Un vol Emirates reliant Kochi à Dubaï a dû faire demi‑tour vers l’Inde lundi 16 mars au matin, après la fermeture temporaire de l’aéroport international de Dubaï à la suite d’un incident de sécurité lié à une attaque de drone ayant provoqué un incendie sur un réservoir de carburant à proximité de la plateforme.

Le vol EK 533 d’Emirates, opéré en Boeing 777‑300ER entre Kochi (Cochin International Airport) et Dubaï, a décollé à 4 h 30 (heure indienne) lundi matin avec 325 passagers à bord. Prévu pour se poser à 7 h 05 à Dubaï, l’appareil a finalement interrompu sa montée vers le Golfe pour revenir à son aéroport de départ, se posant à Kochi vers 8 h 30, soit environ quatre heures après le décollage.

Selon des sources aéroportuaires citées par la presse locale, ce retour s’explique par la fermeture temporaire de l’aéroport international de Dubaï à la suite d’un « incident de sécurité » dans le voisinage immédiat de la plateforme. « Les passagers ont reçu pour instruction de rester à bord dans un premier temps, dans l’attente d’une possible réouverture de l’aéroport, avant d’être finalement invités à débarquer », indiquent ces sources.

Drone sur un réservoir de carburant près de Dubaï

Tôt dans la matinée, un drone a frappé un réservoir de stockage de carburant dans la zone des installations pétrolières proches de l’aéroport international de Dubaï (DXB), déclenchant un important incendie et de volumineux panaches de fumée visibles depuis la ville. Le Dubai Media Office a évoqué sur le réseau X un « incident lié à un drone dans le voisinage de l’aéroport international » ayant « touché l’un des réservoirs de carburant ».

Les services de la défense civile de Dubaï sont rapidement intervenus et ont indiqué avoir « maîtrisé l’incendie résultant de l’impact sur l’un des réservoirs de carburant dans le voisinage de l’aéroport international de Dubaï ». Les autorités soulignent qu’« aucun blessé n’a été signalé » et que la situation est « sous contrôle », tout en appelant le public à « obtenir des informations uniquement auprès de sources officielles et à éviter de diffuser des rumeurs ou des informations non vérifiées ».

Par mesure de précaution, les autorités ont suspendu temporairement les opérations à DXB, l’un des aéroports les plus fréquentés au monde, entraînant un enchaînement de déroutements, d’attentes en vol et de retours à l’aéroport d’origine pour plusieurs appareils déjà en route. Certains vols ont été redirigés vers l’aéroport Al Maktoum (DWC), plus au sud, ainsi que vers d’autres plateformes de la région, tandis que d’autres, comme l’EK 533, ont fait demi‑tour.

Réouverture progressive de l’aéroport international de Dubaï

Après quelques heures de suspension, Dubaï a annoncé la reprise partielle des opérations. « Dubai International Airport a repris un programme de vols limité lundi matin après l’attaque de drone qui a touché un réservoir de carburant et provoqué un incendie », ont indiqué plusieurs médias, citant des responsables aéroportuaires. Les autorités évoquent une réouverture « progressive » et un retour « par étapes » à la normale, alors que les équipes sur place poursuivent les vérifications de sécurité.

Le Dubai Media Office et l’exploitant de l’aéroport recommandent aux passagers de vérifier le statut de leur vol avant de se rendre à l’aéroport, certaines rotations restant retardées, déroutées ou annulées dans l’attente de la reprogrammation complète du trafic. Emirates a, de son côté, appelé ses clients à ne pas se rendre à l’aéroport sans confirmation de départ, en raison de la saturation des infrastructures et des files d’attente au contrôle de sécurité.

Drones et infrastructures aéronautiques : un risque désormais récurrent

Ce n’est pas la première fois que l’espace aérien de Dubaï est perturbé par des drones. Des incidents antérieurs impliquant des drones dans le voisinage de l’aéroport avaient déjà conduit à des arrêts temporaires des opérations, parfois assortis de blessés parmi le personnel au sol. Au total, les États du Golfe disent avoir été visés par plusieurs milliers de missiles et de drones depuis le début du conflit régional, dont certains ont ciblé, directement ou indirectement, des infrastructures civiles telles que des aéroports, ports ou installations pétrolières.