effets les plus visibles pourraient être des files d’attente plus longues à l’arrivée et un temps de sortie moins prévisible. La situation est notamment sensible à Rome-Fiumicino, Milan-Malpensa, en particulier avec les liaisons en provenance de Madrid et Barcelone, parmi les plus fréquentées en Europe.
Menace sur les correspondances
Les voyageurs en transit constituent un autre point d’attention. Les grands aéroports italiens et espagnols servent de plateformes de transit vers de nombreuses destinations européennes et intercontinentales. Pour les passagers disposant d’une escale courte, un contrôle additionnel à l’arrivée peut réduire la marge disponible avant l’embarquement suivant. Le risque est donc celui d’un parcours aéroportuaire plus long et moins prévisible, au risque de manquer la correspondance.
Selon les données de Cirium, environ 2,9 millions le nombre de sièges sont mis en vente en août sur les vols directs entre les deux pays. Avec un coefficient de remplissage supérieur à 92%, cela représenterait près de 2,7 millions de voyageurs dans les deux sens sur le mois. Les low cost, notamment Ryanair, Vueling et Wizz Air, concentrent une part importante de l’offre. Mais les compagnies aériennes traditionnelles, tels qu’ITA Airways, Iberia ou Air Europa, peuvent eux aussi être concernées, surtout pour leurs passagers en transit via les hubs internationaux de Rome, Madrid ou Barcelone.

@AJ/DR
NDR a commenté :
8 août 2026 - 17 h 27 min
Comme par hazard ce sont les pays les plus misérables de l’OCDE qui font le plus de tapages dans ce domaine et les migrants restant sont des soudanais qui veulent aller au Royaume Uni où les salaires sont 5 plus élevés que l’ Italie. L’ Espagne, la Grèce et la France ;
En 2007 on avait les plus misérables de l’OCDE qui furent les PIGS 🐖 ( 🇵🇹 🇮🇹 🇬🇷 🇪🇸) ;
En 2027 on a les PIFS 👃 ( 🇵🇹 🇮🇹 🇫🇷 🇪🇸) a cause de l’ex-communiste marxiste Hollande et du Chavez espagnole actuel 🤦♂️