Un petit avion de ligne de la compagnie publique colombienne Satena s’est écrasé mercredi 28 janvier 2026 dans une zone montagneuse du nord-est de la Colombie, faisant 15 morts, sans aucun survivant, ont confirmé les autorités et la compagnie aérienne. Parmi les victimes figurent le député Diógenes Quintero, figure des « sièges de la paix » au Parlement, et le candidat au Congrès Carlos Salcedo.
Le Beechcraft 1900D assurait une liaison intérieure entre Cúcuta et Ocaña, dans le département de Norte de Santander, proche de la frontière vénézuélienne, un trajet d’environ quarante minutes, lorsque l’appareil a disparu des écrans radars quelques minutes avant son arrivée prévue. L’accident s’inscrit dans une région marquée à la fois par un relief difficile pour l’aviation régionale et par des décennies de conflit armé.
L’appareil impliqué est un Beechcraft 1900D, biturbopropulseur de 19 places largement utilisé dans le monde pour les dessertes régionales et les vols de service public. Selon les registres spécialisés, l’avion, immatriculé HK-4709, affichait plus de 30 ans et avait connu plusieurs opérateurs nord-américains avant son entrée dans la flotte de Satena au début des années 2010.
Un impact en zone montagneuse, aucune balise d’urgence activée
Les équipes de recherche, mobilisées par l’aviation civile colombienne et le ministère des Transports, ont localisé les débris dans un secteur escarpé connu sous le nom de Curasica, sur la commune de Playa de Belén, dans le département de Norte de Santander. « Les équipes de secours ont localisé le site du crash et ont “malheureusement confirmé qu’il n’y avait aucun survivant », a indiqué le ministère des Transports.
Selon Satena, « le dernier contact avec le contrôle aérien est intervenu quelques minutes après le décollage », après quoi l’avion n’a plus répondu. La compagnie a ajouté que la balise de détresse de l’appareil ne s’était pas déclenchée, ce qui pourrait compliquer la reconstitution précise des dernières minutes du vol. Sur les images diffusées sur les réseaux sociaux et par la presse locale, l’avion apparaît largement disloqué, seuls la dérive et une section arrière du fuselage restant plus ou moins intactes, typiques d’un impact violent en terrain accidenté.
Les causes de l’accident restent inconnues et font l’objet d’une enquête de l’autorité de l’aviation civile colombienne (Aerocivil), qui devra analyser les paramètres de vol disponibles, l’éventuelle présence d’enregistreurs et les conditions météorologiques au moment du drame. Les enquêteurs devront aussi déterminer si des facteurs liés à l’âge de l’appareil, à la maintenance, à la topographie ou à d’éventuelles erreurs humaines ont contribué au crash, même si aucun élément ne permet à ce stade de privilégier une hypothèse.
Satena est une compagnie publique colombienne, majoritairement détenue par l’État, dont la mission est d’assurer la connectivité des régions isolées vers les grands centres urbains. Historiquement, la compagnie est considérée comme sûre : son dernier accident mortel remontait à plus de trois décennies, de nombreux pilotes étant issus de l’aviation militaire.
La disparition de Diógenes Quintero intervient alors que la mise en œuvre de l’accord de paix reste fragile et que la région de Catatumbo demeure l’une des plus instables du pays, avec la présence de groupes armés et un fort enjeu autour des cultures illicites. Cette collision entre enjeux de sécurité aérienne, désenclavement des territoires et représentation politique des victimes du conflit confère à l’accident une portée symbolique particulière, au-delà de la tragédie humaine immédiate.
#ATENCIÓN. Se conocen las primeras imágenes del avión de Satena accidentado en zona rural del mpio/Hacarí, cuando cubría la ruta Cúcuta–Ocaña. La aeronave fue ubicada en un sector de difícil acceso, mientras organismos de socorro adelantan labores de verificación.
— Colombia Oscura (@ColombiaOscura) January 28, 2026
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