À l’hiver 2026-2027, Icelandair posera pour la première fois ses Boeing 737 MAX 8 en Pologne, en inaugurant une liaison entre son hub de Keflavík, près de Reykjavik, et Gdańsk, sur la Baltique.
À partir du 18 septembre 2026, Icelandair lancera des vols directs entre l’aéroport international de Keflavík et Gdańsk, première destination polonaise de son histoire. La ligne sera opérée à raison de trois à quatre fréquences hebdomadaires en Boeing 737 MAX 8, positionnant Gdańsk comme une nouvelle porte d’entrée vers l’Islande et le réseau nord-américain de la compagnie.
Selon le programme prévisionnel publié par des sites spécialisés polonais, la liaison devrait être proposée trois fois par semaine jusqu’à la fin octobre (lundi, jeudi, vendredi), avant l’ajout d’une rotation le samedi pour l’horaire d’hiver. Gdańsk deviendra ainsi un nouveau point d’ancrage d’Icelandair en Europe centrale et orientale, région encore peu couverte par le transporteur islandais. « Ce nouveau service marque une étape importante pour Icelandair qui fait son entrée sur le marché polonais », souligne le PDG Bogi Nils Bogason, qui insiste sur les « nombreux avantages » de cette ouverture, tant pour les expatriés que pour les voyageurs loisirs et affaires.
Un marché VFR et touristique à fort potentiel
L’Islande accueille depuis plusieurs années une importante communauté polonaise, devenue l’une des principales minorités du pays, ce qui génère un trafic soutenu de type visite à la famille et aux proches (VFR). La nouvelle route doit permettre à ces passagers de voyager plus facilement sans passer par les grands hubs européens, avec un vol direct vers Keflavík et des correspondances groupées vers l’Amérique du Nord.
Pour les Islandais et les Nord-Américains, la desserte de Gdańsk ouvre un accès direct à une métropole au patrimoine hanséatique riche, dotée d’une vieille ville reconstruite avec soin après-guerre et d’un environnement balnéaire très fréquenté sur la côte de la mer Baltique. La mise en avant de Gdańsk sur les moteurs de recherche de voyages via un transporteur transatlantique comme Icelandair devrait mécaniquement renforcer sa visibilité auprès d’une clientèle internationale.
Keflavík, pivot transatlantique d’Icelandair
Comme pour le reste de son réseau, Icelandair construit la liaison Gdańsk–Keflavík autour de son modèle de hub en « vague de banques de correspondances » à l’aéroport islandais. Les horaires doivent permettre des connexions sur un même billet vers un large éventail de destinations nord-américaines, notamment Boston, New York, Washington, Chicago, Denver, Seattle, Toronto, Vancouver ou encore Halifax, ainsi que vers le Groenland et les îles Féroé via des accords de partage de code.
La compagnie met aussi en avant son produit « Icelandair Stopover », qui autorise une escale en Islande pouvant aller jusqu’à sept jours sans supplément sur le tarif aérien, pour les voyageurs entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Cette formule, devenue l’un des marqueurs commerciaux du transporteur, lui permet de capter un trafic de transit tout en stimulant l’économie touristique islandaise hors haute saison estivale.
Des 737 MAX 8 au cœur de la stratégie hivernale
La route Gdańsk–Keflavík sera opérée en Boeing 737 MAX 8, l’un des piliers de la flotte moyen-courrier modernisée d’Icelandair. « Notre hub nous permet de desservir efficacement ce marché, et nous sommes ravis d’ouvrir cette porte aux voyageurs polonais », insiste Bogi Nils Bogason, qui voit dans le déploiement des 737 MAX un levier pour réduire la saisonnalité de l’activité, en densifiant l’offre hivernale. Ce mouvement s’illustre déjà par l’ajout de nouvelles destinations (Édimbourg, Malaga, Istanbul, Miami) et par des prolongations de lignes saisonnières au-delà de l’été.
Genève renforcée pour l’hiver 2026-2027
En parallèle de l’ouverture polonaise, Icelandair renforcera son programme hivernal vers Genève, avec une ligne opérée deux fois par semaine en Boeing 737 MAX 8 du 19 décembre 2026 jusqu’à Pâques 2027. Genève, importante plateforme européenne pour les organisations internationales et les sports d’hiver, profite ainsi d’une offre plus régulière en basse saison, avec des correspondances vers l’Amérique du Nord via Keflavík.
Cette extension s’inscrit dans la stratégie globale de la compagnie, qui privilégie des ajustements ciblés de fréquences et de saisonnalité plutôt que des ruptures majeures de réseau. L’idée est de lisser l’activité sur l’année, en capitalisant sur l’attractivité hivernale de l’Islande (aurores boréales, tourisme nature) et sur la demande stable vers certaines grandes villes européennes.

Serge13 a commenté :
6 février 2026 - 12 h 01 min
Je me suis toujours demandé pour quelles raisons cette compagnie ne dessert pas les régions françaises. Petit rappel NICE 15millions de passagers. MARSEILLE 11.3 LYON 10…