British Airways avance sur le programme de modernisation de ses 12 superjumbos Airbus A380, décrit comme l’un de ses plus grands chantiers cabine de ces dernières années. Le retrofit, qui doit débuter en milieu d’année 2026, prévoit un réaménagement complet des cabines avec une nouvelle suite de Première, l’installation des Club Suites sur l’ensemble du pont supérieur et une reconfiguration orientée vers une capacité réduite mais davantage premium.
La flotte A380, actuellement configurée à 469 sièges, doit passer à environ 421 sièges. Selon les plans publiés, l’appareil reconfiguré proposera 12 suites de Première sur le pont principal, 110 sièges Club World avec portes sur tout le pont supérieur, 84 sièges World Traveller Plus et 215 sièges en classe économique, en 3‑4‑3 sur le pont principal. Ce basculement, qui consacre l’intégralité du pont supérieur à la classe affaires, illustre la volonté de British Airways de privilégier les recettes à forte contribution sur ses très long‑courriers.
Une nouvelle Première by Collins Aerospace
La nouvelle suite de Première, conçue spécifiquement pour British Airways par Collins Aerospace en Irlande du Nord, doit offrir davantage d’espace personnel, une porte de séparation, des écrans plus grands et des finitions plus soignées, dans une logique de « luxe moderne britannique ». Comme tout produit de cabine entièrement nouveau, elle doit passer par un processus de certification rigoureux avant d’entrer en service commercial.
Les premiers A380 reconfigurés sont attendus en service vers la fin 2026, avec une montée en cadence progressive jusqu’en 2027‑2028 pour couvrir l’ensemble de la flotte. La phase prototype – les premiers appareils modifiés – est généralement plus longue, chaque système devant être testé et certifié en détail, ce qui explique le décalage possible entre les objectifs initiaux et la réalité opérationnelle sur ce type de programme.
Starlink : la connectivité comme pilier du produit long‑courrier
Enfin, British Airways et sa maison mère International Airlines Group (IAG) misent sur la connectivité pour renforcer l’attractivité de leurs produits long‑courriers. Le groupe vise environ 50% de sa flotte long‑courrier équipée du Wi‑Fi par satellite Starlink d’ici la fin de l’année, couvrant British Airways, Iberia, Aer Lingus et LEVEL.
L’installation est réalisée en priorité lors des visites de maintenance programmées, ce qui limite l’impact sur l’exploitation mais ralentit le rythme de déploiement par rapport à une stratégie d’installation « hors ligne ». Avec quelque 131 appareils long‑courriers au sein du groupe, atteindre cet objectif suppose une nette accélération des opérations d’intégration des antennes et des équipements de cabine au cours des prochains mois. À terme, certains A380 de British Airways devraient proposer une connectivité Starlink gratuite pour l’ensemble des passagers, alignant la compagnie sur les standards les plus élevés du marché en matière de Wi‑Fi à bord.
La transformation en profondeur des A380 et le déploiement de la connectivité Starlink s’imbriquent dans une stratégie globale de montée en gamme de British Airways, qui revendique un plan d’investissement de plusieurs milliards de livres pour moderniser cabines et services.

A380 a commenté :
4 août 2026 - 8 h 38 min
Retrofit :
Emirates, British, Qantas, Singapour, Lufthansa, Etihad.
Toutes ces compagnies ont dépensé des sommes colossales pour rénover leurs cabines.
Preuves absolues que l’A380 est rentable .
Kyle a commenté :
4 août 2026 - 8 h 52 min
110 sièges en classe affaires, impressionnant.
Il faut réussir à les remplir sans les brader.
La configuration des avions de BA est impressionnante avec parfois seule la dernière cabine en Economy.
Par contre pas d’aménagement bling bling comme le bar Emirates, ni de service avec chauffeur…
Mais l’A380, quel avion mythique, hélas trop rapidement disparu.
Oui: impressionnant ! a commenté :
4 août 2026 - 9 h 52 min
Comme oui dites:110 sièges classe affaire à remplir sur toutes les lignes pratiquées par l’A380 de BA , sans compter les 12 First qui ne sont pas rien non plus, c’est très impressionnant, surtout qu’il n’y a pas de « sous flotte » prévue avec moins de First ou Affaires.
Tant mieux si BA a au quotidien une clientes suffisante pour ça : mais ça explique ni beaucoup des super bénéfices quasi-permanents de cette compagnie!
Mais il doit là y avoir une autre explication que la simple qualité de service … Si vous avez des idées sérieuses sur ce thème: je suis preneur.
Kyle a commenté :
4 août 2026 - 11 h 58 min
La position très forte à Londres Heathrow.
Malgré une forte concurrence tant d’un resident (Virgin Atlantic) que de visiteurs (les compagnies du Golfe y sont très developpées), la compagnie arrive à garder sa position dominante.
La saturation de l’aeroport et la difficulté d’y opérer des vols supplémentaires doit bien aider.
Pour la sous flotte moins high yield, il y a la base de Londres Gatwick.
leo a commenté :
4 août 2026 - 12 h 27 min
le marché Londonien est le marché émetteur le plus premium d’Europe avec une forte concentration de hauts revenus évoluant dans le secteur de la finance qui voyagent beaucoup. De plus, la saturation de Heathrow offre à BA des opportunités plus grandes de maximiser la recette unitaire que ses concurrents opérant sur des hubs non saturés (LH et AF par exemple).
GREFF a commenté :
4 août 2026 - 13 h 29 min
British Airways a des lignes historiques sur lesquelles pour la clientèle premium voler avec cette compagnie en A380 c’est identitaire, un peu comme être déjà au Claridge ou au Dorchester. Exactement ce qu’a fait ANA sur Honolulu avec ses A380 tortues. Rien à voir avec un A380 AF à forte densité placé entre CDG et JNB juste pour le nombre de passagers embarqués. Toutes les compagnies qui ont joué l’A380 sur le capacitaire l’ont abandonné, toutes celles qui l’ont joué sur l’imaginaire l’ont plébiscité. Ce qu’Air France vient seulement de comprendre en développement sa Première sur des lignes hautement symboliques, mais hélas en B777 quelconque. Il lui manque l’expérience pont supérieur que seul peut fournir l’A380.
RKDC10 a commenté :
4 août 2026 - 19 h 16 min
Londres fait partie des rares marchés où la demande en sièges business reste très forte. C’est là que United déploie ses 767 High-J (46 sièges business sur 167) et ses 787 Elevated (64 sièges business sur 222).
EX IT13 a commenté :
4 août 2026 - 15 h 28 min
Comment na pas penser a la lecture de cet article et des commentaires de la couardise de AF et de son dirigeant qui a une vitesse grand V ont mis cette merveille du ciel au rebus , aucune anticipation sur l avenir qui de toute evidence etait promis a un redemarage plus que prévisible , AF toujours en retard d une guerre , a voir ce que font les autres utilisateurs de leur 380 , moins de pax et plus de luxe , je pense que c est la demande primordiale des nouveaux pax et des admirateurs de ce ROI de ciel sans aucune concurence pour de nombreuses années . juste une idée pour redorer l image de notre chère compagnie nationale s abaisser a quemander quelques exemplaires a nos amis d Emirates eux qui en ont tout plein , mais la je crois que c est un doux réve . Au pire il y a toujours le 380 Global qui doit trainer quelque part !!!!!!!!!!!
atplhkt a commenté :
4 août 2026 - 23 h 37 min
@ EX IT13
Sauf erreur, le nombre total de A 380 en service en 2026 n’est plus que de 159 (au total) dont 110 pour Emirates :
https://simpleflying.com/how-many-airbus-a380s-flying-worldwide/?utm_source=copilot.com
CHEC LAST a commenté :
5 août 2026 - 8 h 53 min
https://www.airbus.com/en/products-services/commercial-aircraft/orders-and-deliveries
En Juin dernier c est 196 A380 restant en service dans le monde
beurk a commenté :
5 août 2026 - 3 h 23 min
BA: sur les 421 pax de ses futurs 380 (12 première, 110 business, 84 premium, 215 éco). AF: sur 312 pax de ses 777-300 (4 première, 60 business, 44 premium, 204 économie). AF voit “petit” pour sa première: BA : 2,85 %. AF : 1,28 %. BA a plus du double de proportion de Première. AF est la seule, parmi les compagnies aériennes offrant un produit première, à n’offrir que 4 sièges.