Les États-Unis renforcent le contrôle des réseaux sociaux dans le cadre des demandes de visas. La mesure vise désormais les journalistes étrangers ainsi que certains citoyens du Canada et du Mexique entrant dans le pays pour affaires au titre de l’accord commercial entre les trois pays nord-américains.
Selon une note interne du département d’État consultée par le média américain The Daily Signal, les voyageurs visés devront paramétrer leurs comptes de réseaux sociaux en mode « public » ou « ouvert » afin de permettre aux fonctionnaires consulaires d’en vérifier les contenus : publications, amis, « like », partages, etc. Leurs conjoints et enfants à charge sont également inclus dans le dispositif. Cette procédure était déjà appliquée à plusieurs catégories de demandeurs de visas, dont les étudiants, les stagiaires, les participants à des programmes d’échanges culturels, les travailleurs temporaires, les personnels religieux ou encore les titulaires de visas diplomatiques et officiels.
Un contrôle présenté comme sécuritaire
Le département d’État justifie cette extension par des impératifs de sécurité et de respect des conditions d’admission. Dans une déclaration transmise à l’AFP, un porte-parole a expliqué que le contrôle des profils en ligne devait permettre aux candidats de démontrer qu’ils remplissent « les conditions requises pour obtenir un visa » et de s’assurer qu’aucun ne présente « un risque pour la sûreté et la sécurité des États-Unis ».
La note citée par The Daily Signal affirme de son côté que l’administration utilise « toutes les sources d’information disponibles » pendant l’examen des dossiers, afin d’identifier les personnes susceptibles d’être interdites d’entrée sur le territoire américain ou de constituer une menace pour la sécurité nationale et la sécurité publique.
Le document rappelle également que « chaque décision d’attribution de visa est fondamentalement une décision de sécurité nationale ». Il précise que l’obtention d’un visa américain reste « un privilège », accordé à la discrétion du gouvernement, et non un droit.
Journalistes également concernés
L’inclusion des journalistes étrangers marque une nouvelle étape dans le durcissement des procédures d’entrée aux États-Unis. La mesure intervient alors que l’administration Trump a fait du renforcement des contrôles migratoires l’un de ses axes politiques majeurs.
Des organisations de défense des libertés publiques critiquent déjà l’extension de ces vérifications, invoquant la protection de la vie privée. De nouvelles règles pourraient aussi limiter la durée initiale de séjour des journalistes étrangers à 240 jours, avec des possibilités de renouvellement pour des périodes équivalentes, sauf intervention du Congrès.

@Breeze Airways
Tupolev a commenté :
8 août 2026 - 18 h 32 min
Pour une fois la solution est simple: Le monde est grand… destination à éviter.
Fcb1962 a commenté :
9 août 2026 - 8 h 51 min
Boycottez les USA. Point barre. Il y a d’autres endroits sur terre bien plus beaux, accueillants et où on mange mieux!!!
Uncle Donald a commenté :
9 août 2026 - 9 h 39 min
Vous cherchiez encore une raison de ne plus mettre les pieds dans ce pays? Vous l’avez! La conquête et la soumission de la planète par l’oncle Donald et ses sbires ressemble étrangement aux idées d’un autre dictateur de la WWII…
9 août 2026 - 10 h 16 min
cet idiot est en train de couler son pays .entre le tourisme qui s effondre , les réseaux sociaux sachant qu on est suivi et qu ils sont a majorité américains je vois pas de grands changements .mais partir en vacances voir les abrutis de Trump et sa bande non merci …..fuck trump comme le dit si bien Robert de Niro