Un technicien décède aspiré par le réacteur d’un A319 d’Air India

©Steven-Byles

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Un technicien au sol s’est fait happer par le moteur d’un avion d’Air India à l’aéroport Chhatrapati Shivaji de Bombay alors qu’il aidait depuis la piste à sortir l’avion de son point de stationnement. Les deux pilotes ont été mis à pied.

A 20h30 mercredi 16 décembre, l’A319 d’Air India à destination d’Hyderabad, avec environ 100 passagers à bord, quitte son point de stationnement. L’agent au sol participe au repoussage de l’avion quand les pilotes allument les réacteurs. L’homme près du réacteur droit ne s’est pas rendu compte à temps du danger. Il a été happé par le réacteur décédant instantanément.

La compagnie nationale indienne a exprimé sa tristesse et adressé ses condoléances à la famille du disparu. Les pilotes ont été suspendus le temps de l’enquête diligentée par la Direction générale de l’aviation civile indienne (DGAC).

Selon The Times of India, des sources proches de la compagnie affirment que l’avion avait des problèmes de groupe auxiliaire de puissance (APU) et que la procédure suivie par les pilotes pour allumer leurs réacteurs n’était pas conforme. Le syndicat de pilotes indien UPWA, suite à sa propre enquête auprès de collègues, a de son côté souligné plusieurs points importants. Tout d’abord, aucune cale n’avait été disposée après le repoussage. Ensuite, aucune autorisation n’avait été délivrée aux pilotes pour allumer les réacteurs. Il souligne un manque de coordination entre ceux-là et les techniciens au sol. « Les facteurs humains jouant un rôle important nécessite d’avoir de la patience, d’éviter la précipitation et de suivre les procédures opérationnelles », indique-t-il.

C’est la seconde tragédie de ce genre sur un aéroport indien. Ainsi, en 1995, un homme qui traversait une piste de l’aéroport d’Hyderabad avait été aspiré par le réacteur d’un avion qui venait d’atterrir et dont les réacteurs étaient toujours allumés. Ce n’était même pas un employé de l’aéroport mais un simple curieux qui avait obtenu un laisser-passer par un policier pour s’engager sur le tarmac avec sa mobylette. L’enquête a montré que ce policier négligent se trouvait être un parent proche.

http://www.air-journal.fr/2015-12-19-un-technicien-decede-aspire-par-le-reacteur-dun-a319-dair-india-5155354.html

Commentaire(s)

  1. SYJ

    Heureusement que ce n’était pas un GE90-115B avec ses 3.50 de mètres c’est tout le personnel qui y serait entraîné.. Sinon il est inadmissible qu’a son poste il ne sache pas qu’il est vivement déconseiller de se mettre devant un réacteur surtout quand celui ci est en marche mais le pire dans tout ça c’est qu’il s’est pas rendu compte du danger?!
    RIP a cette homme qui en a payé les conséquences personne ne doit perdre la vie de cette façon catastrophique.

    • BEN

      Lisez l’article : La victime n’est pas venue devant le reacteur en marche, c’est le réacteur qui a été allumé alors qu’elle était à proximité.
      C’est dingue d’être autant donneur de leçons face àun accident mortel..

    • Je pense que cette tragédie n’est pas forcément aussi simple qu’on peut puisse le penser le penser étént donné qu’il avait besoin d’un air start pour démarrer ces moteurs. Et, il y a peut être une incompréhension sur la marche à suivre pour la séquence de démarrage de moteur.

  2. Ce qui m’interpelle c’est que ce genre d’accident n’arrive pas plus souvent…Welcome to India! Ceux qui ont travaillé en Inde apprécieront!

  3. CADU

    Y a de la corruption avec la police aéroportuaire en Inde. Au passage « des sources proches … affirmENT ».

  4. Ramada

    RIP

    Par contre, désole, mais je suis mort de rire pour l’histoire de la mobylette qui circule sur la piste

  5. C’est une des tâches que je fais sur CDG avec les mêmes avions, et je trouve ça très bizarre ! Le moteur est au ralenti au moment du repoussage, il faut vraiment être collé à celui ci pour essayer de se faire aspirer ! Suicide ? Et je ne vois pas le rapport avec un licenciement des pilotes !! Ils ont fait leur travail normalement !

  6. Nous adressons nos plus vives condoléances à la famille du disparu. Merci de faire suivre.

  7. Nono le mecano

    Il est noté que les pilotes sont suspendus le temps de l’enquête et non pas licenciés…
    Quant au moteur, même au ralenti le zone d’aspiration est importante et être à 4 ou 5 mètres suffit à être happé
    Reste à savoir si les procédures ont été respectées: présence d’un homme au casque
    Accord de la tour et de l’homme au sol pour démarrer le moteur et beacon sur ON

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