Air France et SNCF Voyageurs élargissent leur partenariat intermodal. L’offre Train + Air, qui combine train et avion au sein d’une réservation unique, est désormais accessible sur l’ensemble des trains OUIGO desservant la gare Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV. Une extension qui vise à renforcer l’alimentation ferroviaire du principal hub d’Air France, tout en simplifiant les correspondances vers le réseau aérien de la compagnie.
Après une première ouverture aux liaisons OUIGO d’Aix-en-Provence TGV, Avignon TGV et Marseille-Saint-Charles, le dispositif franchit donc une nouvelle étape. Les voyageurs peuvent désormais associer un trajet OUIGO vers ou depuis Paris-Charles-de-Gaulle à un vol Air France, international ou en correspondance, dans une même réservation. L’enjeu est aérien autant que ferroviaire : mieux relier les régions françaises au hub de Roissy, où Air France concentre une large part de ses correspondances long-courriers et européennes, sans imposer un préacheminement aérien domestique.
Une réservation unique et une protection en cas d’irrégularité
Le principal avantage de Train + Air réside dans l’intégration des deux segments. Le client dispose d’un seul dossier de voyage pour son train et son avion, avec un parcours dématérialisé et un enregistrement en ligne sur airfrance.fr à partir de 30 heures avant le départ — 24 heures pour les vols à destination des États-Unis, selon Air France. Surtout, l’offre prévoit une protection en cas d’aléa opérationnel : retard ou annulation du train, comme du vol, ouvre droit à un report sans supplément sur le prochain train ou avion disponible. Cette garantie distingue le produit d’un simple achat séparé de billets ferroviaire et aérien, pour lequel le voyageur supporte généralement le risque de manquer sa correspondance.
« L’intermodalité est l’un des piliers de la stratégie de décarbonation d’Air France », souligne Vincent Etchebehere, directeur du développement durable et des nouvelles mobilités de la compagnie. « Nous offrons un choix étendu d’horaires à nos clients pour rejoindre facilement notre hub grâce à une solution de mobilité bas carbone, simple et intégrée ».
OUIGO renforce l’alimentation ferroviaire de Roissy
L’ouverture à OUIGO complète le dispositif historiquement fondé sur les TGV INOUI. Elle apporte notamment une offre tarifaire alternative pour les passagers rejoignant Roissy depuis les villes reliées directement à la gare TGV de l’aéroport. Le réseau OUIGO dessert plus de 70 destinations en France et en Europe, parmi lesquelles Bordeaux, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Rennes, Strasbourg ou encore Toulouse ; toutes ne disposent toutefois pas nécessairement d’une liaison directe vers CDG.
SNCF Voyageurs avait indiqué en janvier viser 27 gares françaises connectées à Paris-CDG dans le cadre de Train + Air à l’horizon de septembre 2026. La généralisation annoncée aujourd’hui aux OUIGO desservant l’aéroport marque l’aboutissement de cette montée en charge. « En combinant la force des réseaux TGV INOUI et OUIGO dans Train + Air, nous répondons à une attente forte des clients pour des parcours toujours plus simples et compétitifs », déclare Jérôme Laffon, directeur général de OUIGO, dans le communiqué commun.
Une croissance de 43% pour Train + Air
Air France fait état d’une hausse de 43% du trafic Train + Air sur les six premiers mois de 2026, par rapport à la même période de 2025. Ce chiffre reflète l’intérêt croissant pour les parcours combinés, alors que les compagnies aériennes cherchent à réduire l’usage des liaisons aériennes courtes lorsqu’une alternative ferroviaire crédible existe.
Le partenariat Air France-SNCF Voyageurs remonte à plus de trente ans. Au-delà de la réservation, les deux groupes ont aussi renforcé leurs passerelles commerciales : depuis février 2025, les membres du programme Flying Blue peuvent notamment convertir leurs Miles en bons d’achat SNCF Voyageurs de 25 à 100 euros. La réservation Train + Air est disponible sur les canaux d’Air France et auprès des agences de voyage partenaires.

Serge13 a commenté :
21 septembre 2026 - 16 h 21 min
Parfait. Comme ça on viendra nous dire que les vols intérieurs ne font pas recette, qu’il faut les fermer, et seront remplacés par Easyjet..
Kyle a commenté :
22 septembre 2026 - 8 h 42 min
Il sera interessant de voir les retours des passagers La Premiere se prendre des amendes de 20 euros parce que leur bagage cabine sera trop grand de quelques centimètres, ou se fare exiger 3 euros pour recharger leur téléphone portable sous l’oeil patibulaire d’agents de sécurité.
Un certain goût du “voyage à la française” tant vanté par Air France…
Après on s’étonnera du développement des compagnies étrangères, dont celles du Golfe, en province.
Quelle réussite…
Bob a commenté :
23 septembre 2026 - 17 h 18 min
C’est difficile de dire ce que me frappe davantage : vos fabulations, votre pessimisme ou votre mauvaise foi …
J’ai voyagé beaucoup de fois en OUIGO et je n’ai jamais été confronté de près ni de loin à ces situations délirantes que vous évoquez. De quoi se demander si vous avez déjà mis les pieds à bord d’un de ces trains!
De toute manière vous êtes hors-sujet, les clients ‘La Première’ n’arrivent pas à Roissy en train
Lady Gaga a commenté :
22 septembre 2026 - 8 h 50 min
Honnêtement ça dépend de quelles destinations vous parlez, beaucoup d’entre elles n’ont pas d’aéroport (Laval, Angouleme, Angers…) d’autres sont si proches que le marché n’existe pas ou plus (Lyon, Poitiers, Lille, Nantes…), mais pour Toulouse par exemple cela semble sans intérêt.
Clovys a commenté :
22 septembre 2026 - 11 h 54 min
Pour l’avoir utilisé depuis Bruxelles, je préféré soit KLM avec son vol Bru-AMS ou partir de Dusseldorf avec des vrais vol aérien. 4/5 la liaison train n’a pas fonctionné correctement….
Patoche a commenté :
22 septembre 2026 - 13 h 22 min
Très intéressant ça, 27 gares c’est déjà confortable, j’espère que ça continuera à progresser d’autant plus les prochains mois/années, si ce n’est pas la loi qui interdira les vols courts, ça sera peut-être le marché.
NDR a commenté :
23 septembre 2026 - 9 h 50 min
Une bonne idée, de son terminal T2G AF opérait plein de vols avec les Embraers de sa fille HOP, une bonne partie d’entre eux ont été par RAM pour ses E190 car elle a upgrader ses propres PNT vers des Max8. Les conditions de AT ont été souples ils peuvent faire de l’intermittence et remplir leurs portes feuilles en wages non raboté par beber..
HJDB a commenté :
23 septembre 2026 - 11 h 38 min
Comme d’habitude ( à de rares exceptions )des jugements de valeurs. Pas d’arguments véritables via des textes.
Ce que fait AIR FRANCE aujourd’hui n’est pas nouveau
Le partenariat , a fêté ses 30 ans d’existence.
Lancement du billet combiné «Air-Fer 1995 Air France et la SNCF s’associent pour proposer un billet unique combinant le train et l’avion.Le principe
Les passagers pouvaient s’enregistrer directement en gare TGV de Lille pour leur vol A.F au départ de CDG
Les bags étaient pris en charge et le voyageur n’avait qu’un seul titre de transport pour l’ensemble de son acheminement.
La liaison Bruxelles CDG 2001 Face à la concurrence du train à grande vitesse sur les distances courtes, A.F décide de supprimer ses propres vols entre Bruxelles et Paris.
Elle remplace ces liaisons aériennes par des sièges réservés à bord des TGV au départ de la gare de Bruxelles-vers son hub de CDG.
l’ offres est étendue à plus d’une vingtaine de gares de province Angers, Nantes, Bordeaux, Lyon, ou Marseille, acheminant les clients vers les hubs de CDG.
Pour les passagers voyageant en première classe service Train + Air, les pax munis d’un billet d’avion La Première ou Business bénéficient systématiquement d’un siège en 1ère classe pour leur acheminement train.
Sur Bruxelles CDG en partage de code, les pax ont également accès au salon Eurostar de la gare de Bruxelles avant leur départ.
à l’arrivée dans la zone aéroportuaire A. F prend le relais.
A CDG les pax première sont pris en charge par un porteur de bagages et un accompagnateur dédié. Ils évitent les files d’attente et sont escortés directement vers le terminal de départ
Ory : Train + Air fait arriver les pax à la gare de Massy TGV.
A la sortie, un chauffeur privé avec une berline attend le pax pour réaliser le transfert ORY/CDG
Accès salon CDG une fois arrivés à CDG, les pax sont conduits directement vers l’enregistrement privatifIls puis parcours de sécurité dédié, puis un transfert final en voiture privée berline ou SUV directement au pied de l’avion comme d’habitude.
Pour les bags:
Certains pax font acheminer leurs valises excédentaires de porte-à-porte par transporteur terrestre quelques jours avant leur départ.
Il apparaît que les contrôleurs fassent preuve d’une grande tolérance envers la clientèle internationale d’AF, tant que les bags ne font pas obstruction aux issues de secours.
Bien sûr il y aura toujours le facteur et le sujet irascible.
Aviation a commenté :
23 septembre 2026 - 15 h 46 min
Comme s’il fallait absolument passer par un vol intérieur avant un vol international. Mais les chafouins comme les accrocs de 10 hubs internationaux en France ont une vision d’un autre temps. Comme décrit ci dessus les solutions mises en place sont très pratiques. Deux heures ou trois de TGV dans de bonnes conditions sont aussi rentables qu’un vol avec escale qui mettra lui une heure ou une heure trente plus le fait d’arriver beaucoup plus tôt pour les contrôles de sécurité et l’embarquement. Au final très souvent moins de temps où identique et avec une empreinte écologique nettement améliorée.