ATR a présenté aux compagnies régionales américaines une cabine à trois classes pour l’ATR 72-600. Le projet de l’avionneur franco-italien vise le remplacement de jets régionaux vieillissants, mais n’a pas encore été lancé commercialement.
Présentée cette semaine à Washington, lors de la conférence de la Regional Airline Association (RAA), la maquette de cette cabine comprend 10 sièges de première classe, 20 sièges d’économie premium et 20 sièges d’économie. Leur « pitch » – l’espacement entre les rangées – est respectivement de 40, 33 et 30 pouces. ATR a annoncé une largeur standard de siège de 18 pouces (environ 46 cm), sans toutefois préciser la largeur propre à chaque classe. Cette configuration à 50 places s’inscrit dans l’offre de cabines haut de gamme HighLine d’ATR.
Une porte avant pour les passerelles
La porte passagers avant est au cœur du projet. Elle permettrait de raccorder l’ATR 72-600 aux passerelles utilisées dans les aéroports américains. Elle répondrait aussi aux habitudes d’embarquement des compagnies aériennes, notamment pour les passagers de première classe. Les turbopropulseurs ATR embarquent traditionnellement leurs passagers par l’arrière.
La cabine présentée comprend également un office avant, destiné au service en première classe. ATR annonce des espaces pour 54 bagages à roulettes : 30 dans les coffres supérieurs et 24 dans des rangements au niveau du plancher. Selon l’avionneur, l’allée centrale serait environ cinq centimètres plus large que celle d’un CRJ550, avec une hauteur de cabine supérieure d’environ 2,5 centimètres.
Un projet encore soumis au marché
ATR veut proposer aux transporteurs américains un turbopropulseur de 50 places capable de maintenir une offre à plusieurs classes sur les liaisons régionales vers les petites villes. L’avionneur cite notamment les CRJ450 et CRJ550 parmi les avions auxquels son projet pourrait se mesurer. Cette capacité de 50 sièges est aussi conçue pour tenir compte des restrictions contractuelles qui encadrent l’exploitation d’avions régionaux aux États-Unis.
Le projet reste toutefois au stade de l’évaluation commerciale. « Nous le testons actuellement auprès du marché. Nous ne le lancerons pas simplement pour le lancer », avait déclaré en juillet Chris Jones, directeur d’ATR pour les Amériques, à Aviation Week. L’avionneur franco-italien a travaillé avec des compagnies aériennes américaines pour définir la cabine. Un lancement dépendra de l’intérêt des opérateurs.
ATR évoque 2030 comme horizon possible, et non comme date de livraison confirmée. « Nous pensons que la demande du marché sera assez forte d’ici 2030 », a expliqué Alexis Vidal, directeur commercial d’ATR, lors de la conférence RAA à Washington. Le concept à trois cabines porterait d’abord sur l’ATR 72-600 actuel, avant d’éventuelles évolutions sur une génération suivante.
Pierre a commenté :
26 septembre 2026 - 15 h 29 min
Les ATR resteront toujours plus lents que les Jets et surtout moins confortables surtout Bruyants !