Bombardier supprime 1750 emplois

air-journal_Bombardier famille Global

L’avionneur canadien Bombardier a annoncé la suppression d’environ 1750 postes dans sa division aviation d’affaires, sur les sites de Montréal, Toronto et Belfast. Les avions de lignes, y compris la famille CSeries, ne sont pas affectés par cette nouvelle vague de licenciements.

Alors qu’il se prépare à envoyer son CS100 au Salon du Bourget pour des vols de démonstration, avec l’espoir d’engranger de nouvelles ventes pour le programme, c’est sur un autre front que Bombardier a révélé le 14 mai 2015 de nouvelles difficultés : l’aviation d’affaires est en panne, il faut donc procéder à un nouveau plan de licenciements, le quatrième en 18 mois. Ce sont cette fois jusqu’à 1750 postes qui sont concernés, soit 2,5% du nombre total d’employés de Bombardier (70 000, y compris dans l’activité ferroviaire). La situation économique actuelle « et les enjeux géopolitiques de certains marchés, dont l’Amérique latine, la Chine et la Russie, affectent le nombre de nouvelles commandes dans l’ensemble de l’industrie », explique l’avionneur dans un communiqué ; « par conséquent, Bombardier Avions d’affaires va réduire sa cadence de production des avions Global 5000 et Global 6000 ». Et de préciser que jusqu’à 1 000 employés dans la région de Montréal, jusqu’à 480 à Toronto et jusqu’à 280 à Belfast seront » progressivement touchés à différentes étapes du cycle de production » de ces deux modèles de 8 et 10 places..

Les réductions d’effectifs commenceront en juin 2015 et se poursuivront graduellement jusqu’au premier trimestre de 2016. Au cours des mois à venir, Bombardier communiquera avec les employés touchés et s’emploiera, dans la mesure du possible, à limiter les conséquences de l’ajustement de production. « Nous prenons des mesures pour adapter notre cadence de production au ralentissement récemment constaté dans certains marchés internationaux, et ce, dans l’ensemble de l’industrie. Nous sommes pleinement conscients de ce que signifie notre décision pour nos employés touchés et leur famille, et nous ferons tout en notre pouvoir pour leur prêter assistance », a expliqué Éric Martel, président, Bombardier Avions d’affaires. Il ajoute que Bombardier « suit constamment l’évolution du marché pour s’adapter en fonction des tendances et des occasions qui se présentent. Malgré ce ralentissement à court terme dans les marchés internationaux, nous sommes en bonne posture pour être le chef de file dans les catégories où nous offrons des produits ».

Bombardier a annoncé depuis le début de l’année dernière 6500 suppressions de postes dans sa branche aéronautique. En ce qui concerne l’aviation d’affaires, il avait décidé en janvier dernier de « faire une pause » dans le programme d’avion Learjet 85, résultant en une réduction des effectifs d’environ 1000 employés à ses sites de Querétaro au Mexique, et Wichita aux Etats-Unis. Le premier avion Challenger 650 de série a réalisé avec succès son premier vol, et l’assemblage du premier véhicule d’essais en vol (FTV) Global 7000/8000 progresse. Côté avions commerciaux, il a livré au premier trimestre 2015 23 avions, mais n’a enregistré que 25 commandes nettes.

Rappelons que la compagnie aérienne Swiss International Airlines a été officiellement nommée compagnie de lancement du Bombardier CS100, dont l’entrée en service est prévue pour le premier semestre 2016. Le plus petit modèle de la famille CSeries fera le mois prochain une apparition à Zurich et au Salon du Bourget.

 

http://www.air-journal.fr/2015-05-15-bombardier-supprime-1750-emplois-5144187.html

Commentaire(s)

  1. Publié le 15 mai 2015

    Maintenant c’est une pratique courante, la seule variante d’ajustement des patrons c’est le licenciement. Il n’y a plus aucune autre stratégie jusqu’au jour où tout ça va péter.

    • Publié le 15 mai 2015

      « Maintenant » ? vous débarquez d’où ? Les licenciements ont toujours été pratiqués dans les entreprises en cas de crise sectorielle ou globale (crise de 1929 par exemple), ce n’est pas nouveau.
      Quand il n’y a plus rien à produire, on diminue les effectifs, ça semble assez logique…

      • Exact pour ce qui est des anglo-saxons. Il n’empêche que la notion de « variable d’ajustement » n’est applicable qu’à l’employé: Bombardier (ferroviaire) est impliqué dans plusieurs scandales de corruption au Canada et en Corée, seuls les employés vont faire les frais des pertes de contrats consécutifs à ces malversations. Les dirigeants corrupteurs restent en poste. Et le phénomène n’est pas applicable qu’à Bombardier, il est universel dans ce monde bien-pensant!

        • Tout a fait d’accord avec vous. La seule variable d’ajustement appliquée dans l’ultra libéralisme actuel est le personnel… jamais les grand dirigeants (bonus, primes, stock options…) ou les actionnaires ne sont impacts par le redressement et c’est la le plus gros scandale, Le parfait exemple en est que 90% des dirigeants de banque US a la source de la crise financières de 2008 sont toujours en place et refont les meme erreurs !!!. Ec c’est un entrepreneur qui vous dit cela dont on ne peut pas me taxer de communiste ou autre stupide nom comme deja vu sur ce site.

          En ce qui concerne Bombardier, c’est malheureusement la répétition du meme cycle: on vire qq milliers de personne pour sécuriser le cours de l’action….

    • Vincent
      Publié le 15 mai 2015

      Pour partager des richesses, encore faut-il d’abord en créer !

      Or, je n’ai pas connaissance que ce soit les syndicats qui en créent.

      Tout faire péter ? En voilà une solution constructive !

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