Un homme de 25 ans a réussi à embarquer sur un vol United Airlines entre Houston et Los Angeles avec une fausse carte d’embarquement, malgré les contrôles de la TSA. L’incident, survenu le 18 mai à l’aéroport George Bush Intercontinental de Houston, a retardé le vol d’environ trois heures et mobilisé d’importants moyens de sécurité.
Selon la plainte pénale, le suspect, identifié comme Abdulrahman Oriyomi, a franchi un poste de contrôle en présentant un document ressemblant à une carte d’embarquement. Refoulé une première fois à une porte d’embarquement, il a ensuite rejoint la porte du vol United 469 pour Los Angeles et se serait glissé dans la file, profitant d’un moment d’inattention pour contourner le contrôle et monter à bord.
Une passagère raconte qu’il s’est assis à côté d’elle sans être sûr de sa place, puis est allé aux toilettes avant de tenter de revenir à un siège déjà occupé. L’équipage, alerté, l’a interrogé alors que l’avion roulait déjà vers la piste.
Vol interrompu et fouille complète
L’homme se présente alors sous un faux nom et demande à s’asseoir sur un siège réservé à l’équipage, faute de place disponible. La vérification du manifeste révèle qu’aucun passager de ce nom n’est enregistré, ce qui oblige l’avion à revenir à la porte. Tous les passagers sont débarqués et l’appareil est fouillé, conformément aux procédures de sûreté, ce qui entraîne un long retard pour ce vol complet.
Une fausse carte d’embarquement sur téléphone
Au sol, le suspect finit par donner sa véritable identité et montre une réservation et une carte d’embarquement affichée sur son téléphone. United Airlines confirme qu’une réservation existait bien, mais qu’elle avait été annulée faute de paiement, rendant tout titre de voyage invalide. L’examen du document révèle un QR code et des informations incohérentes, conduisant un responsable aéroportuaire à conclure qu’il s’agit d’un faux.
L’homme est poursuivi pour atteinte ou interruption du fonctionnement d’une infrastructure critique, un crime passible de lourdes peines au Texas. Les procureurs rappellent qu’il a retardé un vol complet et nécessité l’intervention de plusieurs agences.
Une faille qui interroge la sûreté
La TSA (Transportation Security Administration) et la direction de l’aéroport ont ouvert une enquête interne pour comprendre comment un passager sans billet valide a pu franchir les filtres et atteindre la cabine. L’affaire relance le débat sur la combinaison de la technologie et de la vigilance humaine dans la protection des vols commerciaux.
L’affaire de Houston n’est pas isolée. Une autre passagère, Svetlana Dali, 58 ans, a déjà mis à nu les failles de la sûreté aérienne américaine en réussissant à effectuer à deux reprises un vol transatlantique sans billet ni passeport valide, au départ d’aéroports de New York.
En novembre 2024, cette résidente russe munie d’une carte verte s’est faufilée dans les flux passagers à JFK et a embarqué clandestinement sur un vol Delta pour Paris, avant d’être découverte en vol puis renvoyée aux États-Unis, où elle a été condamnée et placée en liberté conditionnelle. Un an plus tard, malgré ces mesures et une interdiction de voyager, elle récidive à Newark sur un vol United à destination de Milan, après avoir franchi sans encombre la sécurité TSA et la porte d’embarquement, ce qui lui vaudra une nouvelle arrestation en Italie et l’ouverture d’enquêtes parallèles des autorités américaines sur la « passagère clandestine qui défie la sécurité aérienne ».

@TSA
Nom a commenté :
7 juin 2026 - 8 h 01 min
Svetlana Dali…
Elle doit aimer beaucoup l’Europe..
Pas très rassurant …
Et surprenant venant des USA où le sécurité a été revue et renforcée après septembre 2001.
Alors que supporters haïtiens, ivoiriens et sénégalais sont refusés d’entrée aux USA pour la coupe du monde.