La compagnie lettone airBaltic envisage de supprimer entre 500 et 700 postes dans ses bases de Riga, Vilnius et Tallinn. Cette réduction d’effectifs, qui pourrait concerner jusqu’à 23% des quelque 3 000 salariés du groupe, s’inscrit dans une restructuration financière et opérationnelle plus large, sans conséquence annoncée à ce stade sur le programme de vols.
La restructuration d’airBaltic prend une dimension sociale. La compagnie aérienne lettone a annoncé le 5 octobre préparer une réduction de ses effectifs pouvant porter sur 500 à 700 emplois dans ses trois principales bases baltes : Riga, en Lettonie, Vilnius, en Lituanie, et Tallinn, en Estonie. L’entreprise emploie environ 3 000 personnes dans la région : le projet pourrait donc représenter entre 17% et 23% de ses effectifs.
Des discussions avec les syndicats
Les pilotes et personnels navigants commerciaux figurent parmi les catégories concernées par les discussions en cours. AirBaltic envisage notamment des dispositifs de réduction de la charge de travail plutôt que des départs secs pour une partie de ces personnels. « La fourchette reflète les consultations en cours avec les syndicats sur d’éventuels aménagements de temps de travail pour les pilotes et les équipages de cabine, ainsi que l’élaboration de nouvelles structures organisationnelles pour le reste de l’entreprise », a indiqué un porte-parole de la compagnie.
La nouvelle organisation des autres fonctions devrait être arrêtée à la mi-octobre. Aucun arbitrage individuel n’a encore été rendu et le transporteur ne détaille donc ni la ventilation par base, ni les métiers qui seraient les plus exposés. Erno Hildén, président-directeur général d’airBaltic, a assuré vouloir mener un processus « important et sensible » avec « transparence, respect et attention ». « Aucune décision finale n’a été prise concernant des salariés individuellement », a-t-il souligné, promettant le respect des procédures légales et des consultations applicables.
Flotte A220 réduite et réseau recentré
Ce plan social découle directement de la nouvelle feuille de route dévoilée en août. Le mot d’ordre affiché est clair : « stabilité financière d’abord, croissance ensuite ». AirBaltic doit réduire sa voilure en privilégiant son hub de Riga, en resserrant son réseau et en améliorant sa productivité opérationnelle.
L’impact aéronautique est particulièrement marqué : la flotte homogène d’Airbus A220-300, qui compte actuellement 54 appareils, doit tomber à 36 exemplaires d’ici à la fin de 2026, avant une remontée progressive autour de 40 avions à l’horizon 2031. Le modèle prévoit également de développer des contrats ACMI, c’est-à-dire la location d’avions avec équipage, maintenance et assurance, afin de sécuriser des revenus plus réguliers hors de son propre réseau commercial.
Cette cure d’amaigrissement intervient moins d’un mois après le placement volontaire d’airBaltic sous la protection du Chapter 11 américain, le 14 septembre. La procédure, ouverte devant le tribunal des faillites du district sud de New York, vise à restructurer l’endettement du transporteur tout en maintenant son activité, ses ventes de billets, ses réservations et ses services clients.

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