Malgré un contexte géopolitique tendu au Moyen-Orient, l’Égypte attire toujours plus de visiteurs internationaux. Le secteur touristique, pilier de l’économie nationale, affiche une résilience remarquable en 2026.
Selon le ministre égyptien du Tourisme et des Antiquités, Sherif Fathy, le pays a enregistré une croissance de 4 % du nombre de visiteurs au premier semestre 2026. « Nous pensons terminer l’année avec une progression de 5 à 7 % », a-t-il déclaré à l’AFP. Les touristes français, particulièrement dynamiques, ont vu leurs arrivées progresser de 22 % depuis janvier.
En 2025, l’Égypte avait déjà accueilli un record de 19 millions de visiteurs internationaux. Pour 2026, les autorités visent environ 20 millions de touristes, avec un objectif à long terme de 30 millions d’ici 2030. Les recettes du tourisme ont également bondi : elles ont atteint 8,5 milliards de dollars au premier semestre 2026, avec un panier moyen par visiteur en hausse de 30 à 40 %.
Le gouvernement mise sur des infrastructures modernisées. De nouveaux hôtels surgissent près des pyramides de Gizeh, tandis que les aéroports sont rénovés et étendus, comme celui de Sphinx. Des baisses de charges aéroportuaires et des incitations pour les compagnies aériennes visent à améliorer la connectivité, notamment vers l’Amérique du Nord et l’Asie. Le Grand Musée Égyptien, près du Caire, renforce l’attractivité culturelle du pays.
Le boom des croisières sur le Nil
Les croisières sur le Nil connaissent un véritable âge d’or. Entre Louxor et Assouan, la demande explose, aussi bien pour les bateaux traditionnels de type « dahabiya » que pour les unités de luxe, dont l’offre continue de s’étoffer avec l’arrivée de nouveaux navires plus spacieux et plus confortables.
Ces itinéraires associent le plus souvent un séjour au Caire à la découverte des grands sites antiques. En haute saison, les taux d’occupation frôlent les 100%. Le tourisme fluvial génère ainsi des milliers d’emplois et séduit une clientèle à fort pouvoir d’achat, en quête d’expériences culturelles et immersives.
Des voyagistes parlent d’un « nouvel âge d’or » du Nil, avec des itinéraires qui attirent particulièrement les voyageurs nord-américains et européens. Les réservations pour 2027 s’annoncent déjà solides.
Croisières sur le Nil : l’éventail des voyagistes français
Face à cette dynamique, les voyagistes français multiplient les propositions de circuits organisés et de croisières sur le Nil, adaptés à tous les budgets. Pour une expérience exclusive, l’agence Voyages d’exception se distingue par des croisières haut de gamme à bord de navires soigneusement sélectionnés, ponctuées de conférences et d’accompagnements de qualité. Leur offre « Trésors d’Égypte & Grand Musée du Caire », par exemple, propose un voyage de dix jours alliant pyramides, Vallée des Rois et navigation sur le Nil, avec un encadrement francophone et des conférenciers de prestige (historiens, naturalistes, journalistes, scientifiques, écrivains…) qui interviennent chaque jour à bord.
D’autres opérateurs, tels que Nomade Aventure ou Kuoni, misent également sur des formules en « dahabiya » ou en petit groupe pour une immersion plus intime. Egalement, des voyages organisés à des tarifs plus accessibles sont proposées par des voyagistes généralistes comme FRAM, Jet tours ou TUI, permettant de combiner séjour au Caire et navigation entre Louxor et Assouan pour une semaine, souvent en pension complète avec guide égyptologue francophone. Ainsi, le marché offre un large éventail d’options, du voyage organisé classique à quelques centaines d’euros au séjour d’exception à plusieurs milliers d’euros, offrant à chacun l’opportunité de découvrir l’Égypte pharaonique selon ses envies et ses moyens.
Une destination perçue comme sûre
Malgré la guerre, les touristes distinguent rapidement l’Égypte des zones de conflit. « Les gens suivent l’actualité et sont informés. Très vite, ils ont compris que l’Égypte était éloignée des zones de combats », explique le ministre Sherif Fathy. Le pays mise sur sa stabilité relative, la qualité de son accueil et un excellent rapport qualité-prix. Les destinations de la mer Rouge et de la côte nord complètent l’offre balnéaire.
Des défis à anticiper
Cette croissance rapide pose la question du surtourisme et de la préservation du patrimoine. Les autorités assurent vouloir un développement équilibré, avec un contrôle des flux autour des sites emblématiques comme les pyramides.
Pour l’heure, l’Égypte transforme ses atouts historiques en moteur économique durable. Entre pyramides, temples millénaires et croisières sur le Nil, le pays des pharaons confirme son pouvoir de séduction intact. Les perspectives restent positives pour la fin de l’année et au-delà.

@AJ/DR
Serge13 a commenté :
7 août 2026 - 13 h 00 min
Ça marche tellement bien qu’ils ont encore inventé un système pour nous plumer.
Le visa (taxe d’aéroport) est passé en 1 an de 25 dollars à 30 puis maintenant à 36$ et uniquement par QR code.
De toutes façons ça met un terme aux abus des agents de banque qui se sucraient au passage.
Pays qui fonctionneme qu’avec la corruption.
Et si par malheur vous avez acheté des visas, bah ils ne sont pas remboursables.
Voilà la dictature ce que c’est..