L’aéroport de Munich va vivre l’un de ses étés les plus denses : l’aéroport bavarois proposera 220 destinations dans 70 pays entre le 29 mars et le 24 octobre 2026, avec 90 compagnies et plus de 206 000 vols programmés, consolidant son rôle de grand hub européen, en particulier sur le long‑courrier.
Selon le programme publié par l’aéroport, la saison été 2026 s’étendra sur 30 semaines, du 29 mars au 24 octobre, avec plus de 206 000 mouvements prévus. Au total, Munich desservira 220 destinations dans 70 pays, opérées par 90 compagnies aériennes, soit une offre en hausse sensible par rapport à l’hiver 2025‑2026, qui ne proposait que 184 destinations dans 68 pays. L’aéroport met en avant une combinaison de « nouvelles lignes, fréquences supplémentaires et avions de plus grande capacité », qui élargit le choix tant pour la clientèle affaires que loisirs. Cette montée en puissance s’inscrit dans la stratégie du groupe Lufthansa de renforcer Munich comme deuxième grand hub après Francfort, avec un maillage plus fin de l’Europe et une offre long‑courrier en expansion.
Lufthansa muscle le long‑courrier depuis Munich
Le principal moteur de la croissance long‑courrier reste Lufthansa, qui poursuit l’extension de son réseau intercontinental au départ de la Bavière. La compagnie allemande confirme pour l’été 2026 la poursuite de ses liaisons vers Johannesburg et São Paulo, intégrées au programme été avec trois vols hebdomadaires chacune et opérées en Airbus A350‑900.
La desserte de Seattle sera également renforcée, avec une augmentation des fréquences qui s’ajoute à d’autres destinations nord‑américaines déjà bien établies depuis Munich. En parallèle, Lufthansa déploiera l’Airbus A380 entre Munich et Mumbai sur une période étendue, maintenant le super‑jumbo sur la ligne du 1er juillet au 23 octobre 2026, signe d’une demande toujours soutenue sur le marché indien. « Le maintien de l’A380 sur Mumbai quasiment jusqu’à la bascule horaire d’hiver traduit la confiance de Lufthansa dans le potentiel long‑courrier de Munich, en particulier vers l’Asie du Sud », résume un observateur du secteur cité par la presse spécialisée. Pour l’aéroport, ces hausses de capacité sur des marchés stratégiques contribuent à l’augmentation globale des sièges disponibles et renforcent l’attrait du hub pour les correspondances intercontinentales.
Asie et Moyen‑Orient : montée en capacité
Du côté asiatique, EVA Air passera à un Boeing 777‑300ER sur la liaison Taipei–Munich à compter du 22 avril 2026, en remplacement du 787‑9. La compagnie taïwanaise déploiera un appareil de 323 sièges, « doublant la capacité, en particulier en Premium Economy et en Business », selon les informations communiquées par l’aéroport et confirmées par les données de planning d’EVA Air.
Le Moyen‑Orient fait l’objet d’un renforcement coordonné de plusieurs transporteurs. Etihad Airways augmentera sa desserte d’Abou Dhabi de deux à trois vols quotidiens à compter du 1er septembre 2026, la fréquence additionnelle étant opérée en Airbus A321LR, ce qui permet d’ajouter des sièges tout en optimisant les coûts sur ce secteur. « Etihad renforce significativement sa présence à l’aéroport de Munich », souligne la plateforme, rappelant que la compagnie a déjà transporté environ quatre millions de passagers vers et depuis Munich depuis le lancement de la ligne en 2004.
Royal Jordanian fera son retour à Munich avec la reprise, le 27 mars, de sa liaison vers Amman, opérée trois fois par semaine toute l’année, marquant le come‑back d’une route suspendue depuis 2020. Gulf Air, de son côté, portera sa ligne vers Bahreïn de quatre rotations hebdomadaires à un vol quotidien à partir de juillet, tandis qu’Air Arabia prolongera sa desserte quotidienne de Sharjah, introduite fin 2025, sur toute la saison été. Ces ajouts renforcent le rôle de Munich comme point de correspondance vers les réseaux du Golfe et du Levant.
Europe et Méditerranée : nouvelles lignes et renforts
Sur le réseau européen et régional, Munich multiplie les nouveautés, en particulier vers des destinations loisirs en Méditerranée et des villes de taille moyenne. En France, Air Corsica ajoutera des vols saisonniers vers Ajaccio et Calvi, positionnant Munich comme porte d’entrée supplémentaire vers la Corse pour la clientèle germanophone.
Au Royaume‑Uni, easyJet lancera quatre vols hebdomadaires vers Bristol pendant l’été, élargissant la palette de villes britanniques desservies depuis la Bavière. Sur le marché français transfrontalier, Volotea ouvrira une ligne Munich–Strasbourg à raison de deux vols par semaine à partir du 9 avril. « Cette nouvelle liaison entre la capitale bavaroise et Strasbourg offrira une alternative aux longs trajets en voiture ou en train pour les voyageurs d’affaires et les touristes », souligne l’aéroport.
En Europe centrale, la compagnie roumaine Animawings inaugura le 2 avril trois vols hebdomadaires vers Bucarest, renforçant encore le pont aérien entre l’Allemagne et la Roumanie. D’autres liaisons régionales, opérées par Skyhub PAD, relieront Munich à Pécs et Lübeck, démontrant la volonté de capter un trafic de niche vers des villes secondaires. Dans le nord de l’Europe, Scandinavian Airlines augmentera son offre sur Copenhague à trois vols quotidiens, pendant que Lufthansa assurera un vol quotidien vers Istanbul, un axe clé à la croisée de l’Europe et du Moyen‑Orient.
Un hub européen en pleine recomposition
Avec ce programme, Munich confirme sa montée en puissance dans le paysage aéroportuaire européen, à un moment où plusieurs hubs réajustent leur offre face aux contraintes environnementales, aux coûts et à l’évolution de la demande post‑pandémie. L’écart avec la saison hiver 2025‑2026 – 184 destinations dans 68 pays, opérées par 81 compagnies – illustre le retour d’une saison estivale très dense, tirée par les flux loisirs et la reprise progressive des voyages d’affaires.
L’augmentation des fréquences vers des destinations long‑courrier structurantes (Johannesburg, São Paulo, Seattle, Mumbai, Taipei, Abou Dhabi) et le renforcement des liaisons moyen‑courriers vers l’Afrique du Nord et le Moyen‑Orient (Casablanca, Bahreïn, Amman, Sharjah) traduisent la stratégie de Munich de se positionner comme hub de correspondance à l’échelle globale, en concurrence directe avec d’autres plateformes européennes comme Francfort, Zurich ou Vienne.

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