TAAG Angola Airlines vient de prendre livraison de son cinquième Airbus A220‑300, une étape clé dans la modernisation de sa flotte et dans la repositionnement de la compagnie comme acteur régional de premier plan en Afrique. Immatriculé D2‑TAK et baptisé “Mbanza Congo”, ce nouvel appareil vient renforcer un réseau déjà en pleine transition, où les avions de génération récente remplacent progressivement les anciens Boeing 737 et autres types moins économes en carburant.
Arrivée d’un cinquième A220 à Luanda
TAAG Angola Airlines a pris livraison de son cinquième Airbus A220‑300, un appareil immatriculé D2‑TAK et arrivé vendredi à l’aéroport international Dr. António Agostinho Neto de Luanda. Configuré avec 137 sièges (12 en classe affaires et 125 en économie), ce bimoteur est conçu pour opérer des lignes régionales et intra‑africaines, avec une forte incidence sur les corridors où la densité de trafic ne justifie pas l’envoi d’avions plus gros. L’adjonction de ce cinquième A220‑300 porte à cinq le nombre d’A220 déjà intégrés à la flotte, et renforce un processus de transition vers des avions plus économes en carburant et plus respectueux de l’environnement, ce qui s’inscrit dans les objectifs de durabilité imposés par les régulateurs africains et internationaux.
Un A220 au cœur de la stratégie régionale
L’A220‑300 est progressivement devenu l’épine dorsale de la stratégie régionale de TAAG, en remplaçant les anciens Boeing 737‑700 et en permettant une exploitation plus rentable sur des routes à faible à moyen trafic. Selon les données de Planespotters, le parc de la compagnie compte environ 32 appareils, dont notamment des Boeing 777‑300ER et 777‑200 pour les long‑courriers, des Boeing 787‑9 et 787‑10, des Boeing 737‑800, des turbopropulseurs De Havilland Dash 8, ainsi que les A220‑300.
Cette composition montre une phase de transition : des avions de dernière génération entrent en service tandis que les anciens modèles de type Boeing 737 sont progressivement déclassés. Le rythme de livraison des A220 laisse supposer un remplacement progressif, mais continu, des monocouloirs âgés, ce qui devrait améliorer la fiabilité technique et la régularité des opérations.
Mbanza Congo, ambassadrice aérienne du patrimoine angolais
Le nouvel A220‑300 porte le nom de “Mbanza Congo”, en référence à l’ancienne capitale du royaume du Kongo, classée patrimoine mondial de l’UNESCO et symbole fort de l’histoire centrale de l’Afrique, notamment angolaise. En inscrivant ce toponyme sur la cellule, TAAG confirme une tradition de nommage patrimonial, qui fait de chaque appareil une sorte d’ambassadeur aérien de l’identité angolaise.
Cette démarche n’est pas seulement symbolique : elle s’inscrit dans une stratégie de positionnement de marque qui cherche à faire de TAAG un porte‑drapeau de l’Angola sur les principaux hubs africains, depuis Luanda vers Johannesburg, Nairobi, Lagos ou Dakar.
La livraison de ce cinquième A220‑300 s’inscrit dans le plan stratégique 2024–2029 de TAAG, qui vise à renforcer l’efficacité opérationnelle, à améliorer l’expérience passager et à étendre le réseau africain et quelques liaisons intercontinentales.
Perspectives et transformation du parc
TAAG possède également 7 Boeing 787 (3 787‑9 et 4 787‑10), qui constituent désormais la colonne vertébrale de ses long‑courriers, avec notamment des vols vers Lisbonne, São Paulo et d’autres destinations. Dans le même temps, la compagnie a signé des accords de partage de codes avec South African Airways, ce qui renforce la connectivité régionale et permet d’élargir l’offre de correspondances sans déployer de nouveaux appareils.
À moyen terme, TAAG prévoit de porter sa flotte à environ 50 avions, avec une combinaison de monocouloirs économes en carburant et de nouveaux long‑courriers. Les A220‑300, dont l’entrée en service est assurée par des location‑longues‑durées avec des lessors comme Air Lease Corporation ou Aviation Capital Group, devraient donc jouer un rôle central dans cette transformation, tant sur le plan opérationnel que sur celui de la durabilité.
L’aéroport international Dr. António Agostinho Neto, inauguré en novembre 2023 pour remplacer l’ancien aéroport 4 de Fevereiro, constitue aujourd’hui le centre névralgique des opérations de TAAG. Conçu pour accueillir jusqu’à 15 millions de passagers par an, il symbolise l’ambition angolaise de devenir une plaque tournante régionale du transport aérien.

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