Malaysia Airlines impose un contrôle antidrogue obligatoire à l’ensemble de ses pilotes. La décision fait suite à l’arrestation d’un second officier plus de 70 000 comprimés d’ecstasy à l’aéroport de Jakarta. Les pilotes qui n’auront pas passé les tests d’ici le 15 août resteront cloués au sol.
Un copilote arrêté avec des dizaines de milliers de comprimés
Fin juillet, les autorités indonésiennes ont interpellé un pilote malaisien de 39 ans à l’aéroport international Soekarno-Hatta de Jakarta. L’homme arrivait de Kuala Lumpur. Dans ses bagages, les douanes ont découvert environ 25 à 26 kilogrammes de MDMA, soit plus de 70 000 comprimés d’ecstasy, ainsi qu’une petite quantité de méthamphétamine.
Ses analyses d’urine se sont révélées positives à la méthamphétamine, à la MDMA et à la cocaïne, selon les autorités douanières indonésiennes. Le pilote risque la mort en cas de condamnation, l’Indonésie prévoyant la peine capitale pour les trafiquants de drogue.
Malaysia Airlines a précisé que l’intéressé n’était pas aux commandes de l’avion ce jour-là. Il voyageait comme observateur sur le siège « jump seat » du cockpit. Il était en repos depuis deux jours. L’affaire a provoqué un fort retentissement en Malaisie et en Indonésie. Les autorités des deux pays collaborent pour retracer le réseau de trafic de drogue, suspecté d’employer des équipages comme « mules ».
Des tests obligatoires pour 1 260 pilotes
Hier, Malaysia Aviation Group, maison-mère de la compagnie aérienne malaisienne, a annoncé le lancement immédiat d’un dépistage obligatoire pour tous les personnels navigants. La première phase concerne les 1 260 pilotes de Malaysia Airlines. Les contrôles doivent être achevés d’ici le 15 août. « Les pilotes qui ne termineront pas le dépistage à la date fixée n’assureront pas de vols tant qu’ils n’auront pas été autorisés à reprendre du service, conformément aux procédures de MAG et aux exigences réglementaires », a précisé le groupe.
Ces tests s’ajoutent au programme de contrôles aléatoires déjà en place. Ils seront ensuite étendus à tous les pilotes actifs du groupe, puis au personnel de cabine. Malaysia Aviation Group exploite aussi la low-cost Firefly.
Une réponse ferme de la direction
Le président et directeur général de Malaysia Aviation Group, Nasaruddin A. Bakar, a insisté sur la portée de cette décision : « La sécurité opérationnelle et l’aptitude des équipages à exercer leurs fonctions sont non négociables. Nous prenons au sérieux toute violation de nos normes de sécurité et avons agi rapidement pour renforcer le dépistage obligatoire de drogues auprès de tous nos pilotes actifs ».
Le groupe considère les actes du copilote arrêté comme « totalement inacceptables et contraires aux normes professionnelles attendues de son personnel ». Il affirme maintenir une tolérance zéro face à tout manquement.
Les images de l’arrestation du copilote publiées par les douanes indonésiennes :
Setiap barang yang dibawa melintas di Indonesia akan selalu berada dalam pengawasan Bea Cukai, tanpa terkecuali berdasarkan manajemen risiko.
— #BeaCukaiMakinBaik (@beacukaiRI) August 3, 2026
Hal ini kembali dibuktikan ketika Bea Cukai menggagalkan upaya penyelundupan narkotika yang dilakukan seorang kopilot maskapai asing… pic.twitter.com/Uhz6Zrzpko
Analisa Pemeriksaan Fisik dan Tes Reagen Narkotika 26 Kilogram
— Bea Cukai Soekarno-Hatta (@bcsoetta) August 5, 2026
Kecurigaan bermula dari hasil analisa pemeriksaan fisik. Temuan tersebut menjadi dasar untuk dilakukan pengujian lebih lanjut. Simak video berikut👇 pic.twitter.com/6ZZIxHhSPN
aviation a commenté :
8 août 2026 - 11 h 29 min
Quand on connaît la politique de la Malaisie envers la drogue, ce pilote n’est pas prêt de revoler. Souvenez-vous du jeune français qui avait eu le malheur de juste partager un appartement avec un dealer sans le connaître plus que ça et qui a fait trois ans de prison avant de revenir en France…
Il y a des pays où les lois sont respectées et quand elles ne le sont pas la sanction est immédiate. Certains pilotes doivent trembler du fait d’avoir à passer un test anti-drogues.
FCB1962 a commenté :
9 août 2026 - 9 h 06 min
N’oublions pas que la peine de mort est encore en vigueur pour ce genre de trafic en Malaisie et à défaut de très longues peines de prison…. Et pas de la prison à la française.
En France nos politiques sont trop couards pour véritablement faire la chasse aux trafiquants.