Les compagnies aériennes CSA Czech Airlines et Smartwings ont demandé un moratorium sur le remboursement de leur dette, une nouvelle loi de République Tchèque leur permettant de passer ainsi le plus fort de la pandémie de Covid-19. Les vols ne sont pas affectés.

Basée à l’aéroport de Prague-Vaclav Havel, les deux filiales du groupe SmartWings ont déposé le 26 aout 2020 une demande de protection au nom de la loi Lex-COVD, qui permet aux entreprises de reporter le paiement de leur dette afin d’alléger l’impact de la crise sanitaire. La compagnie nationale et la low cost « étaient en bonne santé avant la pandémie », explique un communiqué, et elles comptent poursuivre leurs opérations habituelles, ayant déjà « repris les vols réguliers et relancé des routes supplémentaires, compte tenu de la situation épidémiologique et des restrictions de voyage dans les destinations respectives ».

Ni l’une ni l’autre n’ont à ce jour bénéficié d’une aide d’Etat, la République Tchèque ayant attendu la deuxième quinzaine de juillet pour dévoiler un programme d’aide aux entreprises affectées par la pandémie. CSA et Smartwings ont l’intention de demander un prêt, mais le processus de demande de prêt est « long et compliqué », ce qui a rendu le recours au moratoire indispensable. 

Le groupe Smartwings « a mis en œuvre des mesures de restructuration pour réaliser des économies et des économies opérationnelles. Le moratoire extraordinaire n’est qu’une mesure temporaire qui accorde le temps dont CSA et Smartwings ont besoin pour atteindre leur stabilité financière, en coopération avec les banques de financement, les loueurs d’avions et d’autres créanciers. Nous pensons que les mesures que nous prenons aujourd’hui nous aideront à surmonter avec succès cette crise sans précédent », a déclaré Jiri Simane, président du conseil d’administration du groupe.

La compagnie de l’alliance SkyTeam et la low cost doivent déjà licencier près de 600 employés d’ici février prochain sur un total d’environ 2500, dont plus de la moitié chez les pilotes, hôtesses de l’air et stewards selon le syndicat de PNC OOPL. Le groupe avait transporté 9,6 millions de passagers en 2019, assurant un tiers du trafic dans la capitale tchèque. Par rapport à l’année dernière, son trafic a diminué de 95% entre avril et juin, puis de 80% en juillet et aout.

Ca chauffe pour CSA Czech Airlines et Smartwings 1 Air Journal

©Smartwings