Trafic normal en Irlande après la fermeture de six aéroports ce matin mais le volcan menace désormais le Portugal et les vols reliant l’Europe à l’Amérique du Nord. Les compagnies aériennes conseillent vivement aux passagers de se tenir au courant de la situation et de l’évolution du nuage. L’activité du volcan avait diminué mais depuis jeudi l’Eyjafjöll est à nouveau entré dans une phase explosive entraînant la formation d'un énorme nuage qui grossit et s'élève heure après heure. Ce nuage avait provoqué, vendredi matin, la fermeture de six aéroports irlandais mais les restrictions ont été levées assez rapidement en début d’après-midi. Pour le moment le trafic est également normal dans l’espace aérien français. Selon Météo-France, le nuage de cendres est passé ce vendredi au large des côtes ouest de la France. Pour le week-end, "la situation météorologique va rester favorable au maintien du panache sur l'Atlantique mais on va surveiller sa progression vers le sud" ont déclaré les météorologues. Situation différente cependant pour l'espace aérien portugais. Le nuage de cendres porté par des vents du nord suscitait davantage d'inquiétudes. Attendu dans l'espace aérien portugais avant la fin de la journée, notamment au nord de Lisbonne, le nuage allait rendre la zone dangereuse. Les conséquences de ce nuage ne devraient toutefois être limitées qu’à "une petite zone" et n'entraîner que des "changements de route". Enfin, l'agence de contrôle aérien européenne Eurocontrol, chargée de définir les itinéraires des compagnies aériennes, avait annoncé qu'elle songeait à modifier le trajet des vols reliant l'Europe et l'Amérique du Nord afin d'éviter le nuage. Eurocontrol a prédit que les concentrations de cendres à l'ouest et au nord-ouest de l'Irlande pourraient poser un risque pour les vols transatlantiques, du fait de la convergence des cendres à 10,5km d'altitude pour la première fois depuis le début des perturbations aériennes le mois dernier. Le nuage était jusqu'à présent resté sous les 6 kilomètres d'altitude.