Airbus ouvre aujourd’hui en Chine un centre de finition pour gros porteurs, un investissement qui pourrait représenter un nouvel argument de vente pour l’avionneur face à son concurrent Boeing sur le marché chinois. Airbus disposait déjà depuis 2008 d’une chaîne d’assemblage pour monocouloirs A319 et A320 à Tianjin, ville portuaire à 150 km de Pékin. Cette implantation à Tianjin a aidé le groupe Airbus à doubler sa part de marché en Chine d’environ 25% à 52% en une décennie. C’est sur ce même site que va être accueillie un « centre de finition » pour long-courriers A330. Construit en 18 mois, il livre aujourd’hui son premier appareil à la compagnie locale Tianjin Airlines. Sur le marché chinois, Airbus fait jeu égal avec Boeing, ce centre de finition dans lequel l’avionneur a investi 200 millions d’euros peut servir de « levier » pour séduire les compagnies locales. Il réceptionnera notamment des A330 venus de France et en assurera l’aménagement des cabines et les peintures extérieures, deux appareils en sortiront chaque mois. Un des objectifs de l'avionneur européen est notamment de constituer progressivement des partenariats avec des équipements chinois pour l’instant absents des catalogues Airbus. Pour sa part, Boeing ouvrira l’an prochain son propre centre de finition pour monocouloirs B737 à Zhousthan. Mais Airbus restera le seul à posséder une ligne d’assemblage dans le pays.