L’Algérie a fermé, depuis le 11 septembre à minuit, son espace aérien à tous les aéronefs civils et militaires immatriculés aux Émirats arabes unis. Cette décision intervient au lendemain de la rupture des relations diplomatiques entre Alger et Abou Dhabi. Les liaisons commerciales émiraties à destination ou au départ d’Alger bénéficient toutefois d’une exemption provisoire, jusqu’à la fin de 2026.
L’espace aérien algérien interdit aux appareils émiratis
Le ciel algérien est désormais fermé aux avions portant une immatriculation des Émirats arabes unis, qu’ils soient civils ou militaires. Annoncée le 10 septembre par le ministère algérien de la Défense nationale, la mesure est entrée en vigueur le 11 septembre 2026 à 00h00, dans les deux sens de circulation.
Le texte vise donc non seulement les vols à destination de l’Algérie, mais également les survols opérés par des appareils enregistrés aux Émirats. Dans un contexte régional où les itinéraires aériens sont déjà fortement contraints par plusieurs zones de tension, l’interdiction peut obliger les opérateurs concernés à revoir certains plans de vol et à contourner le territoire algérien.
Une exemption pour les vols commerciaux vers Alger
Alger a néanmoins prévu une exception : les vols civils commerciaux émiratis reliant l’aéroport international Houari-Boumediene d’Alger peuvent continuer à opérer jusqu’au 31 décembre 2026. Le ministère de la Défense indique que cette dérogation s’applique jusqu’à « la date d’expiration du contrat », sans préciser publiquement la nature exacte de cet accord.
Cette formulation semble renvoyer au cadre bilatéral des services aériens entre les deux pays. Plus tôt cette année, Alger avait dénoncé l’accord aérien conclu en 2013 avec les Émirats. Emirates tout en indiquant que sa dernière liaison programmée entre Dubaï et Alger devait quitter la capitale algérienne le 3 février 2027. La compagnie paraît toutefois ne plus assurer de desserte régulière sur cet axe depuis le printemps, tandis qu’aucun autre transporteur émirati ne dessert actuellement l’Algérie, selon les informations disponibles.
La portée commerciale immédiate de l’exception apparaît donc limitée. Elle conserve néanmoins une forte portée juridique et symbolique : l’Algérie sépare explicitement la fermeture de son espace aérien des engagements encore applicables aux opérations commerciales entre les deux pays.
Une mesure liée à la rupture diplomatique
La fermeture du ciel intervient dans la foulée de l’annonce, par Alger, de la rupture de ses relations diplomatiques avec Abou Dhabi. Dans son communiqué, le ministère algérien des Affaires étrangères affirme avoir épuisé « tous les moyens susceptibles de préserver les relations bilatérales ». Il dénonce des actes « provocateurs ou hostiles » attribués aux Émirats, sans détailler les faits précis à l’origine de la décision.
Les autorités émiraties ont, de leur côté, exprimé l’espoir que la décision algérienne soit temporaire et permette de préserver « les liens fraternels entre les deux peuples frères », selon la réaction rapportée par plusieurs agences.

Shenzhen a commenté :
12 septembre 2026 - 9 h 09 min
Choix souverain à respecter.
Je meure d’envie de voir la trajectoire du prochain DXB-DSS d’Emirates.
Sa va être sportif.