Transavia et le bleisure des voyageurs d’affaires

air-journal_Transavia nouvelle image©Studio Dumbar

À l’occasion du lancement de sa campagne d’affichage #Work&Fun, la compagnie aérienne low cost Transavia s’est intéressée aux nouveaux usages des voyageurs d’affaires. Son étude révèle notamment qu’un voyageur pro sur deux profite systématiquement de ses déplacements professionnels pour faire du tourisme, selon une tendance émergente : le ‘bleisure’, qui consiste à allier business et loisir.

La filiale d’Air France-KLM spécialisée dans le vol pas cher publie le 2 septembre 2016 le résultat d’une étude menée avec l’Institut CSA, et en tant que première low cost à l’aéroport de Paris-Orly affirme accompagner le bleisure (contraction de ‘business’ et ‘leisure’) « avec pour ambition de se positionner comme un partenaire des start-ups, TPE et PME pour leurs déplacements en Europe ». Il en ressort que si la frontière entre vie personnelle et vie professionnelle devient de plus en plus ténue, il est un secteur où cette tendance se ressent particulièrement : le déplacement professionnel. Transavia révèle en effet dans sa nouvelle étude que 85% des voyageurs d’affaires ont déjà profité de leurs déplacements pour faire du tourisme ; un voyageur sur deux le fait même systématiquement. Des chiffres qui mettent en lumière l’importance grandissante de la nouvelle pratique qu’est le bleisure. Si la pratique vise à se démocratiser dans les années à venir, elle est déjà admise dans les mœurs des entreprises françaises : 78% des salariés n’ont pas peur de dire qu’ils prennent du temps personnel durant leurs déplacements pros. Un brouillage des frontières qui s’opère dans les deux sens, puisque 76% des sondés répondent à leurs mails et appels pros en dehors des horaires de travail. « Que ce soit pour découvrir la ville : son patrimoine, sa culture, sa gastronomie, sa vie nocturne… ou tout simplement pour se détendre, prendre du temps pour soi lors d’un déplacement professionnel est devenu possible », précise Transavia.

Une flexibilité qui permet aux voyageurs d’affaires d’être moins stressés (45% d’entre eux se disent sereins durant leurs déplacements), et ainsi plus productifs. Grâce au développement de l’Internet mobile qui leur permet de rester connecté 24h/24, ceux-ci n’ont plus besoin de rester enfermés dans un bureau pour travailler. À l’hôtel (pour 66% d’entre eux), au café/restaurant (25%) ou dans les espaces de co-working (7%), smartphone en main et dossiers dans le cloud, « ces nouveaux ‘aventuriers’ travaillent comme ils vivent : sans frontière ni temps mort ». Et afin d’optimiser au mieux leur emploi du temps, ils organisent souvent eux-mêmes leurs déplacements (billets d’avion, hébergement et déplacements sur place). Un séjour planifié notamment grâce aux applications mobiles : optimiser ses déplacements sur CityMapper, repérer les lieux sur Google Street View, réserver son appartement sur AirBnB, commander son Uber… La nouvelle génération de voyageurs d’affaires « est totalement indépendante ».

air-journal_Transavia planes2Start-ups, TPE et PME à l’heure de l’ultra-mobilité

Forte de son réseau de destinations aussi bien business que loisir, avec aller-retour possible dans la journée et des horaires attractifs, Transavia compte bien prendre l’avantage sur cette cible à fort potentiel. La compagnie a par ailleurs enregistré une part de voyageurs d’affaires élevée sur certaines lignes au premier semestre 2016, notamment sur ses vols Paris – Amsterdam (20%) et Paris – Madrid (15%). « Le bleisure est une tendance que Transavia a bien identifiée et dans laquelle nous souhaitons nous inscrire. Les déplacements professionnels représentaient 10% du trafic global de la compagnie en 2015. Notre ambition est d’atteindre 15% d’ici la fin de l’année. En effet, nous adaptons en continu notre offre aux voyageurs d’affaires des start-ups, TPE et PME afin de répondre au mieux à leurs attentes », précise Hervé Kozar, Directeur Général Adjoint Commercial de Transavia France.

Présente sur l’ensemble des canaux de distribution utilisés par la clientèle professionnelle (site web, Global Distribution System, sites de réservation des entreprises), la compagnie aérienne ne cesse de densifier et diversifier son réseau. Elle est aujourd’hui présente sur les 10 destinations les plus plébiscitées par les voyageurs d’affaires (sans assistance, sans service intranet) : Munich, Amsterdam, Londres, Dublin… Transavia a également développé différentes offres tarifaires pour répondre aux besoins de chacun et propose dans son offre Max les indispensables des voyageurs d’affaires : changement de billet sans frais, 2 bagages en cabine, billet coupe-file, embarquement prioritaire et siège à l’avant.

air-journal_Transavia bleisure affairesTransavia lance le 5 septembre 2016 #Work&Fun : une campagne d’affichage dédiée à ceux qui profitent de leurs déplacements professionnels pour découvrir la destination qui les accueille, réalisée par l’agence Les Gaulois. « On constate une véritable évolution des habitudes des voyageurs d’affaires. Mais c’est tout notre rapport au travail qui évolue : la frontière entre vie personnelle et vie professionnelle devient de plus en plus floue. Si l’on accepte sans rechigner de répondre à un mail pro le soir ou le week-end, on trouve de plus en plus légitime de profiter au détour d’un séminaire à Dublin ou d’un rendez-vous à Amsterdam. Un état d’esprit qui colle parfaitement à celui de Transavia et que nous souhaitons donc soutenir à travers cette nouvelle campagne d’affichage », déclare Hervé Kozar. Jusqu’au 23 septembre 2016 à Paris, Nantes et Lyon, les Français peuvent découvrir cette campagne « ingénieuse et amusante, qui capitalise sur un gimmick visuel éprouvé par les touristes du monde entier… alors pourquoi pas, par cette nouvelle génération de voyageurs d’affaires ».

L’étude CSA pour Transavia a été menée en juillet 2016 auprès d’un panel de 304 voyageurs d’affaires français âgés de 25 à 55 ans et ayant effectué au moins un déplacement professionnel en avion (en France et/ou à l’étranger) au cours des 12 derniers mois.

http://www.air-journal.fr/2016-09-02-transavia-et-le-bleisure-des-voyageurs-daffaires-5168827.html

Commentaire(s)

  1. Ole voyageur d’affaire qui peut se permettre de faire aussi du tourisme a bien de la chance. Je me déplace une fois par semaine au minimum et je ne peux pas me promener car pas le temps.

  2. Pet

    Quelle blague!!!
    En arrivant, del’aéroport vers mon hotel/rendez vous, je regarde par la fenêtre. Le soir, pour me changer les idées, je dine hors de l’hotel. Alors, je dois être un super touriste. Gros consommateur de nuitées d’hôtel, transports, restaurants.
    Dire que je profite de mes voyages pro pour faire du tourisme? Ça ne m’est jamais arrivé. Je n’en ai pas le temps, ni l’état d’esprit durant mes voyages de travail.
    Toutes ces brillantes études omettent un point: l’invasion du temps de travail dans la vie. Un « cadre » est annualisé. Bye bye 35 heures, rtt, horaire 9.00/17.00. Le poids du job oblige à une présence dont la plage horaire s’allonge sans fin. Rester à l’écoute, presque sur le qui vive, n’est pas être disponible pour du tourisme.

    Le Bleisure vient d’un fait. Le voyageur pro consomme bcp de prestations et il paie. On n’est pas à une semaine tout compris à 355 euros, mais bien au delà. Le marché « Affaires » c’est du lourd.
    Comme ce voyageur est censé avoir les écoutilles bien ouvertes (job), pourquoi ne pas en profiter et lui fourguer qques prestations supplémentaires.
    En Europe, certaines villes savent très bien faire ça: Paris, Londres, Amsterdam, Venise ( au point qu’il soit difficile d’y travailler !!) par exemple.
    Qu’une cie s’intéresse à ce marché, très bien. Mais ici, l’idée va encore renforcer celle, naïve, qu’un voyageur pro passe sa vie dans des palaces, entre deux avions en F etc… Bref du James Bond.

    Je ne suis pas preneur de ces prestations. Mon unique objectif, quand le deal est terminé, est d’attrapper le premier avion en retour.

    Il m’est arrivé à deux reprises en 25 ans de visiter par la suite des pays ds lesquels je m’étais rendu pour mon travail. Sinon, les deux moments sont très hermétiquement séparés.

    • Anto95

      Ben ça dépends.

      Lors du 6eme voyage d’affaire à Birmingham en 6 semaine, j’ai réussi à prendre un vol retour le jeudi après midi et donc à visiter la ville le jeudi matin.

      Après 4 jours au Portugal, je suis resté le samedi et ai pris le vol retour le dimanche matin.

      Le temps est dur à trouver, mais pas impossible.. surtout sur des destinations plus lointaines.

    •  » Mais ici, l’idée va encore renforcer celle, naïve, qu’un voyageur pro passe sa vie dans des palaces, entre deux avions »
      Comme le personnel navigant, alors?

  3. un plus de 3000 h de vol - 2 septembre 2016 à 17 h 38 min
    un plus de 3000 h de vol

    Si tu peux …vas-y!..comme dirait Gérard Feldzer….
    Durant mes 40 années de déplacements …pour affaire , j’ai eu maintes fois l’occasion de mêler l’utile à l’agréable …
    Un exemple parmi d’autre me revient à l’esprit …
    Devant rentrer un vendredi en fin de journée de Chennaï sur Lyon (via Delhi et Paris ) … j’ai pris la chance à Delhi de sauter dans un avion d’Indian Airlines pour Kathmandu , puis le lendemain un vol sur Lukla et survol de l’Everest , suivi d’un retour sur Delhi puis la France …me permettant d’être au boulot le Lundi Matin ..
    NEPAL Express en 36 h chrono…!

    • swissCoom

      ouh la la… j en suis tout epaté…quel besoin de reconnaissance pour ecrire ça ici…la mythomanie c est comme la prostate

      • un plus de 3000 h de vol - 3 septembre 2016 à 11 h 13 min
        un plus de 3000 h de vol

        Un salut à notre citoyen Helvétique en lui précisant que tout est vrai ..mais que lui n’a peut être voyagé qu’en voyage organisé…et je précise que côté prostate tout va bien

  4. C’est pas nouveau que y’a plein de pro qui profitent d’un petit week end après un sales meeting bidon.

  5. Chapelain

    Transavia devrait donc abandonner nos couteux aéroports départementaux pour les vingt grands aéroports régionaux. Pour le bien de nos finances régionales de notre économie nationale.

  6. Une hypothèse: les voyageurs d’affaires qui s’expriment ici n’ont pas le temps de faire du tourisme à l’occasion de leurs déplacements professionnels car ils consacrent l’essentiel de leur temps libre à participer compulsivement aux forums de discussion sur Air Journal et ailleurs. En ce cas, il s’agit d’un choix et non d’une contrainte.

    Personnellement, chaque fois que c’est possible, j’essaie d’effectuer mes déplacements professionnels en fin de semaine, afin de profiter du week-end qui suit. Mais je conçois que cette option dépend aussi des contraintes familiales, qui ne sont pas les mêmes pour tous.

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