Un employé de piste de la société d’assistance en escale Samsic est décédé après avoir été heurté, dimanche 24 août au soir, par un Airbus A350-900 de French bee à l’aéroport international Montréal-Trudeau. L’accident s’est produit pendant les opérations de repoussage de l’appareil, qui devait repartir vers Paris-Orly. Les autorités canadiennes ont ouvert des investigations pour établir la chaîne exacte des événements.

À Montréal, un A350 de French bee impliqué dans un accident mortel au sol

Un grave accident s’est produit sur les aires de trafic de l’aéroport Montréal-Pierre Elliott-Trudeau (YUL), dans la soirée du 24 août. Vers 19 h 30, heure locale, un Airbus A350-900 de French bee, immatriculé F-HREY, était en cours de repoussage depuis son poste de stationnement lorsqu’un agent de piste a été heurté. Grièvement blessé, l’employé a d’abord été transféré à l’hôpital dans un état critique. Aéroports de Montréal (ADM) a ensuite confirmé son décès. La victime travaillait pour Samsic, entreprise d’assistance aéroportuaire présente sur la plateforme québécoise.

Le vol à destination de Paris-Orly n’a pas décollé

L’avion concerné devait assurer le vol BF5761 entre Montréal et Paris-Orly. Selon les données de suivi de vol reprises par AeroTime, le départ était initialement programmé à 18 heures locales, mais l’appareil n’a finalement pas quitté Montréal à la suite de l’accident. Le F-HREY, un A350-900 âgé d’environ sept ans, était immobilisé à Montréal depuis le week-end en raison d’un problème technique. Il était arrivé de Paris-Orly le 22 août sous le numéro de vol BF760 ; son retour programmé ce même soir avait été annulé. Un autre A350-900 de French bee, le F-HREU, a ensuite assuré la liaison régulière vers Orly dans la nuit du 24 au 25 août.

French bee a indiqué que l’événement impliquait « l’avion et un véhicule de repoussage utilisé durant les opérations au sol ». La compagnie a ajouté que « les passagers et les membres d’équipage présents à bord sont tous sains et saufs », et qu’ils étaient pris en charge par ses équipes et celles de l’aéroport.

Les circonstances précises restent à établir

Selon Radio-Canada, cité par plusieurs médias, la victime exerçait les fonctions de signaleur au sol, chargé de guider les aéronefs lors de leurs mouvements sur l’aire de trafic. Des informations non confirmées font état d’une chute de l’agent pendant la manœuvre, possiblement dans la trajectoire de l’appareil. Cette version devra toutefois être établie, ou écartée, par l’enquête.

Le repoussage est une phase particulièrement encadrée des opérations au sol. Un gros-porteur ne quitte généralement pas son poste de stationnement par ses propres moyens : il est déplacé vers l’arrière par un tracteur, sous la coordination des personnels de piste, du conducteur du véhicule de repoussage et de l’équipage en cockpit. La coactivité, la visibilité limitée depuis le poste de pilotage et les dimensions de l’avion imposent des procédures rigoureuses de communication et de sécurisation de la zone.

Enquêtes canadiennes et soutien aux témoins

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST/TSB) a dépêché des enquêteurs afin de recueillir les informations nécessaires et d’évaluer les circonstances de l’événement. De son côté, la police de Montréal a indiqué que le dossier relevait également des autorités compétentes en matière de santé et de sécurité au travail. Les autorités aéroportuaires ont mis à disposition un soutien pour les employés et les passagers ayant assisté à la scène, tout en adressant leurs condoléances aux proches, aux amis et aux collègues de la victime. French bee a affirmé coopérer pleinement avec les autorités canadiennes.

Montréal : un agent de piste tué lors du repoussage d’un Airbus A350 de French bee 1 Air Journal

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