Un passager indien a été condamné à six mois de prison à Singapour pour avoir agressé sexuellement une hôtesse de Singapore Airlines et adopté un comportement intimidant en vol. Une affaire emblématique de la politique de tolérance zéro appliquée par la cité-État face aux incidents impliquant des passagers perturbateurs.
Une agression en cabine suivie d’intimidations
Les faits remontent à février 2026, à bord d’un vol à destination de Singapour. A. Tiwari, ressortissant indien âgé de 35 ans, voyageait avec un groupe de quatre amis dont le comportement avait déjà attiré l’attention de l’équipage. Selon les éléments présentés devant le tribunal, les membres du groupe adoptaient une attitude jugée inappropriée, multipliant les gestes envers les hôtesses et riant à leur passage dans l’allée.
L’incident initial s’est produit avant le décollage, lors de la prise de commandes des repas. Le passager aurait alors étendu le bras pour toucher de manière inappropriée la partie supérieure de la cuisse d’une hôtesse. L’équipage, immédiatement alerté, a décidé de limiter ses interactions avec lui en réaffectant la victime à une autre zone de la cabine.
Une escalade des faits pendant le service
Loin de s’arrêter, le comportement du passager s’est aggravé en cours de vol. Lors du service, il aurait volontairement heurté la victime avec son coude au niveau des fesses alors qu’elle manipulait un chariot de service. Lorsque l’hôtesse l’a confronté, il aurait réagi par un sourire moqueur, tandis qu’un de ses accompagnateurs riait de la situation. Selon les témoignages recueillis, cette réaction a accentué la détresse de la victime.
Plus tard, alors que l’équipage préparait l’atterrissage, l’homme aurait suivi l’hôtesse jusque dans le galley — espace de travail restreint du personnel navigant — malgré les injonctions répétées de garder ses distances. Il se serait approché de manière insistante, allant jusqu’à la coincer dans cet espace confiné. « Elle lui a demandé à plusieurs reprises de s’éloigner, mais il a continué à avancer vers elle », ont indiqué les procureurs, cités par Channel News Asia.
Intervention de l’équipage et arrestation à l’arrivée
Visiblement en état de choc, la victime a quitté le galley pour alerter les membres seniors de l’équipage. Des passagers présents dans l’allée ont été témoins d’une partie de la scène, tandis que l’hôtesse a ensuite été aperçue en pleurs. Conformément aux procédures internationales en matière de sûreté aérienne, le commandant de bord a signalé l’incident aux autorités avant l’atterrissage à l’aéroport de Singapour-Changi. À l’arrivée, la police singapourienne est intervenue directement à bord pour procéder à l’arrestation du passager.
Une condamnation exemplaire dans un cadre juridique strict
Le tribunal a condamné A. Tiwari à six mois de prison ferme, ainsi qu’au versement d’une indemnisation d’environ 1 270 dollars singapouriens (soit près de 870 euros) à la victime. Le prévenu avait plaidé coupable de faits d’attouchements et de comportement menaçant. Cette décision illustre la fermeté du cadre juridique singapourien face aux atteintes à l’intégrité du personnel navigant. La cité-État applique une politique de « tolérance zéro » concernant les passagers perturbateurs, en particulier lorsque des membres d’équipage sont visés.

23 juin 2026 - 20 h 18 min
ET C EST BEIN FAIT .souvent dans les airs des personnes bien alcoolisées se permettent tout et n importe quoi .je connais pas biens les indiens mais j en ai vu sur bali se tenir comme des porcs et provoquer les femmes balinaises ……sigapour air devrait deja l interdire de vols sur sa compagnie….
GVA1112 a commenté :
24 juin 2026 - 7 h 32 min
Sans prendre leur défense et surtout pas excuser ce geste, les indiens sont maintenant une population qui peut voyager de plus en plus ( ils sont de plus en plus nombreux à avoir les moyens financier) et c’est magnifique pour eux.
Mais, beaucoup d’entre eux n’ont pas l’éducation et le savoir faire lors de ces voyages.
L’argent, ce nouveau luxe, leur donne des ailes et certains (une minorité) se permettent beaucoup de choses, pensant (croyant) que c’est un droit !!
Xian a commenté :
24 juin 2026 - 13 h 04 min
Il mérite une peine plus lourde,,1 an au mois, pour lui apprendre à bien se conduire,,2 à 3 000 $$ pour son comportement à bord..et une interdiction avec 1 temps défini de prendre SQ,, ainsi que sa photo aux aéroports de départ et arrivée, là où le passage des pax pourraient la voir… cordialement
Xian
nom a commenté :
24 juin 2026 - 16 h 29 min
OUI et on devrait le tondre en plus …
Tony de Brest a commenté :
24 juin 2026 - 16 h 32 min
L’accusé a échappé aux coups de canne en rotin
Selon le média Channel NewAsia, dans un article mis en ligne mardi 23 juin 2026, le procureur singapourien a requis six mois de prison et 1 000 dollars singapouriens (678,28 €) de compensation pour le traumatisme émotionnel, ainsi que 270,95 dollars singapouriens (190,09 €) pour les frais médicaux.
Pour attentat à la pudeur, Akash Tiwari, encourait jusqu’à trois ans de prison, une amende, des coups de canne, ou une combinaison de ces peines.
Pour comportement menaçant causant une détresse, il risquait jusqu’à six mois de prison, 5 000 dollars singapouriens (3 391,14 €) d’amende, ou les deux.