Au large des côtes sénégalaises, dans l’océan Atlantique, l’archipel du Cap-Vert émerge comme une destination prisée pour les Européens en quête de soleil hivernal. Composé de dix îles volcaniques, ce petit pays africain offre des températures clémentes autour de 25°C lorsque le froid s’installe en Europe.

Le Cap-Vert a investi massivement dans la modernisation de ses aéroports pour accompagner la croissance touristique. En 2025, la phase 1A des travaux, menée par le gestionnaire français VINCI Airports, a été achevée avec un investissement de 80 millions d’euros. Cela inclut la rénovation des pistes à Sal et São Nicolau, la modernisation des terminaux et l’installation de centrales solaires pour une approche plus écologique. Une nouvelle phase, lancée en janvier 2026 avec 142 millions d’euros, prévoit des extensions de terminaux et des améliorations opérationnelles sur sept aéroports.

Le trafic de passagers vers le Cap Vert a enregistré une augmentation de 60% entre 2022 et 2025 grâce à 35 nouvelles liaisons aériennes. Les options de vols entre la France et le Cap-Vert se multiplient, rendant l’archipel plus accessible. Transavia France propose des vols directs depuis Paris-Orly et de certains aéroports de province vers Sal, Praia, et aussi Boa Vista ou São Vincente selon les périodes. Les durées de vol sont d’environ 6h à 6h30. D’autres transporteurs, tels que TAP Air Portugal via Lisbonne, Royal Air Maroc via Casablanca ou Air Senegal via Dakar, offrent des liaisons avec escale à des tarifs compétitifs, souvent à partir de 250 euros aller-retour. EasyJet et Cabo Verde Airlines complètent l’offre, avec des départs depuis plusieurs villes françaises comme Lyon ou Marseille.

Une fréquentation touristique en hausse en 2025

L’année 2025 a marqué une forte progression pour le tourisme capverdien, avec plus de 1,4 million de visiteurs, soit une croissance de plus de 10% par an. Les autorités capverdiennes affichent désormais l’ambition de tripler ce chiffre d’ici 2030. Les Français représentent une part croissante de ces touristes, attirés notamment par les prix abordables.

Les voyages sur mesure attirent de plus en plus ceux en quête d’immersion et de découverte culturelle. Des voyagistes spécialisés proposent des circuits organisés combinant randonnées, immersion culturelle et rencontres locales. Parmi eux, Comptoir des Voyages se distingue par son offre 100 % personnalisable, avec un accompagnement dédié pour adapter chaque itinéraire aux envies des voyageurs (famille, couple, randonneurs confirmés, personnes à mobilité réduite, etc.). Ce voyagiste propose une dizaine de circuits sur mesure au Cap-Vert, tous modulables, avec des durées de 8 à 16 jours et des prix de départ attractifs.

Parallèlement, les voyages tout inclus gagnent du terrain auprès des touristes français, offrant un budget raisonnable d’environ 1 000 euros par personne pour une semaine, incluant vols, hébergement et repas. Ces séjours de vacances, concentrés sur les îles de Sal et Boa Vista, séduisent par leur simplicité et leur rapport qualité-prix. De nombreux voyagistes français comme Fram, TUI, Jet Tours ou Havas Voyages proposent ces packages dans des clubs balnéaires.

Dix îles : un archipel aux mille visages

Composé de dix îles volcaniques, le Cap-Vert offre une grande diversité de paysages et d’expériences, adaptées à tous les styles de voyage et de vacances : balnéaire, randonnée, culturel ou familial. Sal, la plus touristique, attire avec ses longues plages de sable blanc (comme Santa Maria, 8 km), les salines de Pedra de Lume pour des bains flottants, la piscine naturelle de Buracona et Shark Bay pour observer des requins citron inoffensifs, sans oublier ses spots de kitesurf renommés. Boa Vista séduit par ses dunes sahariennes (désert de Viana), ses plages sauvages immenses (Santa Monica, Chaves) et l’observation des tortues marines.

Santo Antão, paradis des randonneurs, propose des vallées verdoyantes, des cultures en terrasses et des sentiers escarpés offrant des panoramas spectaculaires. Santiago, la plus grande, abrite la capitale Praia, la ville historique de Cidade Velha (patrimoine de l’UNESCO) et le parc naturel de Serra Malagueta. Fogo impressionne avec le volcan Pico do Fogo (2 829 m) et ses paysages lunaires, tandis que São Vicente vibre au son de la morna à Mindelo, avec son carnaval et ses plages. D’autres îles comme Maio, Brava ou São Nicolau offrent plus d’authenticité et de tranquillité pour ceux qui fuient le tourisme de masse.

La meilleure période pour visiter le Cap-Vert s’étend de décembre à mai, avec un climat sec, des températures stables autour de 25°C et un ensoleillement abondant, parfait pour fuir l’hiver européen. La saison humide, d’août à octobre, apporte des pluies irrégulières mais verdit les paysages. Autre avantage de la destination, le décalage horaire avec la France est de seulement une heure. Pour un touriste français, le coût de la vie est environ 30% inférieur à la France : un budget quotidien de 70 à 140 euros couvre hébergement (30-50 euros en pension), repas (8-12 euros) et transports, bien que les imports gonflent certains prix. Un séjour de 10-14 jours revient entre 1 800 et 3 500 euros par personne, selon le confort.

Les défis d’un tourisme équilibré

Malgré son succès, le tourisme capverdien fait face à des défis entre expansion massive et durabilité. Avec un quart du PIB lié au secteur, l’archipel vise un modèle contrôlé pour protéger ses écosystèmes sensibles, comme les sites de ponte de tortues et les zones marines. Les autorités promeuvent un tourisme responsable, avec des initiatives comme des ports verts et une implication locale pour éviter les impacts négatifs des hôtels tout inclus, tout en préservant l’authenticité des îles. Cet équilibre est crucial pour que le Cap-Vert reste une destination préservée et profitable à tous.

Formalités d’entrée : EASE obligatoire

Depuis le 1er janvier 2026, le Cap-Vert a suspendu la délivrance du visa à l’arrivée pour les ressortissants de 96 pays, principalement africains et asiatiques, qui doivent désormais obtenir un visa préalable auprès d’une ambassade ou d’un consulat capverdien. Les Européens, et donc les Français en tant que citoyens de l’Union européenne, restent exemptés de visa pour un séjour de vacances jusqu’à 30 jours. Cette exemption, en vigueur depuis 2019, n’a pas été modifiée par la mesure de 2026.

En revanche, tous les voyageurs, y compris ceux exemptés de visa comme les Français, doivent obligatoirement effectuer un pré-enregistrement en ligne sur le portail officiel EASE (Efficient Automatic and Safe Entry of Travellers) avant leur départ, idéalement au moins 5 jours à l’avance. Ce pré-enregistrement inclut le paiement de la Taxe de Sécurité Aéroportuaire (TSA), d’environ 3 400 escudos capverdiens (soit 31 euros) pour un séjour jusqu’à 30 jours. Ce paiement est individuel et s’effectue par carte bancaire sur la plateforme.