Crash du vol MH370 : un deuxième débris formellement identifié

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Les autorités malaisiennes et australiennes ont confirmé qu’un débris d’aile retrouvé en Tanzanie en juin dernier provient bien du Boeing 777-200ER de la compagnie aérienne Malaysia Airlines, disparu le 24 mars 2014 avec 239 personnes à bord.

Une suite de numéros prouve de façon formelle selon le JACC australien, en charge des recherches, que le volet retrouvé fin juin dans l’île de Pemba en Tanzanie provient bien du 777-200ER immatriculé 9M-MRO, qui reliait sa base de Kuala Lumpur à l’aéroport de Pékin avant de disparaitre quelque part dans l’Océan Indien. Ces numéros sur une section interne d’un volet de l’aile droite, accompagnés de la date de production par Alenia (janvier 2002), permettent de porter à deux le nombre de débris identifiés sans le moindre doute comme provenant du vol MH370 (le premier était le flaperon récupéré dans l’île de la Réunion fin juillet 2015), trois autres ayant été déterminés par les enquêteurs comme provenant de façon « quasi-certaine » du Triple Sept de la compagnie nationale malaisienne.

Cette identification n’empêche pas la poursuite des analyses du volet, pour tenter de déterminer sa position quand il a été arraché du reste de l’aile – et donc fournir des indications sur les circonstances du crash.

Un nouveau débris semblant provenir d’un avion, retrouvé lui aussi par Blaine Gibson cette fois à Madagascar, a été remis lundi aux autorités australiennes ; il semble porter des traces de feu, ce qui rendrait crédible l’une des hypothèses expliquant la disparition du vol MH370 – un incendie qui aurait entrainé l’incapacité des pilotes.

Trente mois après la disparition du Boeing de Malaysia Airlines, les recherches se poursuivent dans l’Océan indien pour tenter de localiser l’épave. Un communiqué de l’ATSB (Australian Transport Safety Bureau, équivalent australien du BEA français) le 14 septembre indique que plus de 110.000 km² de fonds marins ont été scannés jusque là sur les 120.000 km² de la zone de recherche, sans pouvoir localiser l’épave. Le Fugro Equator est reparti de Freemantle le 8 septembre pour rejoindre cette zone, tandis que le navire chinois Dong Hai Jiu 101 est au port, attendant une amélioration de la météo pour en faire de même. Rappelons que les recherches s’arrêteront a priori fin décembre si rien n’est retrouvé dans la zone en question – sauf si de nouveaux éléments « crédibles » sur la localisation du 777 surgissent. Les enquêteurs pensent que l’endroit où les divers débris ont été retrouvés est cohérent avec la modélisation des courants marins entre la zone de recherche et l’Afrique.

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http://www.air-journal.fr/2016-09-16-crash-du-vol-mh370-un-deuxieme-debris-formellement-identifie-5169446.html

Commentaire(s)

  1. On espère que dans quelques décennies on aura récupéré assez de morceaux du vol MH370 dans le sud de l’Océan Indien..(ou plus au nord? )pour confirmer tel ou tel scénario , de l’incendie à bord ( Piles Lithium-ion en soute?) , crash volontaire , détournement suivi d’une bavure , ou tout autre… la déclassification d’éventuels documents Malais, Australiens Chinois ou ….Américains n’arrivant que plus tard de toute façon ……
    Dans l’attente, une nouvelle pensée pour les passagers et le familles dans le deuil …RIP

  2. Mnbee

    Une pensée sincère pour les familles …

    Rip

  3. Tout est dans ce bouquin sorti en début d’année: Sans retour- le détroit du sixième degré (A… comme Ama… / F… comme Fna). Un bon polar, très cohérent.

  4. jvs

    Retrouver l’épave oui mais arriver à connaitre la cause essentielle de l’accident, je crains que non.

  5. Étonnant, non que l’on retrouve des morceaux, identifiables, toujours dans le même coin ! RIP aux familles.
    Je doute que l’affaire soient déclassifiée par la CIA.

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