Un passager de 80 ans a tenté d’embarquer dans un avion avec sa femme morte, assise dans un fauteuil roulant, à l’aéroport de Tenerife Sud, dans les îles Canaries. L’affaire rappelle un autres cas récent en Espagne, où une famille britannique a voyagé avec une proche décédée sans que cela soit immédiatement détecté.
Les faits se sont déroulés au terminal de Tenerife Sud, l’un des principaux aéroports touristiques des Canaries, le 13 janvier 2026. Le couple devait prendre un vol vers son pays d’origine au départ d’un vol international lorsque le passager est arrivé au contrôle de sécurité en poussant sa femme, 75 ans, dans un fauteuil roulant. Au premier abord, rien n’a alerté les agents de sécurité, habitués aux voyageurs à mobilité réduite. C’est en passant le portique que l’un d’eux remarque que la femme ne réagit à aucun stimulus. « Quand l’agent lui a pris la main, il a constaté qu’elle était froide et qu’elle ne respirait plus », rapporte le média local Canarian Weekly.
Les services médicaux et la Guardia Civil sont immédiatement appelés sur place. Les secours ne peuvent que constater le décès, survenu plusieurs heures auparavant selon les premières constatations. Le protocole pour la découverte d’un corps dans un aéroport est alors déclenché. La zone est bouclée, les passagers tenus à distance, et le vol retardé dans l’attente des examens médico-légaux. « Les procédures d’urgence ont été activées et une enquête a été ouverte », indiquent les autorités espagnoles.
Le passager octogénaire affirme d’abord que sa femme est morte peu de temps avant, dans l’enceinte de l’aéroport. Selon certains employés aéroportuaires, il aurait cherché à mettre en cause les installations de Tenerife Sud, ce que les enquêteurs vérifient désormais. Les autorités doivent encore déterminer si le mari savait que sa femme était déjà décédée lorsqu’il a tenté de passer les contrôles. « À ce stade, il n’y a pas d’élément indiquant une intervention criminelle », précise une source proche de l’enquête au site Guide Canary Islands, évoquant une mort « vraisemblablement naturelle » et déclinant de donner la nationalité du couple.
La grand-mère morte à Malaga
Ce fait divers fait écho à un autre incident récent survenu à l’aéroport de Malaga, sur la côte andalouse. Une famille britannique avait été accusée d’avoir embarqué une grand-mère de 89 ans décédée sur un vol easyJet à destination de Londres, en la présentant comme une passagère simplement « très fatiguée ». Selon des témoins, les proches affirmaient qu’« elle dormait » et qu’« elle était suivie médicalement », alors qu’elle semblait inerte. La grand-mère sera finalement déclarée morte à bord, peu avant le décollage, après l’intervention des secours. « Elle a été déclarée décédée dans l’avion qui devait partir peu après », a confirmé un porte-parole de la Guardia Civil.
Ces affaires soulèvent des interrogations sur les contrôles médicaux et la capacité des compagnies aériennes et des aéroports à repérer des situations extrêmes, parfois liées à la vulnérabilité de personnes âgées ou gravement malades. Dans le cas de Malaga, la passagère octogénaire disposait même d’un certificat d’aptitude à voyager, selon la compagnie aérienne easyJet.
Ces malheureux incidents mettent aussi en lumière la détresse et parfois la confusion des familles face à un décès survenu loin du domicile, entre le choc, la volonté de rentrer coûte que coûte et le coût élevé d’un rapatriement de corps. « Nos pensées vont à la famille de la cliente qui est malheureusement décédée », a souligné easyJet à propos du décès à Malaga.

Tenerife Sur @Aena
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