Un Boeing 777-300ER d’Air Austral frappé par la foudre à l’approche de Bangkok a cloué au sol la rotation retour vers La Réunion, laissant plusieurs centaines de passagers en attente d’une solution de rapatriement. L’appareil, immobilisé pour inspections techniques, a toutefois assuré son atterrissage sans incident.
Jeudi 8 janvier 2026, un 777 de la compagnie réunionnaise Air Austral reliant Saint-Denis à Bangkok a été touché par la foudre environ une heure avant son arrivée, alors qu’il survolait le nord de la Malaisie, confirme la compagnie. L’avion a poursuivi son approche et s’est posé normalement à l’aéroport international Suvarnabhumi, où il a été immédiatement immobilisé par mesure de précaution. Air Austral rappelle que « l’appareil est conçu pour résister à ce type de phénomène », les gros-porteurs étant équipés de systèmes de protection spécifiques contre les décharges électriques atmosphériques. Les impacts de foudre sur avions commerciaux restent rares à l’échelle du trafic mondial et entraînent le plus souvent des inspections structurelles et électriques plutôt qu’une situation d’urgence en vol.
Inspections techniques et carlingue sous surveillance
À Bangkok, une série de contrôles est en cours sur la cellule et les systèmes du Boeing afin d’écarter tout risque avant une remise en ligne éventuelle. « La carlingue de l’appareil a pu être touchée » et doit être examinée par les équipes techniques, précise la compagnie, qui ne donne pas encore de calendrier de remise en service. Tant que ces vérifications ne sont pas achevées et validées, le Boeing ne peut pas assurer le vol retour UU888 Bangkok–Réunion, ce qui a provoqué un effet domino sur le programme de vols. Entre 300 et près de 400 passagers se sont ainsi retrouvés bloqués au terminal de Suvarnabhumi, selon les médias locaux et Réunion La 1ère. Air Austral indique avoir déclenché une cellule de crise afin de « trouver des solutions de transport » pour ces clients impactés.
La compagnie affirme avoir pris en charge les passagers, notamment par un hébergement à l’hôtel et une assistance sur place, le temps d’identifier un avion de substitution ou d’éventuels réacheminements via d’autres transporteurs. Certains voyageurs cités dans la presse réunionnaise font état d’« inquiétude » et d’incertitude sur la date exacte de retour, dans un contexte de forte fréquentation des vols dans l’océan Indien et en Asie du Sud-Est.

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