Avec une hausse attendue de 4% du trafic estival, Brussels Airport se prépare à une saison particulièrement dense. L’aéroport belge renforce ses moyens opérationnels et mise sur la digitalisation pour fluidifier le parcours passagers, dans un contexte européen marqué par de nouveaux enjeux de contrôle aux frontières.
Une haute saison sous tension maîtrisée
Les vacances d’été confirment leur statut de période clé pour Brussels Airport, qui prévoit d’accueillir environ 5,2 millions de passagers en juillet et août 2026, soit une progression de 4% par rapport à l’été 2025. Selon l’exploitant, les premiers grands départs débuteront dès le 26 juin, avec 82 000 passagers attendus ce jour-là, tandis que le pic de fréquentation est anticipé le 20 juillet, avec plus de 90 000 voyageurs. Le calendrier scolaire belge explique en partie cette montée en charge progressive, les congés débutant le 1er juillet côté néerlandophone et le 6 juillet côté francophone.
Une offre réseau élargie, entre Europe et long-courrier
L’aéroport met en avant une offre de 180 destinations directes, confirmant son rôle de plateforme européenne majeure. Les destinations méditerranéennes restent dominantes, avec l’Espagne, la Turquie, la Grèce, l’Italie et le Maroc en tête des réservations. À ces classiques s’ajoutent des liaisons long-courriers renforcées ou nouvelles, notamment vers São Paulo au Brésil par LATAM Airlines, Kilimandjaro en Tanzanie par Brussels Airlines et Halifax au Canada par Air Canada. Le réseau vers l’Asie continue également de se reconstituer, avec six destinations désormais accessibles sans escale vers la Chine et Hong Kong, illustrant la reprise progressive du trafic intercontinental.
Des moyens renforcés pour absorber l’afflux
Face à cette affluence, Brussels Airport et ses partenaires ont prévu un renforcement des dispositifs opérationnels. Du personnel supplémentaire est déployé dans le terminal afin d’orienter les passagers et fluidifier les flux. L’infrastructure d’enregistrement évolue également avec l’installation de bornes de check-in temporaires (« pop-up »), l’extension du Self Bag Drop à de nouvelles compagnies (SAS, Finnair, KLM, Transavia) et le maintien du dispositif existant pour Brussels Airlines et le groupe Lufthansa.
Sur le plan réglementaire, l’aéroport travaille en coordination avec les autorités belges pour limiter les délais au contrôle aux frontières, dans un contexte marqué par l’introduction progressive du Entry Exit System (EES) de l’Union européenne. Ce nouveau système, destiné à enregistrer les entrées et sorties des ressortissants de pays tiers, entraîne déjà des temps de traitement plus longs dans plusieurs hubs européens. Pour y répondre, Brussels Airport a renforcé les effectifs de la police fédérale, ajouté deux postes de contrôle et installé près de 60 kiosques de pré-enregistrement. À terme, ces dispositifs permettront aux passagers non européens d’utiliser des e-gates, réduisant la dépendance aux contrôles manuels.
Malgré les tensions géopolitiques internationales et les préoccupations sur l’approvisionnement énergétique observées ces dernières années, Brussels Airport se veut rassurant : « Le contexte géopolitique instable n’a actuellement aucun impact sur les vols prévus ». L’aéroport précise également qu’aucune difficulté d’approvisionnement en kérosène n’est anticipée pour la saison estivale.
Information passagers et outils digitaux en première ligne
À l’approche des vacances, les services clients de l’aéroport traitent près de 300 demandes quotidiennes, portant principalement sur les horaires de vol, les portes d’embarquement ou les procédures d’enregistrement. Pour y répondre, Brussels Airport met en avant ses outils numériques notamment l’application officielle permettant le suivi en temps réel des vols et le chatbot BRUce, capable de répondre aux questions et même d’analyser des objets via photo
« À quelle heure dois-je être à l’aéroport […] ? » : ces interrogations fréquentes trouvent une réponse standardisée. L’aéroport recommande :
- 2 heures d’avance pour les vols Schengen
- 3 heures pour les vols hors Schengen
Malgré l’arrivée progressive de nouvelles technologies de contrôle en Europe, les règles de sûreté restent inchangées pour l’été 2026. Les liquides transportés en cabine doivent toujours respecter la limite de 100 ml par contenant, dans un sac plastique d’un litre maximum. Les nouveaux scanners capables d’assouplir ces règles ne devraient être déployés qu’à partir de 2028.
Concernant les bagages et objets égarés, la distinction reste classique. Les bagages en soute relèvent des compagnies aériennes. Les objets perdus dans le terminal sont traités par le service Lost & Found de l’aéroport. Chaque objet retrouvé est enregistré et peut être restitué gratuitement après déclaration en ligne, une pratique désormais standard dans les grands hubs européens.

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