Sept postes sont menacés à l’aéroport de Calvi, où la compagnie aérienne Air France envisage de fermer son comptoir dès avril. La confirmation devrait tomber le mois prochain. La direction régionale d'Air France a confirmé le 28 janvier 2017 à Corsinfo.net que la fermeture de son comptoir à l’aéroport de Calvi-Sainte Catherine « figure bien dans ses projets », la décision finale devant être prise en mars lors du Comité d'entreprise. La compagnie affirme que « tout sera mis en œuvre pour que les 7 employés concernés soient reclassés », une solution au cas par cas devant être proposée. La fermeture du comptoir est justifiée selon elle par le « petit nombre » de billets d’avions qui y sont émis ; le comptoir serait déficitaire « depuis longtemps », et la situation ne saurait « perdurer ». Cette fermeture était évoquée depuis 2014, quand une rumeur similaire à Bastia avait poussé la CGT à déclencher des mouvements de grève dans les deux aéroports. Dans une longue lettre envoyée au site d’information, les employés du comptoir d’Air France ont réagi, précisant que la direction parle de « reclassement, certainement sous forme de mutations dans d'autres services, en Corse si possible ou sur la Côte d'azur ». Ils seraient « une grande majorité » à vouloir refuser toute mutation géographique en raison de leur vie de famille. Ils veulent aussi dénoncer un « double discours » qui a toujours insisté sur le service à la clientèle et la gestion des problèmes, très nombreux à Calvi « du fait de la configuration de la piste et des épisodes météo extrêmes » ; un service qui disparaitrait sans présence humaine. La direction pousserait aussi selon eux à une utilisation maximum de son site internet en imposant des frais de services « de cinq à dix fois plus chers au comptoir que sur le net », ou ne permettant plus aux agents de gérer « les ventes à distance par carte bancaire ». Cette politique commerciale prouverait selon les employés qu’Air France « cherche simplement à limiter ses coûts, ce qui est certes compréhensible dans un environnement concurrentiel acharné », mais serait un non-sens quand le nombre de passagers à Calvi « est en constante augmentation » et que la haute-saison s'étale désormais d'avril à octobre « du fait du développement exponentiel des résidences secondaires ». Pas de menace de grève pour l’instant, mais ces employés concluent leur lettre en expliquant que les « salariés ne sont pas flexibles à l'infini et leurs familles non plus... Tout élastique a ses limites ».