Swiss remplacée par Eurowings à Genève-Cointrin ?

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Swiss, filiale du groupe allemand Lufthansa, pourrait se retirer de l’aéroport Cointrin de Genève pour cause de non-rentabilité ? La question est posée, selon le journal Le Matin Dimanche, qui a obtenu une copie d’un procès-verbal interne de la compagnie suisse.

« Malgré de notables efforts, l’objectif d’être rentable sur les vols courts n’a pas été atteint« , note le procès-verbal, indiquant que la maison-mère Luthansa étudie la possibilité de remplacer l’activité court-courrier de Swiss par sa filiale low cost européenne Eurowings. Des liaisons long-courriers, comme Genève-New York, seront maintenue. Lufthansa accorde une grâce à Swiss : une « amélioration significative de la rentabilité » doit être concrétisée d’ici 2018, sinon le projet d’Eurowings sera mis en oeuvre. Dans un premier temps, Swiss devrait réduire ses dessertes au départ de Genève-Cointrin de 40 à 30 pour réduire ses coûts d’exploitation.

A la publication de ce procès-verbal, Pierre Maudet, conseiller d’Etat genevois en charge de l’Economie, a réagi dans Le Matin Dimanche : si Swiss ne devait plus desservir Genève ce serait « une honte pour une compagnie qui porte les couleurs de la Suisse et une grave atteinte à son image« . Swiss représente 15% du trafic à Genève-Cointrin, la plateforme genevoise étant dominée par easyJet qui occupe 40% du trafic.

http://www.air-journal.fr/2016-08-21-swiss-remplacee-par-eurowings-a-geneve-cointrin-5168151.html

Commentaire(s)

  1. ca serait une grande déception pour le canton de Genève. Mais en même temps face à EZY, c’est dure de tenir la route. Wait and see.

  2. Oh!!!!!!!!!!
    Publié le 21 août 2016

    Ainsi, comme AF à Oaris, Swiss sera nombrilo-centree sur Zurich et ne desservira plus sa province….
    Qui l’eut cru!!!

  3. Oui mais comment expliquer que low-cost comme EZY peut multiplier les bases et que Swiss ne peut pas en maintenir 2? La est la vraie question.
    Sinon, remplacer LX par Eurowings serait sans doute le moins pire. Sauf pour le contribuable local qui a massivement mis la main à la poche. Après Bâle, au tour de Genève. Les Zurichois auront réussi à s’assurer l’exclusivité de la cie en demandant aux autres régiions de financer. Ça ressemble un peu à la France…

  4. Si la compagnie nationale, qui représente la Suisse, se fait éjecter de Genève par Lufthansa qui y placerait une compagnie étrangère low-cost, ça serait un coup de tonnerre en Suisse. Cela pourrait être perçu par les Suisses francophones comme une mise à l’écart et risque de réveiller des tensions entre romands et alémaniques.
    Ça vous paraît ridicule, vous diriez « mais Business is Business » mais il faut se mettre à la place du Romand !

  5. Publié le 21 août 2016

    Oui la vraie question est comment se fait-il qu’il y a de telles differences de couts? Il ne me semble pas que les conditions du personnel navigant soient specialement defavorabkes chez Easy Swiss. Tres certainement mailleures d’ailleurs. Est-ce que l’on est pas entrain de faire du dumping comme d’habitude avec des compagnies pas soumises aux memes regles comptables?

  6. Publié le 21 août 2016

    Cette compagnie n’est plus suisse pour moi si elle ne dessert plus geneve c’est une honte de ne plus desservir la suisse romande et son aeroport qui fut un temps le plus grand de Suisse

  7. Publié le 21 août 2016

    Si les Genevois préfèrent voler avec une lowcost plutôt qu’une compagnie traditionnelle (voir les parts de marché respectives d’Easyjet et de Swiss), il paraît assez logique que Swiss et le groupe Lufthansa en tirent toutes les conséquences et y installent Eurowings pour répondre aux attentes des Genevois.

    Au passage, ce ne serait pas idiot que AF-KLM arrive aux memes conclusions et y implante une base de Transavia sans attendre que Eurowings y soit déjà (d’autant plus que l’aéroport de Genève est une porte d’entrée importante des Alpes françaises en saison hivernale, marché sur lequel AF-KLM est relativement discret aujourd’hui)

  8. jean-luc
    Publié le 21 août 2016

    Oui mais qui veut voler en Avro sur certaines destinations ? Le 319 ne rapporte plus rien et devrait être retirer et remplacé par les CSeries

  9. Swissair s’était déjà en son temps retiré de Genève au profit de Crossair…qui est devenue Swiss.
    Cela dit d’une manière globale , la tendance est à l’abandon des aéroports secondaires par les majors aux profits des low-costs et cies régionales .

    • Et pendant ce temps là... - 21 août 2016 à 16 h 07 min
      Et pendant ce temps là...
      Publié le 21 août 2016

      …certains en sont encore à réclamer que AF leur ouvre à la pelle des liaisons directes-non stop-fréquentes-en MC comme en LC au départ des diverses villes régionales françaises…

  10. Publié le 21 août 2016

    A l’inverse du [i]Diner de Cons[/i], ce n’est pas le stratège qu’il faut remplacer, mais la stratégie.

    U2 s’est construit son image sur des années, en se développant petit à petit sur des axes porteurs, pour ensuite aller stimuler des marchés complètement dévolus au transport terrestre (La Rochelle par exemple). Sans réelle concurrence, la compagnie a largement eu le temps de tisser sa toile, ajoutant chaque saison/année une machine en plus. Et surtout, elle mets de la fréquence quand c’est nécessaire, s’adapte parfaitement à la saisonnalité ainsi qu’à tous les congés/vacances spécifiques au marché local.

    Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que tout ceci a débuté en ….. 1998, soit il y’a 18ans !

    Il faut donc arrêter de rêver, ce n’est pas en 2 ans avec 4-5 machines que le paysage local sera révolutionné. Comme disait un politique en France à propos d’un candidat trop remuant « Ca m’en touche une sans faire bouger l’autre ». LX ne parviendra jamais à enrhumer U2 sur les routes qu’elle essaie de conquérir.

    Et placer EW comme nouveau transporteur low-cost ne serait pas se tirer une balle dans le pied, mais un obus dans la tronche. On ne fait pas de lessive avec l’eau des égouts, ce n’est donc pas en remplaçant le brand (totalement inconnu ici) sur les 4-5 machines dévolues à cette petite gueguerre que le groupe va remporter la bataille de la suprématie.

    C’est donc bel et bien la stratégie qu’il faut changer, et se concentrer sur ce qui fait la force de Genève, la haute contribution ! Et tant pis pour Porto, Lisbonne, Rome, Madrid et Nice et leurs quelques fréquences hebdomadaires tentant de lutter contre des concurrents autrement mieux aguerris !

    La seule réussite de la compagnie helvétique sur ce segment depuis 3 ans, c’est le remplacement de LH vers MUC. Là on se trouve sur un secteur de vol court, mais avec une grosse contribution, de 3 à 4x supérieure à un OPO par exemple (secteur de vol pourtant 3x plus long).

    Il faut donc beaucoup moins s’éparpiller, et se concentrer sur ce qui rapporte.

    Il y’a pas mal de routes opérées par une unique compagnie, qu’elle soit X, Y ou Z, et qui ne souffrent d’aucune concurrence directe (et même indirecte sur certaines d’entre-elles).

    Aller chercher la clientèle loisirs/ethnique basse contribution peut faire partie intégrante de la stratégie, mais ne doit en aucun cas en être le centre !

    Il y’a de nombreux aéroports ouverts H24, voler en dehors des heures de bureau n’est semble-t-il pas possible pour nos forces armées, mais reste tout à fait envisageable pour notre compagnie nationale ! La clientèle basse contribution n’y verra pas de problème si on lui propose le tarif adéquat, en haute saison. Ca permet également d’amortir plus rapidement les appareils et les équipages en maximisant leur utilisation.

    Faudrait peut-être y réfléchir…

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