Avec 2,58 millions de voyageurs accueillis en juillet, Brussels Airport signe son meilleur mois depuis 2019. La plateforme de Bruxelles-Zaventem profite pleinement du pic des vacances d’été, tandis que son activité cargo marque le pas sur le seul mois de juillet, malgré une progression solide depuis le début de l’année.
Brussels Airport a accueilli exactement 2 577 710 passagers en juillet 2026, soit une hausse de 2,8% par rapport au même mois de 2025. Il s’agit du plus fort trafic mensuel enregistré par l’aéroport belge depuis 2019, année où la plateforme avait atteint 2,74 millions de voyageurs en juillet. Le niveau reste donc légèrement inférieur au record historique prépandémie, mais confirme le retour de Bruxelles-Zaventem parmi les grandes plateformes européennes à très forte saisonnalité estivale. La journée du 20 juillet a constitué le point culminant de cette séquence, avec plus de 92 000 passagers traités : elle est à ce stade la plus fréquentée de l’année à Brussels Airport. Sur l’ensemble du mois, la plateforme a accueilli environ 84 000 voyageurs par jour, contre quelque 70 000 lors d’une journée ordinaire hors vacances d’été.
Vacances, Tomorrowland et Grand Prix de Spa
Ce pic de fréquentation s’explique d’abord par le calendrier des congés belges, notamment les vacances du secteur de la construction. Il a aussi été alimenté par deux rendez-vous à forte capacité d’attraction internationale : les deux week-ends du festival Tomorrowland et le Grand Prix de Formule 1 de Belgique, disputé sur le circuit de Spa-Francorchamps. Dans son communiqué, l’aéroport souligne que « plusieurs facteurs ont contribué à ce niveau élevé, dont les congés du bâtiment, les deux week-ends de Tomorrowland et le week-end de Formule 1 à Spa-Francorchamps ».
Comme attendu en début de période estivale, les départs ont dépassé les arrivées. Les passagers en correspondance représentaient 11% des voyageurs au départ, une proportion relativement modeste qui reflète le poids plus important du trafic de loisirs en juillet. Les statistiques détaillées font état de 1,43 million de passagers au départ et de 1,15 million à l’arrivée, hors transit.
L’Espagne, l’Italie, la Grèce, la Turquie, le Maroc, l’Allemagne, le Portugal, la France, les États-Unis et la Suisse ont constitué les dix marchés les plus populaires du mois. Cette liste illustre la double nature du réseau de Brussels Airport : une forte demande méditerranéenne de loisirs, complétée par des flux européens, transatlantiques et moyen-courriers vers l’Afrique du Nord.
Moyen-Orient : un réseau encore perturbé
La progression du trafic intervient dans un contexte opérationnel qui demeure imparfait. Brussels Airport indique que la situation au Moyen-Orient continue d’affecter certaines liaisons, notamment à destination de Tel-Aviv, toujours suspendues en juillet. La plateforme avait déjà été touchée au premier semestre par les perturbations régionales, avec la suspension de Tel-Aviv et une réduction de l’offre vers le Golfe. La reprise des vols vers Doha le 15 juin, ainsi que le retour à des fréquences normales vers Abu Dhabi et Dubaï, avaient toutefois contribué à soutenir le trafic de juin.
Cette dynamique, associée au développement du réseau, permet à l’aéroport belge de conserver une trajectoire positive : entre janvier et juillet, Brussels Airport a enregistré 14,26 millions de passagers, en hausse de 3,4% sur un an.
Le fret recule en juillet, mais le cargo aérien résiste
Le tableau est plus contrasté pour le fret. Le volume global traité en juillet atteint 66 612 tonnes, soit un recul de 3,2% en un an. Ce résultat s’explique principalement par la baisse de 15,2% du fret routier sous lettre de transport aérien, un segment qui relie les plateformes aéroportuaires européennes par camion dans le cadre de chaînes logistiques aériennes intégrées.
Le fret effectivement transporté par avion s’est contracté plus modestement, de 1,3%, à 58 752 tonnes. La baisse des activités des intégrateurs express, de 12,4%, a pesé sur l’ensemble. À l’inverse, le segment des avions tout-cargo a progressé de 6,6%, à 18 883 tonnes, tandis que le fret chargé dans les soutes des avions passagers — le belly cargo — a bondi de 11,4%, à 15 110 tonnes.
Cette hausse du fret en soute accompagne logiquement l’augmentation des vols passagers et l’amélioration de la connectivité long-courrier. Les principaux bassins d’importation restent l’Asie, l’Amérique latine et l’Amérique du Nord. À l’export, l’Asie et l’Amérique latine dominent également, devant l’Afrique. Le repli mensuel ne remet toutefois pas en cause la tendance depuis le début de l’année : sur les sept premiers mois de 2026, l’aéroport a traité 486 272 tonnes de fret, soit 6,6% de plus qu’un an auparavant. Le fret aérien au sens strict progresse de 5,7%, porté notamment par le segment tout-cargo, en hausse de 15,3%.
Des avions un peu plus remplis
Le nombre total de mouvements commerciaux et non commerciaux recensés à Brussels Airport a atteint 19 493 en juillet, en hausse limitée de 1,1%. Les vols passagers ont augmenté de 2,5%, à 16 907 mouvements, tandis que les vols cargo ont diminué de 6,9%, à 1 607 opérations.
Pour Brussels Airport, juillet confirme ainsi une reprise désormais bien installée côté passagers, proche sans encore l’égaler du pic de 2019. Côté fret, le mois rappelle en revanche la sensibilité de l’activité aux segments express et routier, même si la progression du tout-cargo et du fret en soute offre des signaux plus favorables pour le reste de l’année.

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