Air France a mis la France à l’honneur au Japon avec une exposition inédite consacrée à son art du voyage et à sa nouvelle suite La Première, à l’occasion du lancement de cette cabine sur la ligne Paris‑Tokyo‑Haneda. Du 19 au 20 mars 2026, le bâtiment Yodobashi J6, dans le quartier branché d’Harajuku, est devenu le théâtre d’une immersion sensorielle dans l’univers raffiné de la compagnie française, entre patrimoine aéronautique, mode et design.
L’exposition intitulée « Air France, s’envoler en toute élégance » s’est tenu gratuitement au Yodobashi J6, dans l’arrondissement de Shibuya, à Tokyo, et nécessite une inscription préalable sur la billetterie Peatix. Dédiée à l’art de vivre à la française, elle convoque voyage, design, mode et gastronomie pour faire découvrir au public japonais l’identité esthétique et culturelle d’Air France, bien au‑delà de la simple cabine.
Durant deux journées, les visiteurs ont pu arpenté une scénographie pensée comme une ligne de vol, avec cinq alcôves faisant écho aux cinq hublots de la nouvelle suite La Première. Chaque espace offre une mise en scène particulière, entre cabine, arts de la table, uniformes iconiques et objets patrimoniaux, invitant à une « pause » dans l’univers aérien de la compagnie.
La Première : la nouvelle suite phare exposée pour la première fois
Le clou de l’exposition est la présentation grandeur nature de la nouvelle suite La Première, que le grand public découvre à Tokyo pour la première fois avant ou à l’occasion de son déploiement complet sur la ligne Paris‑Tokyo‑Haneda. Cette cabine, signée Stelia Aerospace, est conçue autour d’une forte modularité : un fauteuil ergonomique et une méridienne pouvant se transformer en lit entièrement horizontal, offrant une surface de couchage d’environ deux mètres, un luxe rare en cabine long‑courrier.
Les quatre suites par avion, positionnées à l’avant du Boeing 777‑300ER, sont enveloppées d’un épais rideau en maille allant du sol au plafond, garantissant une intimité proche de celle d’une chambre d’hôtel. Le fauteuil, doté de mousses ergonomiques moelleuses, s’adapte à la morphologie du passager et à chaque phase du vol (décollage, repas, repos), tandis que la méridienne permet de lire ou regarder un film, ou de se coucher pleinement pour la nuit.
Une cabine qui s’envole sur Tokyo et bien au‑delà
Les nouvelles suites La Première s’envolent quotidiennement de Paris‑Charles de Gaulle vers Tokyo‑Haneda depuis mars 2026, sur une sélection de Boeing 777‑300ER, marquant une étape importante dans le positionnement d’Air France sur le corridor euro‑asiatique. La ligne Paris‑Tokyo, inaugurée en 1952, fête également en 2026 les 73 ans d’un lien historique que la compagnie renforce par cette nouvelle cabine signature.
Au cours de l’été 2026, La Première s’étendra à une quinzaine de destinations au départ de Paris‑CDG, dont Atlanta, Boston, Dubaï, Houston, Los Angeles, Miami, New York‑JFK, San Francisco, São Paulo, Singapour, Tel Aviv et Washington D.C., avec un déploiement complet de la nouvelle configuration sur l’ensemble du réseau d’ici la fin de l’année. Cette stratégie vise à faire de La Première l’offre la plus exclusive d’Air France, réservée à une clientèle très exigeante sur les relations transatlantiques et quelques liaisons clés vers l’Asie et l’Afrique.
Un voyage dans le patrimoine aéronautique et la mode
Au-delà de la cabine, l’exposition met en lumière le riche patrimoine d’Air France, en particulier ses uniformes dessinés par des maisons françaises de haute couture. Les visiteurs peuvent ainsi admirer les collections incarnant sept décennies de style, de Christian Dior à Cristóbal Balenciaga, en passant par Christian Lacroix, qui ont marqué l’identité visuelle de la compagnie.
Toujours dans une veine esthétique, Air France met en scène ses arts de la table d’hier à aujourd’hui, avec un choix de porcelaines, verreries et présentoirs qui illustrent l’attention portée au détail gastronomique à bord. Des accessoires de voyage raffinés complètent cette déambulation, rappelant que la compagnie accompagne le passager dans tous les moments du voyage, de la préparation à l’atterrissage.
L’empreinte du Concorde et des créations mode
L’exposition rend également hommage à l’« oiseau blanc », le Concorde, dont l’aventure est célébrée en 2026, à l’occasion du cinquantième anniversaire de son premier vol commercial. Des éléments de cabine signés par l’icône du design français Andrée Putman rappellent l’élégance minimaliste et l’audace technique de l’avion supersonique, profondément ancrée dans l’imaginaire aéronautique français.
Par ailleurs, des pièces rares et emblématiques sont exposées, comme la robe rouge à traîne infinie créée par le couturier Rabih Kayrouz pour un film de marque d’Air France, ou encore la robe « gastronomie et arts de la table » imaginée par Xavier Ronze, ancien responsable des ateliers de costumes du Ballet de l’Opéra national de Paris, pour les 90 ans d’Air France en 2023. Ces créations, spectaculaires et fortement ancrées dans la culture française, illustrent la vocation de la compagnie à faire du voyage un véritable spectacle esthétique.
Du cinéma et du storytelling à 360 degrés
L’exposition s’achève sur une expérience filmique immersive centrée sur La Première. Un film retraçant l’intégralité de l’expérience La Première, le spot publicitaire iconique de la cabine et des extraits du documentaire « Inside the Dream : voyage au cœur de La Première Air France » sont projetés, offrant un aperçu des coulisses de la conception de la suite, des choix de matériaux aux protocoles de service.

Anna Stazzi a commenté :
21 mars 2026 - 11 h 17 min
Impeccable en vol et au sol, le service F gagnerait encore une étoile si la nouvelle cabine était également installée à bord des A350, bien plus silencieux que les 777, bruyantes casseroles.
Traumatisme a commenté :
21 mars 2026 - 14 h 35 min
Le bruit du 777 vous à énormément traumatisé vous en parlez à chaque intervention .
Tilo a commenté :
21 mars 2026 - 21 h 19 min
Madame Stazzi j’ai déjà pris un vol Paris/Brazzaville en Airbus 330-200 d’air France franchement avion très bruyant une vraie casserole comme le 777 mais en même temp c’est normal ce sont tous les deux des avions nés dans les années 90 donc comparé le bruyant sonore du 777 avec l’a350 ça n’a pas de sens , dans ce cas là ont va dire qu’une voiture des années 90 fait beaucoup plus de bruit qu’une voiture nouvelle génération des années 2020/2025
Backdoor a commenté :
23 mars 2026 - 18 h 56 min
Mon plus beau voyage en La Première en triple 7 pour Tokyo, les casseroles étaient uniquement dans le galet en attendant le retour de la Stasi.
La même qui avait pour principal objectif de traquer les opposants au 777 instauré par AF
A force de taper sur les 777 la Stasi devint la police politique du monde aérien, le KGB service secret d’AF